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1974.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre
Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement).
Les témoignages relatifs à la Banque Worms proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de cette société ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.
1974.00.De J.R.Masson.Etat de la flotte de Worms & Cie.Annexe historique des Services maritimes de Worms
État de la flotte de MM. Worms & Cie
Au 1er janvier 1911
Les steamers "Barsac", "Bidassoa", "Cantenac", "Emma", "Frédéric-Franck", "Fronsac", "Haut-Brion", "Hypolite-Worms", "Léoville", "Listrac", "Michel", "Pervenche", "Pessac", "Sauternes", "Séphora-Worms", "Suzanne-et-Marie", "Thérèse-et-Marie", tous du port du Havre.
Au 1er janvier 1921
La propriété entière des steamers : "Bidassoa", "Cantenac", "Château-Latour", "Château-Palmer", "Fronsac", "Haut-Brion", "Hypolite-Worms", "Listrac", "Margaux", "Pessac", "Pomerol", "Séphora-Worms", "Suzanne-et-Marie", tous du port du Havre.
Au 1er janvier 1926
La propriété entière des 23 steamers suivants : "Barsac", "Bidassoa", "Cantenac", "Caudebec", "Cérons", "Château-Lafite", "Château-Latour", "Château-Palmer", "Château-Yquem", "Fronsac", "Haut-Brion", "Jumièges", "La Mailleraye", "Léoville", "Listrac", "Margaux", "Pessac", "Pomerol", "Pontet-Canet", "Sauternes", "Séphora-Worms", "Suzanne-et-Marie", "Yainville".
Au 1er janvier 1939
Au début de 1939, le tonnage brut des bateaux de Worms & Cie était de 31.358 tonneaux, comprenant 24 cargos ayant tous leur port d’attache au Havre et un remorqueur dont le port d’attache était Alger.
Tonnage de la flotte des Services maritimes de Worms & Cie (en tdw)
Au 1er janvier 1939
41.071 tdw
24
Au 1er janvier 1953
26.058 tdw
16
Au 1er janvier 1960
32.398 tdw (x)
13 (x)
Au 1er janvier 1964
44.671 tdw (xx)
10 (xx)
(x) dont une unité de 3.743 tdw à demi avec l’Union navale
(xx) dont une unité de 18.655 tdw à demi avec l’Union navale
Les services maritimes en quelques chiffres du 31/12/1957 au 31/12/1967 d’après les rapports du conseil à l’Assemblée de Worms CMC
Année (31-12)
Nb de navires
Tonnage transporté
Consignations (nb de navires)
Tonnage manutentionné
1957
12
607.000 T
3.263
2.461.028 T
1958
14
577.000 T
3.272
2.089.425 T
1959
15
593.000 T
2.835
1.857.463 T
1960
11
573.000 T
3.105
2.557.513 T
1961
11
701.000 T
3.287
2.109.434 T
1962
11
649.097 T
3.170
1.860.984 T
1963
10
679.954 T
3.202
2.559.600 T
1964
7
638.635 T
3.165
1.899.000 T
1965
6
532.780 T
2.630
1.990.620 T
1966
6
591.160 T
2.676
2.041.601 T
1967
3
-
2.591
2.148.647 T
1968
1
-
-
-
Flotte de Worms
Compagnie maritime et charbonnière
1960
En propriété
"Cantenac" : 1.204 tdw
"Caudebec" (pour moitié avec l’UN) : 3.600 tdw
"Cérons" : 1.179 tdw
"Château-Lafite" : 2.681 tdw
"Château-Latour" : 2.520 tdw
"Château-Palmer" : 2.660 tdw
"Château-Petrus" : 2.678 tdw
"Château-Yquem" : 2.520 tdw
"Fronsac" : 1.204 tdw
"Jumièges" : 2.607 tdw
"Léoville" : 1.600 tdw
"Médoc" : 1.600 tdw
"Normanville" : 3.600 tdw
"Pomerol" : 1.600 tdw
"Sauternes" : 1.255 tdw
En construction
X : 3.600 tdw
Y (pour moitié avec l’UN) : 16.500 tdw
Worms Compagnie maritime et charbonnière
45, boulevard Haussmann, Paris IXe
Flotte de Worms
Compagnie maritime et charbonnière
1964
"Caudebec UN2" (pour moitié avec l’UN) : 3.763 dw
"Château-Lafite" : 5.009/3.785 t.
"Château-Margaux" : 5.009/3.785 t.
"Château-Yquem" : 2.520 t.
"Gravisia" (pour moitié avec l’UN) : 18.655 t.
"Léoville" : 1.552 t.
"Médoc" : 1.552 t.
"Normanville" : 3.765 t.
"Pomerol" : 1.587 t.
"Yainville" : 3.707 t.
1974.00.De Worms & Cie.Plaquette de présentation
M. Worms & Cie
M. Worms & Cie
45 Boulevard Haussmann Paris 9e
Tél 073.62.50 - Télex 21895
Le développement des activités du groupe Worms
1970 Holdings industriels
1945 Assurances
1929 Banque
1855 Transports maritimes
1848 Négoce
La maison Worms a été fondée à Rouen en 1848. D’abord spécialisée dans l’importation et le commerce du charbon, elle devient rapidement une compagnie d’armement maritime, avant de se lancer dans la construction de navires. En 1929, elle ouvre un département bancaire. Enfin, depuis 25 ans, elle a renforcé ses liens avec d’importantes compagnies d’assurances, tout en participant au développement d’entreprises financières et industrielles de premier plan.
Durant cette période, et malgré l’évolution de ses structures juridiques, c’est-à-dire la démultiplication des responsabilités par l’intermédiaire de filiales essentielles, la maison Worms a su créer et maintenir un état d’esprit et une approche des problèmes qui expliquent, pour une bonne part sans doute, les succès du groupe et lui donnent son originalité.
Cette maison, M. Worms & Cie, revêt aujourd’hui encore la même forme de société en commandite simple qui contrôle les quatre principales sociétés dont trois cotées à la bourse de Paris à travers lesquelles elle exerce ses activités fondamentales.
Elle est une maison privée avec tout ce que cette notion implique de souplesse et de rapidité d’exécution.
Elle compte moins, pour assurer son développement, sur la publicité que sur la qualité des services quelle offre.
Les associés-gérants, directement et personnellement responsables des différentes activités, sont en mesure d'engager dans le moindre délai tout le potentiel humain et financier du groupe, et de prendre ainsi en commun des décisions dont la rapidité étonne parfois ceux qui approchent la maison pour la première fois.
Ils attachent une importance primordiale aux contacts personnels et à la qualité des hommes. Qu’il s'agisse de recruter leurs propres collaborateurs, de faire confiance à un client ou à un confrère, d’entrer en relations avec un correspondant étranger, c’est souvent la valeur humaine de l’intéressé qui compte et emporte leur décision.
Quelles que puissent être les voies nouvelles vers lesquelles pourraient conduire les mutations accélérées de l’économie, la maison Worms entend rester attachée aux règles et aux traditions qui ont, depuis plus d’un siècle, fait son renom.
Les associés-gérants :
M. Jean Barnaud
M. Guy Brocard
M. Robert Labbé
M. Raymond Meynial
M. Guy Taittinger
La structure du groupe Worms
[Un schéma indique la structure du groupe avec MM. Worms & Cie au centre]
M. Worms & Cie
Société française de transports maritimes SFTM
Pechelbronn
La Préservatrice
Banque Worms
La Foncière
Worms-investissement
Worms compagnie maritime et charbonnière
Compagnie navale Worms CNW
Les activités de la banque Worms
[Une carte représentant la France, la Suisse, le sud de la Grande-Bretagne indique les agences, filiales, représentations, banques affiliées à la banque Worms]
La banque Worms occupe, par l'importance de ses fonds propres et de ses dépôts, l'un des tout premiers rangs parmi les banques d'affaires françaises.
L’ouverture de son capital à des établissements américains, allemands et britanniques, ainsi que la création de filiales à l’étranger, marquent son caractère résolument international. En même temps, un effort considérable a été fait pour rapprocher les services bancaires de la clientèle par l'implantation de nouvelles agences dans les principaux centres économiques régionaux.
De plus, des guichets ont été ouverts dans la région parisienne, soit par la banque Worms directement, soit par sa filiale la banque de l’union occidentale (BUO).
La banque Worms finance le développement des entreprises et les besoins des particuliers.
Elle monte toute la gamme des crédits en francs français et en devises.
Pour répondre aux besoins de plus en plus complexes des entreprises, de nouveaux mécanismes ont été imaginés et des organismes spécialisés créés :
- Unibail, fondée par la banque Worms avec des partenaires de premier plan, assure le financement d’opérations immobilières par les techniques du crédit-bail.
- Crédit-bail Haussmann est spécialisée dans le crédit-bail mobilier.
Dans le domaine de l’exportation de biens d’équipement et spécialement d'usine « clés en main », la société Ciave procure un engineering financier rendu plus précieux par la complexité croissante des opérations multinationales.
Pour répondre aux besoins spécifiques de certains secteurs d'activité, la banque Worms a mis en place des établissements spécialisés tels que :
- Sofet-Sofidi, qui finance l'industrie du cinéma ;
- Cofidim, qui intervient dans le financement de programmes immobiliers.
Pour satisfaire aux besoins de la clientèle particulière, la banque Worms a été dès l'origine parmi les fondateurs de la compagnie bancaire, qui a pris une place prépondérante dans le financement du crédit à la consommation.
De plus, en vue de faciliter l’accession à la propriété individuelle, la Sofapi a été créée.
Crédits Ciave par pays
[Un planisphère représente les crédits du Ciave alloués dans le monde]
Chili : 12 M.$
Argentine :26 M. $
Pérou :12 M. $
Équateur : 25 M. $
Brésil : 135 M. $
Colombie : 12 M. $
Costa-Rica : 12 M. $
Portugal : 6 M. $
Espagne : 60 M. $
Hollande : 10 M. $
Iran : 3 M. $
Corée : 62 M. $
Philippines : 11 M. $
Thaïlande : 73 M. $
Une réalisation Ciave
[Photographie représentant Petroquimica Uniao SA]
[Légende :] Chantier du complexe pétrochimique de Petroquimica Uniao S.A. à Capuava Sao-Paulo Brésil.
Capacité annuelle de production d'éthylène 300.000 tonnes.
La banque Worms assure la meilleure rentabilité aux disponibilités des entreprises et des particuliers.
Elle offre à sa clientèle :
- Une gestion souple de sa trésorerie à court terme : grâce à son réseau international et à sa connaissance traditionnelle du marché des changes, la banque Worms peut proposer des solutions originales permettant d’améliorer considérablement la rentabilité des opérations courantes avec l'étranger.
- la gestion de ses disponibilités à moyen et long terme en francs et en devises : forte de son expérience, elle offre une gamme étendue de titres à rendement appréciable, ou de valeurs susceptibles d'enregistrer d'importants gains en capital.
- Un service de gestion de patrimoine adapté aux besoins de chaque cas particulier, notamment :
Worms-investissement, pour l’investisseur qui désire procéder à une répartition efficace de ses placements en utilisant les possibilités d’une Sicav,
Épargne-Expansion, pour la gestion des fonds communs de placement des entreprises.
En outre, le groupe Worms détient une importante participation dans la banque de gestion privée, spécialisée dans la gestion de portefeuille.
La banque Worms procure aux entreprises des capitaux permanents.
Elle prend des participations permanentes ou temporaires dans le capital de sociétés, en vue de renforcer leurs fonds propres ou de faciliter la solution de problèmes intéressant les actionnaires (notamment dans le cas de groupes familiaux).
Elle ouvre l'accès des entreprises au marché financier sous forme, soit d'émissions obligataires, soit d'augmentations de capital dont elle assure le placement et la garantie.
Elle prépare également les introductions en bourse.
Elle est en mesure d'assurer le financement d’implantations industrielles et commerciales tant en France qu’à l’étranger, par ses interventions sur le marché des euro-devises et des euro-obligations.
Elle participe, sous forme de « capital risque », au financement de nouvelles sociétés ou de sociétés qui en sont encore à un stade peu avancé de leur développement, cela en liaison avec la société européenne pour le développement des entreprises (EED) qu’elle a contribué à fonder.
Un financement
Unibail
[Une photographie de l’hôtel Concorde-Lafayette figure à cet emplacement]
[Légende :] L’hôtel Concorde-Lafayette à Paris
La banque Worms apporte aux entreprises l’aide technique d'une équipe de spécialistes particulièrement avertis.
Elle intervient couramment dans des opérations de restructuration industrielle en préparant le rapprochement des entreprises, éventuellement leur fusion, et en mettant à leur disposition l’aide de ses services juridiques et les relais financiers nécessaires.
Grâce à ses nombreux contacts dans le monde, elle peut offrir une assistance efficace aux sociétés françaises pour la mise en place de leurs réseaux ou filiales à l’étranger. Elle est également en mesure de faciliter l’implantation en France de sociétés étrangères.
En outre, les liens étroits qu’elle a noués avec quatre établissements étrangers de premier plan placent la banque Worms dans une position favorable pour jouer le rôle de banquier d’affaires sur le plan international.
Pour aider sa clientèle à pénétrer sur certains marchés lointains, la banque Worms dispose de représentations permanentes aux États-Unis et au Mexique ainsi qu’en Grande-Bretagne.
Elle s’intéresse au financement du commerce avec les pays de l’Europe de l’Est par l’Internationale Bank für Aussenhandel (IBA) à Vienne, ainsi qu’avec la région du Pacifique par I’Australian Finance & Investment Co Pty Limited (AFIC) à Sydney.
[Il manque un mot sur le PDF] industrielles et commerciales du groupe Worms
Le groupe Worms ne s’est pas cantonné dans sa vocation maritime initiale mais a toujours veillé à diversifier au maximum ses investissements. Il se trouve donc en contact étroit avec la plupart des branches de l'économie nationale.
C’est ainsi qu'à l'origine, il s'est intéressé successivement à la construction navale, au raffinage et à la distribution des produits pétroliers, à des industries mécaniques et chimiques. Récemment, ses efforts se sont portés sur d'autres secteurs, notamment l'industrie électrique et les grands magasins.
Actuellement, ses études s'orientent vers les industries alimentaires et vers l'hôtellerie avec la chaîne « Concorde ».
Cette présence active dans l'industrie et le commerce permet aux responsables du groupe Worms d'avoir, sur les problèmes qui se posent aux dirigeants de sociétés, une vue plus concrète et plus proche des réalités.
Les participations du groupe Worms sont progressivement regroupées au sein de sociétés « holding ».
La plus importante est Pechelbronn dont les titres sont cotés à terme à la bourse de Paris. Les moyens financiers dont dispose cette société, du fait de la cession de ses intérêts pétroliers, doivent lui permettre au cours des prochaines années, d'apporter un concours actif à la restructuration et au développement de l'industrie française. C’est ainsi que récemment, Pechelbronn a pris une position importante dans la Compagnie Lebon. Celle-ci, outre la gestion d’un portefeuille de participations industrielles, déploie une grande activité, en particulier dans le domaine de l’engineering.
[En marge, figurent les pays dans lesquels La Foncière et La Préservatrice sont implantés]
La Foncière
Allemagne
Arabie saoudite
Belgique
Cameroun
Comores
Congo
Côte d’Ivoire
France
Grande-Bretagne
Grèce
Guadeloupe
Guyane
Haute-Volta
Israël
La Réunion
Liban
Madagascar
Martinique
Monaco
Niger
Norvège
Nouvelle-Calédonie
Pays-Bas
St-Pierre et Miquelon
Sénégal
Suisse
Togo
Tunisie
Turquie
Zaïre
La Préservatrice
Allemagne
Australie
Belgique
Brésil
Cameroun
Canada
Colombie
Comores
Congo
Côte d’Ivoire
Espagne
France
Gabon
Grande-Bretagne
Guadeloupe
Île Maurice
Laos
La Réunion
Luxembourg
Madagascar
Maroc
Martinique
Mauritanie
Nouvelle Calédonie
Pays-Bas
Portugal
République Centre-Africaine
St-Pierre et Miquelon
Sénégal
Tahiti
Tchad
Tunisie
Vietnam
Worms anime deux groupes d'assurance dont l'ensemble se place en France au deuxième rang des assurances du secteur privé.
Ces deux groupes, La Foncière et La Préservatrice, couvrent chacun l'ensemble des risques de toute natures susceptibles d'intéresser les particuliers comme les entreprises :
Transports terrestres, maritimes ou aériens ; automobile ; incendie ; responsabilités civiles et professionnelles ; accidents et risques divers ; assurances sur la vie ; capitalisation.
Elles exercent leurs activités en métropole, dans les territoires d'outre-mer et dans plus de 50 pays étrangers, soit directement, soit à travers leurs filiales. Ainsi, par les réseaux d'agents de la Foncière et de la Préservatrice, le groupe Worms se trouve présent sur tous les continents. Outre ces deux compagnies d'assurances dans lesquelles la position de Worms s'est récemment renforcée, le groupe a des liens privilégiés avec la Populaire-Vie, première compagnie d'assurance-vie du secteur privé.
Toutes ces compagnies ont connu, au cours des six dernières années, un développement tel que leur chiffre d'affaires a plus que doublé.
De ce fait, elles gèrent une importante masse de capitaux en constant accroissement et représentent ainsi pour la banque une source régulière de disponibilités en quête de placement.
Les compagnies d'assurances du groupe Worms
[Un planisphère indique la présence de La Foncière et de La Préservatrice dans le monde]
[Légende :] Délégations, agences et compagnies associées
La Foncière
La Préservatrice
Les activités maritimes du groupe Worms
[Un schéma indique la place de chaque société d’armement dans le groupe Worms]
Gaz transport
Compagnie navale Worms CNW
SFTM Société française de transports maritimes
Compagnie nationale de navigation
Feronia International Shipping FISH
Compagnies d'armement et de services d'outre-mer
Compagnie de transports maritimes pétroliers CTMP
Société nantaise des chargeurs de l'ouest
Société française de transports pétroliers SFTP
Navale et Commerciale havraise péninsulaire
MM. Worms & Cie
La longue tradition maritime du groupe Worms.
Le premier navire a été lancé en 1855. Depuis cette date, la Maison Worms a répondu aux besoins croissants des transports par voie de mer en créant des compagnies de navigation ou en s'associant avec elles.
Jusqu'à une époque récente, ces diverses compagnies se sont développées d'une façon autonome.
Mais aujourd'hui, seuls des moyens financiers puissants peuvent répondre aux exigences de l'évolution accélérée des techniques du transport maritime. C’est pourquoi de nouvelles structures ont été mises en place. La majeure partie de la flotte a été regroupée dans la Société française de transports maritimes, filiale de la Compagnie navale Worms, holding maritime du groupe. L'ensemble des navires, tant en service qu'en commande, place le groupe Worms aux premiers rangs des armateurs français : sa flotte comptera en 1975 plus de 100 navires d'une portée en lourd de près de 3.000.000 de tonnes. L’exploitation de ces navires est assurée par des filiales de gestion spécialisées :
[Figurent les pavillons de la SFTP et de la CTMP]
[Une photographie du navire " Obernai '' et une photographie du navire " Saintonge '' sont placées ici]
[Légendes :]
Pétrolier " Obernai '' de 142.000 tdw
Pétrolier " Saintonge '' de 115.000 tdw
La Société française de transports pétroliers et la Compagnie de transports maritimes pétroliers gèrent les navires pétroliers qui représentent plus de la moitié de la portée en lourd de la flotte.
[Une photographie du navire " Normandie " figure à cet emplacement]
[Légende :] Pétrolier " Normandie " de 240.000 tdw
NCHP
La Navale & Commerciale Havraise Péninsulaire, dont la création remonte à 1882, regroupe les navires assurant des lignes régulières vers l'océan Indien, la mer Rouge et le golfe Persique.
[Une photographie du navire " Ville de Rotterdam " figure à cet emplacement]
[Légende :] Transport de containers NCHP sur le “Ville de Rotterdam" cargo de ligne de 13.750 tdw
Des sociétés de droit local à Madagascar, à l’Île de la Réunion, à Île Maurice..., gèrent d’importants intérêts dans le domaine du cabotage, des agences maritimes, du transit, etc.
[Une photographie du navire " Ile Sainte-Marie " figure à cet emplacement]
[Légendes :]
Transbordement de marchandises sur l'Île Sainte-Marie''
Caboteur de 2.500 tdw de la Cie Malgache de Navigation
La Société nantaise des chargeurs de l’ouest, associée à d’autres armateurs français et étrangers, exploite directement ou indirectement les navires transporteurs de vrac et navires spécialisés.
[Une photographie du navire " Penerf " figure à cet emplacement]
[Légende :] Transporteur de vrac " Penerf " de 24.500 tdw
Le groupe Worms, conscient de l’importance grandissante des coûts de transport, s'oriente de plus en plus vers la conception et la mise en service d'unités spécialisées adaptées aux besoins spécifiques de certains marchés et aux besoins particuliers des industriels :
- Transporteurs de produits chimiques liquides, exploités en association avec Panocean Shipping and Terminals, sur le trafic mondial des huiles végétales ou minérales, des acides, des solvants...,
- Navires ravitailleurs-remorqueurs conçus pour l'industrie de l'offshore, exploités par Feronia International Shipping (FISH),
- Soufriers liquides, construits et gérés pour le compte de la Société nationale des pétroles d'Aquitaine,
- Navires transporteurs d'automobiles dans le cadre de carline.
Enfin, la société Socomet-Auvray complète les activités maritimes du groupe Worms en offrant des services courtier d'affrètement, de vente et d’achat de navires, ainsi que d'avitaillement en soutes.
[Deux photographies illustrent ce passage de la brochure]
[Légendes :]
Remorqueur-ravitailleur " Silver Fish "
Transporteur d'automobiles " Montlhéry " de 900 tdw (capacité 500 à 570 véhicules)
Gaz-Transport
En ce qui concerne le gaz naturel liquéfié, le groupe Worms a participé, par sa filiale Gaz-Transport, au développement de techniques originales de transport et de stockage.
Les ingénieurs de Gaz-Transport ont développé et mis au point, en coopération avec Gaz de France, deux techniques pour la construction de navires méthaniers : l’une autoporteuse, comportant des cuves cylindriques, utilisée pour la construction du méthanier de 25.300 m3 " Jules Verne " qui opère depuis mars 1965 entre Arzew et Le Havre, l’autre intégrée, avec membrane en Invar, utilisée pour la construction de 3 méthaniers :
[Deux photographies représentent les méthaniers " Hassi R’Mel ", " Jules Verne " et " Polar Alaska "]
" Polar Alaska " et " Arctic Tokyo " (71.500 m3 chacun) qui opèrent entre l’Alaska et le Japon. " Hassi R’Mel " (40.000 m3) destiné au transport du gaz naturel liquéfié entre Skikda et Fos.
La technique à membrane en Invar de Gaz-Transport a été spécialement conçue pour la construction de navires méthaniers de très grande capacité.
Pour le stockage, elle a été adaptée par Gaz-Transport et Gaz de France aux réservoirs de gaz naturel liquéfié en béton précontraint. Le procédé est mis en œuvre par la société Spie-Batignolles.
En outre, Gaz-Transport développe, depuis 1971, une technique autoporteuse à réservoirs sphériques pour laquelle un accord a été conclu avec la société américaine Pittsburgh-Des Moines-Steel Co. Cette technique met en œuvre un certain nombre d’éléments déjà utilisés avec succès depuis 1965 sur le " Jules Verne ".
Worms Compagnie maritime et charbonnière
[Un planisphère indique le lieu des principales succursales et filiales de Worms CMC]
Hambourg, Rotterdam, Londres, Lille, Wassigny, Paris, Brest, Nancy, Rennes, Strasbourg, Lorient, Angers, Périgueux, Milan, Bordeaux, Gênes, Livourne, Tarbes, Marseille, Toulon, Espagne, Elbeuf, Le Mans ,Terneuzen, Flessingue, Anvers, Gand, Port St-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer, Bayonne, Pau, Lyon, Trieste, Zeebrugge, Tours, Saint-Nazaire, Nantes, Dunkerque, Boulogne-sur-Mer, Fécamp, Dieppe, Le Havre, Rouen.
[Légendes :]
Principales succursales et filiales de Worms CMC
Département maritime
Département combustible
Agence de voyages
La maison Worms entretient depuis fort longtemps un réseau de succursales qui ont été regroupées en 1957 au sein de Worms Compagnie maritime et charbonnière.
Le département maritime
Worms CMC est établie en France dans les principaux ports et un certain nombre de villes de l’intérieur, dans divers pays européens (Hollande, Belgique, Italie, Espagne) et dispose de représentations spéciales à New York, Londres et Oslo.
En relation depuis plus d’un siècle avec une vaste clientèle d’exportateurs et d’importateurs, Worms CMC est en mesure d’assumer à l’échelle nationale et internationale, soit par ses propres succursales ou filiales, soit par ses correspondants, toutes les responsabilités impliquées par la fonction « transport ».
Elle dispose de toute la gamme des services annexes, notamment : manutention, magasinage et entreposage, agence maritime et représentation de toute nature, expédition, transit et services de bout en bout.
Elle s’intéresse en outre à des agences de voyages à Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Rouen et Tours, à l’entreposage et au transport frigorifique de marchandises de toute espèce par sa filiale strasbourgeoise Eurotransit. Il convient enfin de rappeler que, jusqu’à 1961, Worms était la plus importante agence maritime sur le canal de suez.
Le département des combustibles
Tenant compte de la régression du charbon comme élément énergétique, Worms CMC a concentré depuis plus de dix ans ses efforts sur la distribution des combustibles liquides et des gaz de pétrole.
Disposant d’un réseau de vente qui couvre directement ou indirectement la quasi-totalité du territoire national, elle occupe une position qui la situe aux premiers rangs des distributeurs non intégrés. Mais elle garde aujourd’hui encore une place appréciable dans le domaine charbonnier. Worms CMC, s’appuyant sur son expérience plus que centenaire dans ces différents domaines, a complété son département de vente par une organisation de services couvrant la chaîne complète depuis l’installation jusqu’à l’entretien.
Table
Introduction : 3
Les activités de la banque Worms : 6
Les participations industrielles et commerciales du groupe Worms : 15
Les compagnies d’assurances : 16
Les activités maritimes : 18
1974.00.De Worms Services maritimes.Historique (1914-1974)
Évolution des services maritimes de Worms et Cie d’après les indications recueillis auprès de M. J. Masson
(1914-1974)
En 1914, la maison Worms avait essentiellement deux activités : l’importation de charbons anglais et les transports maritimes. La seconde de ces deux activités avait été, à ses débuts, complémentaire de la première. Mais après la première guerre mondiale elle avait déjà acquis une place honorable dans l’ensemble de l’armement maritime de notre pays.
L’activité elle-même des « services maritimes » se répartissait en trois branches.
1° Les transports maritimes avec le tramping et le cabotage.
- le « tramping » est l’utilisation d’un bateau d’un port à un autre au seul gré des frets qu’il a réussi à obtenir.
- le « cabotage » est le transport qui s’effectue par un navire de ligne régulièrement exploité entre des ports déterminés dans une zone géographique relativement limitée. Pour les services maritimes de Worms et Cie, il est aussi bien national (côtes de l’Atlantique et Manche), qu’international (côtes de l’Atlantique, Manche, Mer du Nord et même Baltique).
2° L’activité portuaire
Les agences des services maritimes installées dans les ports s’occupent de la vie même des navires (inscriptions maritimes, formalités portuaires, droits de quai, entretien des équipages, etc.)
D’autre part elles ont une activité de « transit et consignation » et de « manutention ».
- transit et consignation : l’article 113 du code des douanes stipule : qu’aucune marchandise ne peut être retirée des bureaux de douane si les droits et taxes n’ont pas été préalablement payés, consignés ou garantis.
Les agents des services maritimes ont donc à accomplir les formalités de dédouanement et de mise à disposition des marchandises à l’agent des clients et si besoin est, la gestion du stockage des marchandises en attente.
3° Opérations sur l’étranger
- Essentiellement sur le canal de Suez pour les services maritimes de Worms et Cie ; il s’agit des services complets offerts aux armateurs pour le passage du canal (main d’œuvre locale, chauffe, fourniture de combustibles, location de projecteurs pour passage nocturne, etc.)
L’activité maritime de la maison incita Hypolite Worms à répondre favorablement à l’appel du gouvernement (Anatole de Monzie) dès la fin de 1916 en vue de l’édification au Trait d’un chantier de construction navale. Entre 1917 et 1919 les Ateliers du Trait, près de Rouen, voient progressivement le jour et le premier navire fut lancé le 29/11/1921.
En 1929 la Cie havraise péninsulaire de navigation à vapeur, en raison de la crise générale qui commençait à sévir et en particulier du marasme dans lequel se trouvaient les transports maritimes, fut réduite à une situation difficile. La maison Worms qui avait des créances sur elle s’intéressa à son sort et finit par la sauver à la fin de 1933 en la reprenant sous la dénomination de Nouvelle Compagnie havraise péninsulaire. Cette dernière exploitait des lignes régulières vers Madagascar, l’océan Indien et l’Amérique du Sud et son entrée dans le groupe Worms permit donc à ce dernier de doubler son activité de cabotage par le long cours.
Ce furent aussi les années qui virent la naissance d’agences de Worms et Cie à Dantzig, Varsovie et Prague.
En 1938, la maison fut chargée par mission spéciale du gouvernement, de créer une société d’économie mixte en vue de renforcer notablement les moyens de ravitaillement de la France en pétrole. Hypolite Worms, avec un groupe d’importantes sociétés, fonda ainsi la Société française de transports pétroliers SFTP dont 30 % du capital furent souscrits par l’État.
La deuxième guerre mondiale provoqua la réquisition des navires de commerce et donc de la flotte des services maritimes de Worms et Cie qui, pendant toute la durée des hostilités, ne touchèrent plus que des indemnités forfaitaires. D’autre part la flotte eut à subir des pertes importantes.
Sur le plan des services charbons, ce fut l’effondrement de leur fond de commerce car l’importation des houilles étrangères était devenue impossible en raison des événements. Cet état ne s’améliora guère à la Libération du fait des nationalisations des houillères et des grosses compagnies énergétiques (gaz et électricité) et de la centralisation (par décision ministérielle du 2 décembre 1944) de toutes les importations de charbons en France auprès de l’association technique de l’importation charbonnière ATIC. Les courtiers et les importateurs privés se trouvaient ainsi éliminés et du même coup le « tramping » et le cabotage des services maritimes de Worms et Cie en supportèrent les conséquences.
Enfin la concurrence du rail se révéla redoutable, après-guerre, pour les transports maritimes, en particulier sur des distances comme La Rochelle-Le Havre pour la maison Worms. De même les transports routiers provoquèrent une concurrence très sensible tant en métropole que dans le trafic international, ceci grâce aux camions citernes (par exemple sur l’axe Bordeaux-Hambourg).
D’autre part, l’établissement du « rideau de fer » par le pays de l’Est supprima toute possibilité de maintenir ou de créer des agences dans ces régions de l’Europe. Puis vinrent les événements d’Indochine et à un degré bien plus grave ceux d’Afrique du Nord qui annihilèrent des zones d’activité rémunératrice pour nos services maritimes. L’ensemble de ces difficultés amenèrent la direction générale de ces services à vendre de 1962 à 1968 la totalité de la flotte et à transférer les équipages à la Nouvelle Cie havraise péninsulaire de navigation.
D’autres mesures salutaires furent prises et sous l’impulsion de Jean Bucquet les services maritimes se réadaptèrent et repartir du bon pied. Une direction commerciale fut créée pour la recherche systématique et efficace du fret ; et de nombreuses représentations dans le monde entier furent établies, en particulier au Japon et aux États-Unis. Cette politique aboutit à la restructuration en 1971, de l’ensemble des activités de la maison et du groupe Worms. C’est ainsi que la « Cie navale Worms » devient la holding de l’ensemble.
L’ancienne Société française de transports pétroliers SFTP fut transformée en Société française de transports maritimes SFTM qui regroupa 44 navires pétroliers (plus de 13 en construction) soit un tonnage d’environ 2.000.000 de tonnes de tankers. Cette SFTM possède elle-même quatre filiales directes :
- trois sociétés d’armement :
- La Nouvelle Société française de transports pétroliers (exploitation de navires transporteurs d’hydrocarbures été de produits chimiques)
- La Cie navale et commerciale havraise péninsulaire (exploitant des cargos de lignes régulières et des navires frigorifiques)
- la Société nantaise des chargeurs de l’Ouest (exploitant des navires spécialisés et des caboteurs)
- Une société d’exploitation de transports maritimes :
- La Cie de transports maritimes pétroliers qui exploite 7 navires pétroliers (environ 700.000 tonnes) appartenant à la société Pechelbronn.
L’ensemble du groupe contrôle ainsi quelques 2.800.000 tonnes de navires qui le place parmi les premiers groupes de la profession en Europe.
Quant aux Services maritimes eux-mêmes, les nouvelles tendances du marché pétrolier les ont infléchis à pratiquer une politique d’économie du pétrole et les ont amenés à créer « Worms distribution » dès 1972 en accord avec Esso. Cette nouvelle unité a déjà plusieurs succursales en métropole et recherche plus particulièrement le petit grossiste et même le détaillant de fuel.
Pour pallier l’amenuisement du commerce de charbon la Sté Worms CMC avait opéré une reconversion vers les combustibles liquides et gazeux. Pour contrebalancer la réduction de l’activité de ses navires devenus trop petits sur le marché des frets, la société rechercha de nouveaux débouchés du côté des transports terrestres et en particulier des transports frigorifiques. Alors que ses navires étaient progressivement vendus entre 1962 et 1968, la société Worms CMC s’intéressa successivement à des sociétés de transports routiers spécialisés. Ainsi, à partir de 1964 une association fut conclue avec des sociétés comme :
- Sancier et Cie (transports frigorifiques internationaux), spécialiste des transports par route de denrées périssables sous température dirigée, ceci tant en France que dans toute l’Europe ;
- Galopin SA (transports frigorifiques internationaux), spécialiste du transport sous température dirigée de produits laitiers, viandes, salaisons, surgelés et primeurs.
Sous la responsabilité de Jacques Masson de nouveaux accords eurent lieu avec :
- Eurotransit SA (Transports frigorifiques internationaux) – groupage et distribution pour toute l’Europe, entreposages frigorifiques (produits laitiers, viandes, salaisons, surgelés ainsi que des marchandises générales), gestion de stocks, transit, agence en douane, expéditions maritimes, etc.
- Alamassé, Bulle et Cie (transports frigorifiques internationaux) en 1972 – spécialiste des produits laitiers, viandes, volailles, surgelés, salaisons pour leur groupage, distribution régionale, entreposage et transit dans toute la France.
Ces divers accords et prises de participation aboutirent en 1973 à la création d’un groupement d’intérêt économique GIE, les Transports frigorifiques européens, composés des quatre affaires précédentes :
Alamassé, Bulle et Cie, Eurotransit, Galopin, Sancier. Ce nouveau GIE dispose ainsi d’un parc de 400 véhicules, de 40.000 m2 d’entrepôts frigorifiques en France et à Kehl et possède un service « affrêtement » permettant de résoudre les problèmes d’acheminement des marchandises périssables ou générales, ceci grâce à des implantations à Strasbourg et Francfort (TFE) et des correspondants à Paris (Alamassé, Bulle et Cie – Rungis), à Lyon (transports Sancier), à Marseille (Alamassé, Bulle et Cie), à Vire (Galopin SA), à Kehl (Eurotransit-Kehl) et à Londres (Emilie & Co).
1974.01.00.De Worms CMC.A la Chambre de commerce de Dieppe
Paris, janvier 1974
M. Chambre de commerce de Dieppe,
Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance que Monsieur Jean Reumaux, directeur de notre succursale de Rouen, étant appelé à assumer la présidence direction générale d’une importante affaire de notre groupe, nous avons désigné pour le remplacer, à compter du 15 avril 1974, Monsieur Maurice Barral, actuellement directeur de notre succursale de Dunkerque.
Monsieur Michel Finat actuellement sous-directeur de notre succursale de Dunkerque, prendra la direction de cette succursale à compter du 15 février 1974 ; il sera assisté de Monsieur Lucien Petel, fondé de pouvoirs, nommé sous-directeur à la même date.
Veuillez agréer, M., l’expression de nos sentiments distingués.
Worms
Cie maritime et charbonnière
Monsieur Barral signera : [signature]
Monsieur Finat signera : [signature]
Monsieur Petel signera : [signature]
1974.02.15.De Worms CMC Nantes.Au préfet
Nantes, le 15 février 1974,
Demande d’autorisation d’ouverture d’un établissement de deuxième classe.
Monsieur le préfet,
La société Worms - Compagnie Maritime et
Charbonnière - Succursale de Nanes -
1, rue Voltaire,
Représentée par son directeur,
Monsieur Chambaud Antoine,
Société au capital de 42.276.000 Frs
Dont le siège social est à Paris - 50, boulevard Haussmann
sollicite de votre haute bienveillance l’autorisation d’installer sur le territoire de la commune de Saint Herblan - rue des Tonneliers, lot 214 de la zone industrielle légère, extension Sud, comme indiqué sur plans au 1/200 et 1/500 ci-joints, un dépôt destiné à la réception, l’emmagasinage et la réexpédition de gaz de pétrole liquéfié, butane et propane, conformément aux dispositions de la loi du 19 décembre 1917, et des textes subséquents relatifs aux établissements dangereux, insalubres et incommodes.
1°/ - Ce dépôt de stockage, à l’air libre, sera inférieur à 70 m3, et composé uniquement d’emballages mobiles (bouteilles), sous une pression n’excédant pas 15 bars.
2°/ - Aucune opération de transvasement n’aura lieu sur ce dépôt.
3°/ - Ce dépôt sera normalement clos par une clôture grillagée égale ou supérieure à 2 mètres pour les parties en limite de propriété, et clôture égale ou supérieure à 1 m 10 pour les parties à l'intérieur de l’établissement.
4°/ - Nos propres bâtiments (atelier, magasins et bureaux) sont situés à plus de 15 mètres du dépôt.
Les stocks d'emballages seront également situés à plus de 7 m 50 des constructions voisines antérieures (SOCEA) et plus de 15 mètres d'un établissement en deuxième classe (agence Godineau - peintures).
5°/ - Le dépôt sera muni des dispositifs de protection contre l'incendie règlementaires (4 extincteurs 55 B) et signalés par deux panneaux « défense de fumer ».
6°/ - L'établissement ne comportera aucune évacuation d'eaux résiduaires, aucun dégagement de fumée ni de mauvaises odeurs.
Nous vous serions très obligés de bien vouloir étudier la présente demande,
Et vous prions d'agréer, monsieur le préfet, l'expression de notre haute considération.
Le directeur
Signé : Antoine Chambaud.
1974.04.02.Arrêté du préfet pour Worms CMC Nantes
Le préfet de la région des pays de la Loire
Préfet de Loire-Atlantique
Chevalier de la légion d’Honneur,
Vu la loi modifiée du 19 décembre 1917 relative aux établissements dangereux, insalubres ou incommodes ;
Vu le décret n° 64-303 du 1er avril 1964 ;
Vu le décret modifié du 20 mai 1953 ;
Vu le décret-loi du 1er avril 1939 instituant une procédure spéciale d’instruction pour les demandes d’autorisations relatives aux dépôts d'hydrocarbures rangés dans la 1ère et la 2ème classes ;
Vu l’instruction ministérielle du 22 janvier 1952 ;
Vu la demande présentée par la sté Worms en vue d’obtenir l’autorisation d’installer à Saint-Herblain, rue des tonneliers, dans la zone industrielle légère, un dépôt destiné à la réception, l’emmagasinage et la réexpédition de gaz de pétrole liquéfié, butane et propane, de moins de 70 m3.
Vu les plans annexés à la demande ;
Considérant :
- que l’installation dont il s’agit est rangée dans la 2eme classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, sous le numéro 211 B II a de la nomenclature.
- qu’il y a lieu d’ouvrir une enquête sur la demande susvisée ;
Sur la proposition du secrétaire général de Loire-Atlantique,
Arrête
Article 1er - La demande formulée par la sté Worms en vue d’obtenir l’autorisation d’installer à Saint-Herblain, rue des tonneliers dans la zone industrielle légère, un dépôt destiné à la réception l’emmagasinage et la réexpédition de gaz de pétrole liquéfié, butane et propane de moins de 70 m3.
Fera l’objet d’une enquête administrative de quatorze jours ouverte dans la commune de Saint-Herblain du 24 avril au 7 mai 1974 inclus.
Article 2 - L'ouverture de cette enquête sera annoncée par les soins du maire et aux frais du pétitionnaire, par des affiches qui indiqueront la nature du dépôt, la classe à laquelle il appartient les dates d'ouverture et de clôture de l'enquête.
Article 3 - Ces affiches seront apposées à la mairie et autour de l’établissement dont la création est envisagée, même en dehors du territoire communal, s'il y a lieu.
Article 4 - Les observations des tiers, écrites ou orales, seront consignées sur un registre qui sera tenu à la disposition du public pendant la durée de l'enquête à la mairie de Saint-Herblain aux heures d'ouverture des bureaux.
Immédiatement après la clôture de l’enquête, le registre visé ci-dessus sera adressé à la préfecture de Loire-Atlantique (direction de l’administration générale et de l’environnement - 3éme bureau), avec le dossier de l'affaire et le certificat d'affichage.
Article 5 - Secrétaire général de Loire-Atlantique, le sous-préfet chargé de l’arrondissement de Nantes et le sénateur-maire de Saint-Herblain, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.
Le 2 avril 1974.
Pour ampliation
Le chef de bureau,
X. Haegeli
Le préfet,
Pour le préfet,
Sous-préfet chargé de l'arrondissement de Nantes,
L. de Faucigny-Lucinge
1974.04.12.Avis d'enquête.Worms CMC Nantes
Ville de Saint-Herblain
Loire-Atlantique
Avis d’enquête
Le maire de Saint-Herblain, sénateur de Loire-Atlantique, informe les tiers intéressés qu'en application d'un arrêté de monsieur le préfet de Loire-Atlantique en date du 2 avril 1974, une enquête administrative de quatorze jours sera ouverte du 24 avril au 7 mai 1974 inclus dans la commune de Saint-Herblain, sur la demande formulée par la société Worms en vue d'obtenir l'autorisation d'installer dans la zone industrielle légère, rue des tonneliers, un dépôt destiné à la réception, l'emmagasinage et la réexpédition de gaz de pétrole liquéfié, butane et propane, de moins de 70 m3.
Cet établissement est rangé dans la 2e classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, sous le numéro 211 B II-a de la nomenclature.
Les observations écrites ou orales des tiers seront consignées sur un registre qui sera tenu à la disposition du public en mairie de Saint-Herblain, pendant la durée de l'enquête, aux heures d'ouverture des bureaux.
Saint-Herblain, le 12 avril 1974
Le sénateur-maire,
M. Chauty
1974.04.17.De Worms CMC Nantes.Au préfet
Nantes, le 17 avril 1974,
Objet : demande d’autorisation d’ouverture d’un établissement de 2e classe.
Monsieur le préfet,
En complément de notre lettre du 15 février 1974 concernant notre demande d’autorisation d’ouverture d’un dépôt de gaz de pétrole liquéfiés sur le lot 214 de la zone industrielle légère de Saint-Herblain, rue de tonneliers,
Nous sommes à même de vous préciser que ce dépôt sera limité à la capacité de 60 m3 maximum.
Les autres conditions énumérées dans notre lettre du 15 février 1974 ne subissent aucun changement.
Nous vous prions d’agréer, monsieur le préfet, l’expression de notre haute considération.
Le directeur
Chambaud
1974.05.31.Rapport de l'ingénieur subdivisionnaire pour Worms CMC Nantes
Nantes, le 31 mai 1974.
Monsieur le préfet de la région des pays de la Loire
Préfet de Loire-Atlantique
Direction de l'administration générale et de l’environnement
Objet : Etablissements classés - installation d'un dépôt de gaz liquéfiés en bouteilles, sollicitée par la société Worms
Réf. : Votre transmission n° 1493 du 17 mai 1974.
Dans le cadre de l'inspection des établissements classés, vous voudrez bien trouver, en annexe, un rapport de mon service traitant d’une demande présentée par la société Worms, 1 rue Voltaire à Nantes, en vue d’être autorisée à installer et à exploiter un dépôt de gaz liquéfiés en bouteilles, de 60 m3 de capacité, dans la zone industrielle de Saint-Herblain, rue des tonneliers, rapport dont j'adopte les conclusions.
L’ingénieur en chef des mines
E. Gonnet
Rapport de l’ingénieur subdivisionnaire des mines.
Objet : Etablissements classés - installation d'un dépôt de gaz liquéfiés en bouteilles, sollicitée par la société Worms.
Réf. Transmission n° 1493 du 17 mai 1974 de monsieur le préfet de la région des pays de la Loire, préfet de Loire-Atlantique - direction de l'administration générale et de l'environnement.
Par transmission citée en référence, monsieur le préfet de la région des pays de la Loire, préfet de Loire-Atlantique, a demandé à monsieur l’ingénieur en chef des mines, inspecteur principal des établissements classés, de lui faire connaître son avis sur une demande présentée par la société Worms, 1 rue Voltaire à Nantes, en vue d’être autorisée à installer et à exploiter un dépôt de gaz liquéfiés en bouteilles, de 60 m3 de capacité, dans la zone industrielle de Saint-Herblain, rue des tonneliers, et de lui adresser un rapport de synthèse afin que le dossier soit soumis à l'examen de la commission départementale de la protection civile.
I Classement du dépôt
Le dépôt sera essentiellement constitué d'emballages mobiles de butane et propane dont la pression effective de vapeur n'excède pas 15 bars à 15° C et conservés sous une pression effective supérieure à 1 bar. Il n'y aura aucun transvasement et la quantité stockée ne dépassera pas 60 m3.
Le classement à retenir est donc le suivant :
2ème classe - n° 211-B-II-a de la nomenclature.
II Enquête publique
Le dépôt étant rangé en 2ème classe, une enquête publique d’une durée de 14 jours a été effectuée, du 24 avril au 7 mai 1974 inclus.
Pendant cette durée, aucune observation tendant à s’opposer à l’implantation projetée n’a été formulée, tant par les tiers que par les chefs de service consultés.
III Texte applicable à l’aménagement du dépôt
La construction et l’exploitation du dépôt sont soumises aux dispositions de l’arrêté du 9 novembre 1972 relatif aux règles d'aménagement et d’exploitation des dépôts d’hydrocarbures liquéfiés de 2ème classe, sans transvasement, d’une capacité au plus égale à 70 m3.
IV Aménagement du dépôt
Comme l’indique le pétitionnaire, le dépôt sera essentiellement constitué par des bouteilles de butane et de propane (pleines et vides) dont la capacité totale n'excédera pas 60 m3. Nous rappelons que la capacité globale d’un dépôt constitué uniquement de réservoirs mobiles est égale à la capacité globale des réservoirs mobiles pleins pour lequel il est prévu (article 113-22).
Le terrain choisi par le pétitionnaire est situé en zone industrielle de Saint-Herblain et il est destiné à recevoir, outre le dépôt lui-même, l’ensemble des bureaux et installations de la société.
La partie réservée au stockage est formée d’un rectangle de 40 mètres de longueur sur 18 mètres de largeur. Les réservoirs mobiles seront uniquement stockés en plein air.
Une clôture grillagée de 2,10 mètres de hauteur entourera l’ensemble des installations.
La partie du dépôt située à l’intérieur de l’établissement sera protégée par une clôture grillagée de 1,10 m de hauteur. Ces dimensions respectent les dispositions de l’article 204-3 de l'arrêté du 9 novembre 1972.
Cette clôture sera placée à 3 mètres du stockage comme le prescrit le tableau des distances concernant les règles d’implantation.
D’autre part, toutes les distances vis-à-vis des installations intérieures et extérieures seront respectées, à savoir :
- Bâtiments à usage de bureau : 15 mètres (minimum prescrit : 7,50 m).
- Limite des zones en deçà desquelles des habitations, bureaux, etc... ne peuvent être situés ou s’implanter : 15 mètres (minimum exigé ! 7,50 m).
- Limite la plus voisine de la chaussée la plus proche : 25 mètres (minimum prescrit : 7,50 m).
- Etablissements rangés en 2ème classe pour risque d’incendie (établissements Godineau, stockage de peintures et liquides inflammables) : 15 mètres (minimum prescrit : 10 m).
Enfin, aucun établissement recevant du public, hôpital, établissement scolaire, etc... n’est implanté à moins de 40 mètres du dépôt.
Le ravitaillement et le transfert des bouteilles seront effectués par camions dont l’accès au dépôt sera facilité par l’existence d’une aire de 6 mètres de large.
Comme nous l’avons indiqué précédemment, aucun transvasement ne sera effectué dans l’établissement.
La protection incendie de l’établissement sera assurée par 4 extincteurs homologués 55 B.
Deux panneaux « défense de fumer’ » compléteront cette protection.
Il faut également signaler qu’un poteau d’incendie vient d’être installé à la limite des propriétés Worms et SOCEA, à la demande du centre de secours de Saint-Herblain.
Le plan d'aménagement du dépôt joint à la demande semble faire apparaître la présence future de stockages enterrés d’essence et de fuel domestique. Ces stockages figurent en pointillés, car la Direction n'a pas encore arrêté son choix sur les caractéristiques des dépôts à construire. Nous ne tiendrons donc aucun compte de leur existence dans le présent rapport.
Le dépôt comportera une station de lavage des véhicules poids lourds. Cette station proprement dite n’est pas assujettie à un classement, mais nous signalons pour information qu’elle comprendra une cuve de rétention et de décantation avant le rejet des eaux à l'égout.
V Conclusion
Au cours de l’enquête « commodo et incommodo » qui s’est déroulée du 24 avril au 7 mai 1974, aucune observation tendant à s'opposer au projet n’a été formulée, tant par les tiers que par les chefs de service consultés.
La demande et ses annexes ont permis de vérifier la conformité des installations prévues vis-à-vis des dispositions de l’arrêté du 9 novembre 1972.
Dans ces conditions, nous émettons un avis favorable à la construction du dépôt et nous proposons que le dossier complet soit soumis à l’examen de la commission départementale de sécurité de la protection civile.
Nous joignons au présent rapport un projet d'arrêté d’autorisation.
L’ingénieur subdivisionnaire des mines,
G. Lecomte
Vu et transmis avec avis conforme. Nantes, Ie 31 mai 1974
L’ingénieur TPE (Mines)
Ffons d’ingénieur divisionnaire,
Signé N. Savaill
Vu et adopté.
Nantes, le 31 mai 1974
L’ingénieur en chef des mines
Inspecteur principal des établissements classés
E. Gonnet
1974.07.10.Plan de Worms CMC Nantes.Nouveaux locaux à St Herblain
Plan de nouveaux locaux de Worms CMC Nantes à Saint-Herblain.
1974.07.16.Arrêté du préfet pour Worms CMC Nantes
Le préfet de la région des pays de la Loire,
Préfet de Loire-Atlantique
Chevalier de la légion d'Honneur,
Vu la loi modifiée du 19 décembre 1917 relative aux établissements dangereux, insalubres ou incommodes ;
Vu le décret n° 64-303 du 1er avril 1964 ;
Vu le décret modifié du 20 mai 1953 ;
Vu le décret-loi du 1er avril 1939 instituant une procédure spéciale d'instruction pour les demandes d'autorisations relatives aux dépôts d'hydrocarbures rangés dans la 1ère et la 2ème classe ;
Vu l'instruction ministérielle du 22 janvier 1952 ;
Vu les règles d'aménagement du 20 septembre 1951 modifiées et complétées le 16 juin 1966 ;
Vu la demande formulée par la société Worms Compagnie Maritime et Charbonnière dont le siège social est à Paris 50, Boulevard Haussmann en vue d'obtenir l'autorisation de procéder à la construction d'un dépôt d’hydrocarbures liquéfiés en bouteilles d'une capacité totale de 60 m3, rue des tonneliers dans la zone industrielle de Saint-Herblain ;
Vu les plans annexés ;
Vu le dossier de l'enquête à laquelle il a été procédé sur cette demande ;
Vu l'avis du directeur départemental de la protection civile en date du 8 avril 1974 ;
Vu l'avis de l'inspecteur départemental des services d'incendie et de secours en date du 19
avril 1974 ;
Vu l'avis du directeur départemental de l’équipement en date du 22 avril 1974 ;
Vu l'avis de l'ingénieur en chef des mines, inspecteur principal des établissements classés, en date du 31 mai 1974 î
Vu l'avis émis par la commission départementale de sécurité de la protection civile en date
du 28 juin 1974 ;
Sur la proposition du Secrétaire général de Loire-Atlantique.
Arrête :
Article 1er - La société Worms, Compagnie Maritime et Charbonnière, dont le siège social est à Paris, 50 boulevard Haussmann, est autorisée à installer et à exploiter un dépôt d'hydrocarbures liquéfiés de 60 m3 de capacité, constitué essentiellement de réservoirs mobiles de propanes et de butane, dans la zone Industrielle de Saint-Herblain rue des tonneliers.
Cet établissement est rangé dans la 2ème classe des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, sous le n° 211-B-II-a de la nomenclature.
Article 2. - Cette autorisation est accordée sous réserve que le dépôt soit aménagé en conformité avec les dispositions de l'arrêté ministériel du 9 novembre 1972 relatif aux règles d'aménagement et d'exploitation des dépôts d'hydrocarbures liquéfiés de 2ème classe, sans transvasement, d'une capacité au plus égale à 70 m3.
Article 3. - La présente autorisation qui ne vaut pas permis de construire ni occupation du domaine public, cessera cependant de porter effet si l'établissement n’a pas été mis en activité, ou pour les parties du dépôt non réalisées dans un délai de deux ans à compter de la date du présent arrêté préfectoral, ou encore si l'exploitation venait à être interrompue pendant deux années consécutives.
Article 4. - En aucun cas, ni à aucune époque, ces conditions ne pourront faire obstacle à l'application des dispositions édictées par le livre II du code du travail et des décrets règlementaires pris en exécution dudit livre, dans l'intérêt de l'hygiène et de la sécurité des travailleurs, ni être opposées aux mesures qui pourraient être régulièrement ordonnées dans ce but.
Article 5. - L'autorisation faisant l'objet du présent arrêté est accordée sous réserve du droit des tiers.
Article 6. - Un extrait du présent arrêté, énumérant les conditions auxquelles l'autorisation est accordée et faisant connaître qu'une copie dudit arrêté est déposée aux archives de la mairie de Saint-Herblain et mise à la disposition de tout intéressé sera affiché à la porte de la mairie et inséré par les soins du maire et aux frais de la société Worms dans le quotidien L'Eclair siège social 5, rue santeuil à Nantes. Un exemplaire du numéro contenant cette insertion sera adressé à la préfecture (direction de l'administration générale et de l'environnement - 3ème bureau) pour être joint au dossier. Un certificat attestant l'affichage prescrit ci-dessus sera établi par le maire de Saint-Herblain et également envoyé à la préfecture.
Article. 7. - Copie du présent arrêté ainsi qu’un exemplaire visé des plans déposés de l'établissement seront remis au directeur de la société Worms qui devra toujours les avoir en sa possession et les présenter à toute réquisition.
Article 8. - Le secrétaire général de Loire-Atlantique, le sous-préfet chargé de l’arrondissement de Nantes le maire de Saint-Herblain et l'inspecteur des établissements classés sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Pour ampliation
Le directeur de l’administration générale et de l'environnement
G. Bachelier
Nantes, le 16 juillet 1974
le préfet,
Pour le préfet, le sous-préfet chargé de l’arrondissement de Nantes,
Signé : L. Faucigny-Lucinge
1974.07.16.Du préfet.Au directeur de Worms CMC Nantes
Nantes, le 16 juillet 1974,
Monsieur le directeur,
J'ai l'honneur de vous faire parvenir, sous ce pli, une ampliation de mon arrêté en date de ce jour autorisant la société Worms à installer et à exploiter un dépôt d'hydrocarbures liquéfiés de 60 m3 de capacité constitué essentiellement de réservoirs mobiles de propane et de butane, dans la zone industrielle de Saint-Herblain rue des tonneliers.
J'annexe également à la présente lettre un exemplaire visé des plans de l'installation.
Veuillez agréer, monsieur le directeur, l'assurance de mes sentiments distingués.
Le préfet,
Pour le préfet et par délégation
Le directeur de l’administration générale et de l’environnement
G. Bachelier
Le PDF contient des plans de Worms CMC.
1974.08.09.De Banque Worms.A Raynaud Saupiquet
Paris, le 9 août 1974,
Mon cher président,
J'ai cherché à vous joindre pour nous réunir comme nous l'avions envisagé avec M. Bazy et noté votre retour de vacances le 20 août prochain ; M. Bazy étant absent jusqu'au début de septembre nous pourrions déjeuner tous les trois lors d'un de vos prochains passages à Paris à cette époque.
Par ailleurs, je vous avais entretenu des affaires Falcone, spécialisées dans la fabrication d'anchois ; sous réserve de valeurs à attribuer à divers terrains, en particulier à La Ciotat, l'actif de ces entreprises ne paraît pas élevé et la rentabilité devrait faire l'objet de conversations avec les propriétaires.
Entre temps, j'aimerais que vous me précisiez :
l'importance relative de la consommation d'anchois en France, le marché français paraissant être très importateur,
l'image des marques de ce petit groupe dans la distribution,
l'intérêt que la Compagnie Saupiquet pourrait éventuellement porter à ces affaires.
A l'avance je vous en remercie et vous prie de croire, mon cher président, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Hubert Dumont.
1974.08.27.De Graciet.A Raynaud
Paris, le 27 août 1974
Objet : Anchois
Ci-joint, en retour la lettre de la Banque Worms ainsi que les renseignements demandés.
Le marché de l'anchois
Le marché de l'anchois en France représente environ 5 000 tonnes 1/2 brut dont 3 500 présentées sous forme de filets en boîte de conserve métallique.
Cette consommation augmente régulièrement au détriment des anchois salés.
A titre indicatif, le marché de la sardine est d'environ 50 000 tonnes ainsi que le marché du thon et le marché du maquereau : 25 000 tonnes.
Cependant à volume égal, le prix de vente des anchois est environ le double de celui des sardines.
Pour nous résumer, en volume les anchois en filets en boîte représente 7 % des sardines et en chiffre d'affaires entre 14 et 16 %
Deux fabricants produisent environ 60 % de la production :
La Monégasque chiffre d'affaires environ 40 millions
Papa Falcone chiffre d'affaires 10 millions
La Monégasque ayant une activité importante de remplissage (Amora - Olida - Grandes surfaces - Casino etc ...). Les deux marques ont une notoriété à peu près équivalente.
Auprès de la distribution, La Monégasque a plutôt la réputation d’un fabricant de grandes séries de qualité médiocre, Papa Falcone celle d'un spécialiste de meilleure qualité.
Derrière ces deux maisons, Jean Gui a environ 100 millions de chiffre d'affaires.
Les importations de produits finis ne sont pas très importantes.
La Compagnie Saupiquet s'intéresse à ce marché pour des raisons d'élargissement de gammes et parce que l'article n'est pas banal.
Le consommateur cherche une garantie de qualité et le distributeur cherche à simplifier ses achats ; or, pour des rotations qui sont très faibles, l'achat à un fournisseur spécialisé entraîne des complications importantes.
La livraison par Saupiquet des anchois avec sa très vaste gamme apporterait aux distributeurs un meilleur service, un prix de transport plus compétitif et la garantie de la marque.
L’étude en cours doit permettre de définir si la rentabilité est suffisante pour Saupiquet.
P. Graciet.
1974.09.12.De Compagnie navale Worms.Actualités
Actualités – Compagnie navale Worms
N° 231
Le 12 septembre 1974
"Muleanne" dans le Pas-de-Calais avec un complet chargement de voitures en pontée.
SNCO/UNITRAMP
Adieu, au "Messager".
La SNCO a terminé le 9 août sa mission d'armement puis d'entretien à bord du navire-exposition le "Messager" immobilisé à Rouen depuis mars 1972.
La société Expomer a en effet décidé de le désarmer et l'a confié à une société de gardiennage à terre.
"Penmen" : Essais en mer.
Le "Penmen" effectuera ses essais à la mer les 16 et 17 septembre. Sa livraison est prévue à Séville le 26 septembre.
PANOCEAN : voyage inaugural du "Post Endeavour" sister-ship du "Post Energie".
Le "Post Endeavour" sister-ship du "Post Energie", effectue actuellement son voyage inaugural d'Europe sur l'Extrême-Orient via les USA et l'Afrique du Sud.
A l'occasion de son escale à Lavera, il a déchargé une cargaison de naphta de 17 942 tonnes en provenance de Tenerife destinée à la raffinerie de Feyzin.
"Post Endeavour" est géré commercialement par Panocean Shipping and Terminals Ltd de Londres. Il est le sister-ship du "Post-Energie” appartenant à la SFTM, baptisé aux chantiers Horten le 3 juillet dernier et qui sous gérance technique SNCO, effectue également son voyage inaugural.
Situation de la flotte au 10/9/74
"Penquer"
Cdt Colin
Chargé le 13/9 à Gdansk des charbons pour Caen
Ensuite arrêt technique à Dunkerque.
"Pengall"
Cdt Nicoux
A Safi le 10/9. Puis Safi/Anvers (phosphates).
"Penerf"
Cdt Lestrelin
En attente sur rade de Basrah.
Ensuite Port Elizabeth/Dunkerque (minerais).
"Penhir"
Cdt Leberre
Chargé le 13/9 à Ijmuiden des coils pour Chicago.
"Penment"
Cdt Leroy
Livraison à Séville fin septembre.
"Penmarch"
Cdt Mas
A Anvers le 9/9 en provenance de Santos.
Ensuite Brême/Chicago (coke).
"Post Enepgie"
Cdt Grignard
A quitté la Nouvelle Orléans le 25/8 pour Durban.
ETA 16/9.
1974.09.27.De Banque Worms.A Raynaud Saupiquet
Paris, le 27 septembre 1974,
Mon cher président,
J’ai été désolé de l'incident de mercredi qui ne m'a pas permis d'être des vôtres au dernier Conseil.
Je vous remercie par ailleurs de la situation provisoire au 30 juin que vous m'avez adressée, mais je souhaiterais pour suivre personnellement l'évolution de la Compagnie avoir une situation « intermédiaire ».
Je vous prie de croire, mon cher président, à l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Hubert Dumont
1974.10.09.De Raynaud.A la Banque Worms
Nantes, le 9 octobre 1974
Monsieur Hubert Dumont
Banque Worms
45, boulevard Haussmann
75009 Paris
Cher monsieur,
Excusez-moi de répondre un peu tardivement à votre lettre du 27 Septembre ; j'ai été tous ces jours-ci en continuels déplacements.
J'ai beaucoup regretté, ainsi que vos collègues, que la malchance vous ait empêché d'assister au Conseil ; dans l’ensemble en effet ces temps derniers Air-Inter était assez régulier.
Vous trouverez ci-joint le compte d'exploitation qui complète la situation que je vous ai fait parvenir, ainsi que une note concernant les provisions passées à fin Juin ; certaines d’entre elles n'auraient pu être prises que prorata temporis, de telle sorte que la situation provisoire dépassait ainsi que je vous l'ai dit assez sensiblement les 10 millions.
Le troisième trimestre a vu une activité convenable, et pour l'instant la commercialisation continue assez favorablement encore que quelques signes d'essoufflement se manifestent ponctuellement.
Le prochain Conseil se tiendra vraisemblablement vers fin Novembre, mais bien entendu nous pourrions nous rencontrer si vous le souhaitez avant cette date pour faire un tour d'horizon.
Bien sincèrement vôtre.
M. Raynaud.
1974.12.04.De Compagnie navale Worms.Actualités
Actualités – Compagnie navale Worms
Compagnie morbihannaise de navigation
Lancement et baptême du caboteur "Chantenay", de 2800 t. aux chantiers United Shipyards de Perama (CNW Actualités n° 233 et 238). Le navire sera géré par la Compagnie Morbihannaise de Navigation.
Situation de la flotte au 4/12/74
"Saint-Herblain"
Cdt Josse
Arrivé à Séville le 1/12. Ensuite Séville/Naples/Corinthe (fer blanc)
"Reze"
Cdt Bouliou
ETA Honfleur le 4/12. Ensuite Dunkerque/ La Ciotat (tôles).
"Salorges"
Cdt Jego
Arrivé à Vigo le 30/11. Puis Vigo/Casablanca/Valence/La Ciotat (fer blanc)
"Roche-Maurice"
Cdt Bernard
ETA Marseille le 3/12. Ensuite voyage en Méditerranée (diverses).
"Le Cellier"
Cdt Sanceo
A quitté Nantes le 1/12 pour Oran ETA 5/12. Ensuite Mostaganem/Lorient/Nantes.
"Chimiste-Nantes"
Cdt Moriceau
Présumé arrivé le 30/11 à Quélimane. Départ le 2/12 de Quélimane pour Dakar et Yainville.
SNCO/UNITRAMP
Situation de la flotte au 4/12/74
"Penquer"
Cdt Nicoux
Après Léningrad (30/11) Pologne-Caen (charbon)
"Pengall"
Cdt Gaze
En entretien à Anvers jusqu'au 7/12. Prochain voyage Safi/Anvers.
"Penerf"
Cdt Yvon
ETA Trois-Rivières le 2/12. Ensuite chargera des grains dans le Saint-Laurent pour le Golfe Persique.
"Penhir"
Cdt Legrel
A quitté Tolédo le 1/12 pour Saint-Laurent/ Continent (grains).
"Penmarch"
Cdt Mas
A quitté Duluth le 3/12 pour Tolédo/Saint-Laurent/ Rotterdam.
"Penmen"
Cdt Leroy
ETA Brême ou Weser le 8/12 (grains).
"Post-Energie"
Cdt Pinard
ETA Baltimore le 7/12. Ensuite chargera dans les Lacs pour le Canal de Panama/Yokohama (produits chimiques).
Carline (Armement cie morbihannaise de navigation)
Situation de la flotte au 4/12/74
"Mulsanne"
Cdt Stéphant
ETA Vigo le 3/12. Ensuite Vigo/Rouen.
"Montlhéry"
Cdt Le Verge
ETA Emden le 1/12. Puis le Havre vers le 3/12.
"Monza"
Cdt Allain
ETA Benghazi le 1/12. Puis Tripoli/Anvers.
"Monaco"
Cdt Rouxel
ETA Salerne le 2/12. Ensuite Vado/Ellesmere/ Rosslare
"Arnage"
Cdt Dumas
Essais les 2/3 décembre au Havre.