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1871.02.06.Au ministère de la Marine et des Colonies.Paris.Marché.Original

Document originalPort de CherbourgIndication de la fourniture :Charbon de terre en rochesd'origine anglaiseM. H. WormsSoumissionnaireNotifié le 22 février 1871.Le commissaire aux approvisionnements.Signé Le RoyMarine et ColoniesMarchéDe gré à gréDate du marché :6 février 1871Durée du marchéTrois moisLieu de paiementCherbourgLe cautionnement est le même que celui qui était affecté à la garantie de l'exécution du marché du 1er août 1870.Le commissaire aux approvisionnements.Signé Le RoyPour la fourniture de dix mille tonnes de charbons en roches d'origine anglaise, à effectuer à Cherbourg.Je soussigné, H. Worms, demeurant à Paris, 7, rue Scribe, me soumets et m'engage envers Son Excellence M. le Ministre Secrétaire d'État au département de la Marine et des Colonies, stipulant au nom de l'État, à fournir et livrer à mes frais et risques, au département de la Marine et des Colonies, dix mille tonnes de charbon en roches de Cardiff ou de Newcastle à Cherbourg. Cette fourniture sera effectuée aux clauses et conditions suivantes :Article premier.Ces charbons de Cardiff, de l'espèce dite Four Feet, trois fois criblés, seront extraits des mines ci-après indiquées, comprises sur les listes de l'Amirauté anglaise :Corvell's, Duffryn, Fothergill's Aberdare, Wagn's Merthyr, Joseph's Four Feet, Insole Merthyr, Aberdare Merthyr, Trœdyrhiew Merthyr, Sguborwen Merthyr, Cromamann Merthyr, Thomas Merthyr, Nixon's Merthyr.Les charbons de Newcastle devront provenir des mines de Newcastle connues sous les dénominations suivantes : Davison West-Hartley, Bedside West-Hartley, Hasting's West-HartIey, Cowpen West-HartIey, Carrs's West-Hartley, West-Hartley-Main, Buddle's West-Hartley, Londonderry West-Hartley. L'origine en sera constatée par une déclaration de l'agent consulaire de France dans la localité.Ces charbons en roches devront être de fraîche extraction, exempts autant que possible de soufre, de pyrite et de matières étrangères ; ils devront brûler vivement sans se coaguler et sans trop engager les grilles des fourneaux. Il sera accordé une tolérance de douze pour cent de menu. Toute quantité de menu qui excédera cette proportion ne sera pas payée.Art. 2.Les livraisons seront effectuées en totalité, le 1er mai 1874. Ce délai est de rigueur et exclusif de tout délai de tolérance.Art. 3.Le déchargement des navires commencera immédiatement après leur arrivée et la déclaration en douane, à raison de cent quatre-vingts tonnes par jour pour les bâtiments à vapeur et de vingt à quarante tonnes par jour pour les bâtiments à voiles, dimanches et jours fériés exceptés.Ce déchargement aura lieu sous palan. En conséquence le charbon sera livré par le capitaine le long de son bord, sur le quai ou à bord des bâtiments de la Marine. Il devra être déchargé avec toutes les précautions nécessaires pour le briser le moins possible.Le pesage sera opéré contradictoirement par les soins et aux frais de la marine.Art. 4.Les droits de douane resteront au compte de la marine.Art. 5.Les quantités de charbon admises en recette me seront payées au prix de vingt-sept francs quarante centimes par tonne de mille kilogrammes rendue à destination.Ce prix sera passible de la retenue de 3 p. 0/0 au profit de la Caisse des Invalides de la Marine, conformément aux dispositions de l'art. 23 de la loi de finances du 8 juillet 1852.Le paiement de mes livraisons aura lieu à Cherbourg et comme suit, conformément à la dépêche du 3 septembre 1870, savoir :1° moitié à l'avance après production des pièces justificatives d'origine et d'expédition.2° moitié après la recette.Art. 6.Le cautionnement de dix mille francs affecté à la garantie de l'exécution de mon marché du 1er août 1870, restera affecté à la garantie du présent traité.Art. 7.Je supporterai les frais de timbre et d'enregistrement du présent marché, qui sera imprimé également à mes frais et par mes soins à cinquante exemplaires.Art. 8.Je déclare avoir une parfaite connaissance des conditions générales arrêtées par le Ministre, le 30 mars 1847, et je m'engage à m'y conformer en tout ce qui n'est pas contraire aux dispositions qui précèdent.Cherbourg, le 6 février 1871.Le soumissionnaire, par procuration de M. Worms,E. PostelAccepté par les membres de la commission des marchés.Le Commissaire aux approvisionnements,Signé : A. Le Roy.Le Sous-directeur des Constructions navales,Signé : De Robert.Le Commissaire général de la Marine,Signé : De BonVu : L'Inspecteur de la Marine,Signé : Douville.Accepté par le Conseil d'Administration du port de Cherbourg dans sa séance du 21 février 1871.M. le Préfet maritime, usant des pouvoirs qui lui sont conférés par la dépêche du 10 septembre 1870, approuve le marché dont il s'agit, sauf à en rendre compte au Ministre par l'envoi d'un extrait de la présente délibération, du rapport de la Commission et d'une expédition du marché.Les Membres du Conseil,Signé : Brosselin, Alexandre, Véron, Moll, De Bon, Coup-Vent-Desbois, Roze, Gourjon, Inspecteur en chef, et Le Touzé, secrétaire.Pour copie, le secrétaire, signé : I. Le Touzé.Vu : le président, signé : G. Roze.Enregistré à Cherbourg, le 11 mars 1871, F° 107, R°, Ce 6. Reçu deux francs décime trente centimes.Signé : E. CazeauxCertifié conforme à l'original déposé au Commissariat,

1871.03.22.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871 22 mars 1871Monsieur Goudchaux à LondresJ'ai vos deux lettres des 20 et 21, et votre visite avec Herring chez Burness ne répond en aucune façon à ce qui pouvait convenir à la maison de Port-Saïd. Je viens de rompre une entente avec Bazin, ce n'est pas pour en conclure une avec des hommes que je connais à peine et qui s'imaginent que, si je viens à eux, c'est que je me trouve embarrassé d'agir seul. Gardons-nous donc de faire quelque chose qui pourrait déplaire à la maison de Port-Saïd et qui, d'après moi, présenterait de grands dangers.Je veux conserver toute ma liberté et travailler seul dans l'intérêt de la maison de Port-Saïd. S'il convient à M. Burness d'utiliser les services de cette maison, je suis tout disposé à le faire, comme de mon côté je ne demande pas mieux de m'adresser à Burness s'il y a convenance en traitant avec les armateurs de leur assurer dans les divers ports des prix auxquels je leur trouverai le charbon. Mais je ne veux pas d'engagement écrit. Si Burness veut me donner des prix aussi avantageux que d'autres vendeurs, je suis disposé à lui donner une préférence, sinon vous devrez vous entendre avec d'autres ou ne pas vous entendre avec aucun et vous borner à travailler uniquement pour Port-Saïd. Il est inutile de perdre votre temps à ces combinaisons. Ne vous laissez pas devancer par les autres. Restez avec Herring et, avec leur appui près des armateurs, faites votre tournée dans les divers ports. Je n'ai pas à vous donner d'autres instructions ; vous savez comment vous devez agir et certainement vous devrez réussir à ramener les armateurs qui nous ont quittés, sans autre motif que l'Agency que nous exigeons et qui était abandonnée par les concurrents. Si, pour rattraper Mac Gregor, vous devez accorder 90 [...], faites-le sans hésitation et, comme cet armateur sait que nous savons travailler, il reviendra à nous d'autant plus volontiers que nous pouvons vendre des services à ses navires que les autres, qui n'ont pas les mêmes facilités, pourraient le faire.A Glasgow, vous étudierez la place et vous verrez s'il est nécessaire de choisir un courtier ou un négociant pour visiter les armateurs et si le moyen est le meilleur pour se les attirer.Ne vous occupez pas des Holloway, j'aurai l'occasion de les voir à Paris et d'examiner s'il y a quelque chose à faire avec eux.

1871.04.26.De Saint-Germain-en-Laye.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871Saint-Germain-en-Laye, le 26 avril 1871Monsieur H. Goudchauxà LondresJe vous accuse réception de vos lettres des 20, 21 et 22 courants, que j'ai lues avec beaucoup d'intérêt. J'en adresse une copie à ma Maison de Port-Saïd pour la tenir au courant de toutes vos demandes, dont j'espère un bon résultat pour l'avenir.Nous sommes bien représentés à Liverpool où nous tenons la corde ; je compte que MM. Breeze & Cie réussiront à obtenir pour ma Maison de Port-Saïd les steamers de MM. Th. & I. Harrison qui m'ont déjà donné la consignation du "City of Bruxelles" dont ils ont eu un bon rapport.Nous sommes bien moins placés à Glasgow où les Bazin occupent la place, mais vous avez trouvé en MM. S. & R. Young & Cie des agents très influents auprès des armateurs qui vont se charger des intérêts de ma Maison de Port-Saïd à Glasgow.Vous espérez que, par leur activité et leurs grandes relations, ces Messieurs nous feront regagner par la suite un peu du terrain perdu ; nous en avons besoin.Vous êtes actuellement à Leith où vous vous occupez de rattraper la clientèle de Mac Gregor ; si vous réussissez, comme je l'espère, M. Rosseeuw en sera très heureux.[...]Port-Saïd attache une grande importance à la fourniture de la P. & O. Il faudra donc à votre retour à Londres enlever cette fourniture à 33/- Port-Saïd au lieu de 33/6 que je vous avais indiqué.Recevez mes sincères salutations.

1871.05.00.Screw-steamer Président.Iconographie

Document original

1871.05.03.De Saint-Germain-en-Laye.A Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 16 mars / 10 avril 1871 au 4 mai 1871Saint-Germain-en-Laye, 3 mai 1871Monsieur Hpte WormsPort-Saïd via Bordeaux[...]Goudchaux. Inclus, je vous remets deux nouvelles lettres de lui vous rendant compte de la fin de son voyage.Vous verrez que Mac Gregor est engagé avec L[...] pour quelque temps encore et qu'il a promis de nous prévenir afin de lui faire des propositions.De l'ensemble des lettres de Goudchaux, il résulte que les Lambert et Metrovich sont mieux placés que nous près des armateurs et que leur clientèle s'accroît pendant que la nôtre décline.Je suis quant à moi décidé à faire des sacrifices pour y arriver. Depuis quelque temps déjà, je pense à m'établir à Malte pour les battre en brèche, car je vois que c'est de là que partent les vapeurs avec les capitaines bien disposés en leur faveur. L'affaire de [...] est venue nous le confirmer. Aussitôt que M. Labosse viendra en France, nous causerons de tout cela et nous verrons d'aviser à ce que nous devons faire pour améliorer votre situation.Recevez....... II [M. Labosse] fera bien à son départ de s'arrêter à Malte et d'y étudier la possibilité de faire une concurrence sérieuse à Smith qui, par ses rapports avec Lambert, nous cause un préjudice sérieux en détournant les capitaines.[...]

1871.05.06.De Saint-Germain-en-Laye.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 4 mai 1871 au 2 juin 1871Saint-Germain-en-Laye, 6 mai 1871Monsieur H. GoudchauxLondresJe vous confirme ma lettre d'hier et reçois les deux vôtres du 4 courant.Louis Merton. J'apprends avec plaisir que vous avez obtenu la consignation de son vapeur "Avon" qui va partir dans quelques jours via canal de Suez. Vous avez dû accorder une commission de 3% à M. John Preston, courtier de M. Merton, et vous espérez qu'il emploiera toute son influence auprès de Ryde et autres armateursGreat Northen Telegraph Cy. MM. Herring & Cie me remettent copie de leur correspondance avec MM. Burness & Sons pour la consignation à ma maison de Port-Saïd des vapeurs "Great Northen" et "Africa" de cette Compagnie.Je pense comme vous que, pour supplanter de Mattos, Burness ont dû sacrifier une partie des 6% de commission que je leur accorde. Je suis heureux que ces vapeurs ne vont pas chez nos concurrents.Donald Currie - Vous avez vu cet armateur qui construit des vapeurs pour le Canal et vous pensez que, lorsque le moment sera venu, il nous donnera la préférence à prix égal.M. Donald Currie vous a chargé de me dire qu'il a à se plaindre de ma maison de Bordeaux et qu'il va peut-être cesser ses relations avec elle. Il désire que vous lisiez la correspondance pour m'en rendre compte. Je vous engage à le faire pour lui faire plaisir et voir de quoi il s'agit.[...]Examinez donc attentivement cette question et tâchez de convaincre M. D. Currie qu'il a tort de se plaindre de ma maison. Quant à moi, je serais personnellement contrarié que ses relations avec Bordeaux vinssent à cesser pour cette affaire car je sais que tout a été fait pour lui donner satisfaction.

1871.05.10.Entre H. Worms et F. Mallet et Cie.Convention.Achat du Président.Original

Document originalEntre les soussignés MM. F. Mallet & Cie, demeurant au Havre, d'une part,et M. Hypolite Worms, demeurant à Paris, d'autre part,il a été convenu et arrêté ce qui suit :Attendu qu'il existe un acte de société en date du 12 mars 1869 entre M. F. Mallet, associé en nom, et MM. Hypolite Worms et Jacques, Séverin, Maclou Hantier, tous deux associés commanditaires ; lequel qui dit acte s'est trouvé depuis lors amendé et complété par un sous-seing en date du 3 mai 1869,Attendu que MM. F. Mallet & Cie et M. Hypolite Worms ont reconnu l'utilité dans l'intérêt commun d'acheter encore un nouveau steamer, ils sont convenus de ce qui suit :MM. F. Mallet & Cie sont autorisés à acheter le steamer français "Président" à la Société des chantiers et ateliers de l'océan, à laquelle il appartient et ce, dans les conditions ci-après indiquées. Le prix d'achat ne devra pas dépasser 270.000 F. Cette acquisition sera faite deux tiers pour M. Hypolite Worms personnellement et un tiers pour la société F. Mallet & Cie. M. Hypolite Worms engage à la première demande de MM. F. Mallet & Cie à leur verser la somme nécessaire pour payer les deux tiers de cette acquisition. Par suite, sur l'acte de francisation M. Worms sera porté comme propriétaire des deux tiers du steamer "Président" et MM. F. Mallet & Cie comme propriétaires d'un tiers, soit dans la proportion de la part de propriété de chacune des deux maisons.Attendu que le steamer "Président" est affrété depuis le 1er janvier dernier par MM. F. Mallet & Cie pour compte de la participation existante entre eux et M. Hypolite Worms ; que par suite ses dépenses et ses recettes viennent déjà se fusionner dans le compte général ; conséquemment, les soussignés ont décidé que la participation du steamer "Président" commencerait à partir du 1er janvier dernier, comme si l'acquisition avait été faite à ladite date ; que toutefois comme les dépenses d'armement doivent être distinctes et ne viendront pas se fusionner dans la masse générale ; que ces dépenses d'armement qui, par le fait, se trouvent comprises dans la location payée à la Société des chantiers et ateliers de l'océan, location qui se trouvera à la charge du compte général de navigation ; les soussignés ont décidé que pour les quatre premiers mois de cette année, janvier, février, mars et avril, le compte d'armement du steamer "Président" serait débité de 1.000 F par mois, soit 4.000 F en tout, au crédit de son compte navigation, les soussignés estimant à ce chiffre les dépenses d'armement du steamer "Président" pendant les quatre premiers mois, dépenses qu'il aurait eues à supporter si l'acquisition avait eu lieu à la date du 1er janvier dernier.MM. F. Mallet & Cie auront la direction générale et complète de ce steamer.Les pouvoirs les plus étendus sont ici donnés par M. Hypolite Worms à MM. F. Mallet & Cie pour les réparations, les travaux et les améliorations qu'ils jugeront convenables de faire au steamer "Président" pendant tout le temps de la participation.MM. F. Mallet & Cie feront chaque année assurer le steamer "Président" pour la somme qu'ils jugeront convenable, le géreront comme s'ils en étaient les propriétaires uniques, lui faisant faire tous les voyages qu'ils jugeront à propos, M. Hypolite Worms ratifiant d'avance tout ce que MM. F. Mallet & Cie croiront devoir faire.En cas de perte dudit steamer pendant la durée de la société F. Mallet & Cie, ces derniers pourront le remplacer sans le consentement de M. Hypolite Worms ; que si ce dernier s'y refuse, la participation du steamer "Président" cessera naturellement du jour de la perte ; que s'il consent à ce que MM. F. Mallet & Cie le remplacent, il est entendu dans ce cas que la participation dudit steamer, interrompue lors de sa perte, recommencera le jour où le nouveau steamer sera prêt à entrer en ligne (dans l'un et l'autre cas, le compte participation sera établi dans les mêmes conditions que celles prévues dans l'acte de société F. Mallet & Cie pour les autres steamers).En cas de perte, que le steamer "Président" soit ou non remplacé, MM. F. Mallet & Cie, sur la somme qu'ils toucheront des assureurs, auront à remettre les deux tiers de ladite somme à M. Hypolite Worms, soit la proportion de son intérêt personnel dans le steamer perdu.De même, si en cas de perte du steamer "Président", M. Hypolite Worms consent à ce que MM. F. Mallet & Cie le remplace par un autre steamer, ce simple consentement de sa part suffira pour que les pouvoirs qui sont ici conférés à MM. F. Mallet & Cie pour l'achat du steamer "Président" leur soient renouvelés et continués pour l'achat du steamer en remplacement, M. Hypolite Worms ratifiant d'avance dans ce cas tout ce que MM. F. Mallet & Cie croiront devoir faire. Il est de plus bien entendu que M. Hypolite Worms aurait alors à rembourser à MM. F. Mallet & Cie les deux tiers du montant de la nouvelle acquisition faite par ces derniers.MM. F. Mallet & Cie choisiront dans chaque port leurs correspondants mais sans être responsables de leur solvabilité vis-à-vis de M. Hypolite Worms de même qu'ils ne sont pas responsables de la solvabilité des assureurs sur corps. MM. F. Mallet & Cie alloueront à leurs correspondants telles commissions qu'ils jugeront nécessaires. Pour les commissions auxquelles auront droit MM. F. Mallet & Cie, les soussignés conviennent qu'elles seront exactement les mêmes que celles perçues pour les autres steamers et s'en réfèrent à cet égard aux paragraphes 15, 17, 18, 19 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie.Pour les commissions auxquelles aura droit à la maison Hypolite Worms à Bordeaux, toutes les fois que le steamer "Président" ira dans ledit port, les soussignés s'en réfèrent également aux paragraphes 20 et 21 de l'article 15 dudit acte de société.Le compte de participation aura lieu dans les mêmes conditions que celui indiqué dans l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie, sauf la modification que l'adjonction du steamer "Président" apportera pour lui comme pour les autres steamers dans la participation du résultat final. Ainsi, à la fin de chaque année, MM. F. Mallet & Cie établiront le compte des steamers "Blanche", "Emma", "Marguerite", "Isabelle", "Lucien", "Séphora", "Gabrielle" et "Président" (ou tous autres achetés en remplacement) ainsi que de ceux affrétés en vue des mêmes services. Il sera ouvert deux comptes à chacun des steamers (sauf pour ceux affrétés qui ne peuvent avoir qu'un compte navigation). Ces comptes seront établis ainsi qu'il est dit aux paragraphes 32, 33, 34, 35 et 36 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie.Le solde du compte général de navigation, qu'il y ait pertes ou bénéfices, se divisera comme suit : un huitième concernera M. Hte Worms personnellement pour la part lui revenant dans le trafic général par suite du steamer "Emma" qui lui appartient en propre. Les sept autres huitièmes se diviseront comme suit : deux tiers pour M. Hypolite Worms personnellement et un tiers pour M. F. Mallet & Cie, c'est-à-dire dans la proportion d'intérêts de chacune des deux maisons dans les sept autres steamers.Le compte d'"Emma" pour son armement continuera à ne pas être fusionné avec les autres comptes d'armement et sera à la charge de M. Hypolite Worms seul ; de même les dépenses d'armement des sept autres steamers seront supportées deux tiers par M. Hypolite Worms personnellement et un tiers par MM. F. Mallet & Cie.Rien ne sera changé aux paragraphes 38, 39, 40, 41, 42 et 43 de l'article 15 de l'acte de société F. Mallet & Cie et les paragraphes 40, 41,42 et 43 s'appliqueront également aux nouveaux comme aux anciens steamers.MM. F. Mallet & Cie et M. Hypolite Worms conviennent également de ne rien changer aux paragraphes 46, 47, 48 et 49 de l'article 15 dudit acte de société et il est entendu que les conventions qui sont relatées s'appliquent aussi au steamer "Président".À l'expiration de la société F. Mallet & Cie, le steamer préside sera licité publiquement par les soins de MM. F. Mallet & Cie et le produit appartiendra pour les deux tiers à M. Hypolite Worms et pour un tiers à MM. F. Mallet & Cie.En cas de mort de M. F. Mallet, rien ne sera changé aux conventions relatées dans l'article 15 de l'acte de société.En cas de mort de M. Hantier, rien ne sera changé à l'article 18 du même acte.En cas de mort de M. Hypolite Worms, rien ne sera changé aux conventions actuelles ni à l'acte de société F. Mallet & Cie qui continuera à avoir son plein et entier effet en ce qui concerne les héritiers de M. Hypolite Worms, sauf les modifications relatées dans le présent sous-seing et nécessité par l'acquisition du steamer "Président", que celles qui n'avaient point été prévues dans l'acte de société et toutes difficultés entre les parties ou leurs héritiers devront être résolues dans les termes prévus dans ledit acte de société.Toutes les conventions sus relatées dureront aussi longtemps que la société F. Mallet & Cie.Rien n'est changé au dernier paragraphe du sous-seing en date du 3 mai 1869 relativement à la réduction de 2% à percevoir par MM. F. Mallet & Cie sur les frets d'entrée de sortie de Rouen même.Fait en double pour un exemplaire rester entre les mains de chacune des parties.Saint-Germain-en-Laye, le 10 mai 1871F. Mallet & CieHte Worms

1871.06.14.De Hypolite Worms - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Document originalHte Worms Port-SaïdPort-Saïd, 14 juin 1871Compagnie du Canal. Suivant l'opinion de Stapledon que je crois bien renseigné, la situation devient précaire plus que jamais. Le président a échoué en Angleterre dans sa tentative d'emprunt. Le chiffre des recettes de mai et juin est déplorable et depuis quelques jours les échouements dans le Canal deviennent plus fréquents comme aux plus mauvais temps des débuts ; les procès vont pleuvoir de tous côtés ; je vais en avoir pour ma part 2 ou 3 à soutenir contre la Compagnie, cela ne présage rien de bon, et une catastrophe pourrait être prochaine.Coste. Part dimanche prochain pour France. On me répète de nouveau qu'il ne doit pas rester longtemps à Port-Saïd ; encore un an peut-être. Cela vous faciliterait sans doute les négociations que j'indiquais à faire auprès de Cory.Graines de coton. Il résulte d'une conversation entre Stapledon et moi qu'il est tout disposé à s'entendre avec nous pour opérer sur une vaste échelle. Il s'engagerait à me prendre, rendue à Port-Saïd, le long de ses steamers, sous palan, toute quantité quelconque que je pourrais lui livrer à £ 6 ou £ 6/10, la tonne anglaise, et il fournirait les sacs nécessaires. J'ai répondu à ses demi-ouvertures que ces opérations ne commençaient que courant septembre ; que j'avais donc tout le temps de vous consulter et que nous en reparlerions, Stapledon et moi, avant longtemps : que du reste, cette proposition me convenait parfaitement. Voilà une affaire qui me conviendrait sous tous les rapports et cette nouvelle sera très agréable à M. Labosse qui connaît beaucoup mieux que moi, Zagazig, les moyens à employer. Je lui laisse donc le soin de discuter avec vous cette affaire qu'il connaît parfaitement. Veuillez seulement lui rappeler notre procès pendant avec notre transporteur Daubonne, procès qui n'a point fait un pas depuis son départ. Veuillez ajouter aussi que la Compagnie du Canal entrave de plus en plus les moyens de transport par son entremise, à elle, et que nous trouverons là des difficultés à surmonter, mais nous en viendrons à bout si nous nous attendons avec Stapledon."Séphora" ou autre équivalent. M. Labosse vous a déjà sans doute entretenu de mes idées à ce sujet : plus je vais, et surtout depuis que je me suis mêlé des affaires turques, plus je suis convaincu qu'un steamer, portant 5 à 600 tonnes de marchandises, outre son charbon, laisserait des bénéfices considérables au bout de l'année. Bien que le commerce des charbons avec Djeddah nous assurerait les dépenses du steamer et probablement un très beau bénéfice en sus. En outre, nous trouverions à Djeddah et surtout en face, sur la côte d'Abyssinie, une grande quantité de café et autres produits et des bestiaux à vils prix. M. Stapledon approuve tout à fait l'idée d'un steamer faisant un service régulier dans la mer Rouge, et se réserve d'avance de prendre la moitié de café que l'on ferait ramasser. M. Labosse vous dira aussi les idées de magasinage à Suez. Enfin, c'est une affaire à examiner et je lui appelle toute votre attention.Matériel. J'ai acheté à Alexandrie 2 mahonnes, l'une portant environ 130 à 150 tonnes, l'autre 40 à 50 tonnes charbon et un remorqueur qui me coûtera 18.000 F, rendu à Port-Saïd. Le remorqueur porte en outre une citerne à eau douce avec une machine pour élever l'eau dans les navires ; machine mue par la vapeur et pouvant délivrer 30 tonnes d'eau en moins de deux heures. Cela manquait tout à fait à notre port et la vente de l'eau doit d'après mes calculs couvrir les dépenses du remorqueur. Si l'affaire des graines de coton se réalise entre Stapledon et nous, je songe à acheter comme magasins flottants les deux grandes mahonnes de transit que M. Labosse connaît bien et qui portent chacune [270] tonnes. Quand la graine aurait cessé de nous occuper, ces mahonnes me serviraient de magasins à charbon à Suez. On me parle de 10 à 12.000 F chaque mahonne mais cela très vaguement.Hypolite Worms

1871.06.17-18.De Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.A Lucien Labosse.Paris.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Hypolite WormsSuez and Port Saïd Coal DepotEd. Rosseeuw & L. LabossePort Saïd (Égypte) 17/18 juin 1871Monsieur LabosseParis"Affaire turque"Dans ma lettre de ce jour à Monsieur Worms, vous voyez mon opinion bien arrêtée, sur ce point. Je ne veux plus traiter sur de pareilles bases, mais je vous conseille fortement de pousser votre voyage de retour jusqu'à Constantinople ; il y a certainement des affaires à faire pour Djeddah. Jusqu'à présent, elles se traitent au hasard avec toute l'imprévoyance turque et passent par des mains ignobles.Je pense qu'on peut mieux faire et que, appuyé comme vous l'êtes à Constantinople, vous devez réussir et régulariser le gâchis où le gouvernement turc patauge jusqu'à présent.Voici ce que je proposerais et ce que je désire obtenir : vendre et livrer à Djeddah, régulièrement par mois, 1.000 T de charbon ½ Cardiff, ½ Newcastle, sous palan. Tandis que, maintenant, ou on manque de charbon, ou il en arrive trop à la fois, on a payé jusqu'à £ 8 la tonne dans un moment de pénurie.Ashir, l'envoyé turc avec lequel je me débats en ce moment, cherche de tous les côtés à conclure un tel marché régulier, mais jusqu'à présent, je le crois du moins, il n'a pas réussi.Mon ambition serait de vendre à £ 4 la tonne sous palan. Ce prix est très beau, et permettrait au besoin de graisser la patte à qui de droit, sans nous réduire à cette sale extrémité de vendre à faux poids.Tous ces calculs faits un peu bien en l'air laissent une belle marge, soit 12 F 50 par tonne sur le fret de Suez à Djeddah, mais je crois pouvoir affirmer qu'à Constantinople, vous traiteriez facilement à £ 3.10/ au lieu de £ 4. II vous reste maintenant à voir et à refaire les calculs à votre façon.Remarquez que je ne compte rien en notre faveur comme retour de Djeddah à Suez, et certainement nous aurions du fret au retour, sans compter les pèlerins, du moment que nous aurions une ligne régulière bien servie.Je n'ai pas besoin de vous dire qu'à cette opération de charbon se rattacheraient les opérations de la mer Rouge dont nous avons causé souvent ensemble, je supprime donc les détails. Dites à Monsieur Worms que ce serait en petit le commencement de la réalisation de l'opération de l'Yemen projetée avec Gustave Crémieux.

1871.06.17-18.De Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Hypolite WormsSuez and Port Saïd Coal DepotEd. Rosseeuw & L. LabossePort Saïd (Égypte) 17/18 juin 1871- Holt -Je suis enchanté de votre bonne entrevue avec lui, j'en fais part à Monsieur Stapledon, et nous paraissons les meilleurs amis du monde.Si, à ce client important avec ses amis, Rathbone et autres, nous pouvons ajouter partie des steamers des Harrisson, et rattraper Mac Gregor, je nous estimerai déjà fort heureux, surtout si nous conservons la Marine et reprenons la Compagnie I.S. Appuyés sur ces bases, nous aurions déjà beaucoup à faire et le reste viendrait peu à peu.Nous comprenons, vous et moi, notre côté faible. Les capitaines doivent, sans aucun doute, même sans parler de "Back-chiches", préférer la bonne réception anglaise de Mitrovich à la nôtre. Le temps seul pourra remédier à cela.Je lis avec plaisir tout ce que vous me dites de Goudchaux. Il a bien fait d'installer un agent à Glasgow ; c'est un grand centre d'armateurs de steamers.- Malte -C'est une question très délicate, très difficile. Ne vous engagez pas trop vite avec Burness, à moins d'y trouver des avantages certains et immédiatsJe viens de causer de nouveau avec Stapledon ; personnellement, il est opposé à Malte, et il me dit que Monsieur Holt a donné à ses capitaines instruction de ne faire de charbon à Malte qu'en cas d'absolue nécessité. Ne nous pressons donc pas trop.[...]Steamer "Séphora"ou autre.Dans ma lettre particulière à Monsieur Labosse, incluse, j'entre dans tous les détails relatifs à cette affaire.Vous me dites que vous ne voulez faire aucune ouverture avant d'avoir reçu ma demande positive. Je pense que ce mot ouverture s'applique à Monsieur Mallet.Quoi qu'il en soit, je ne puis aujourd'hui vous adresser aucune demande positive ; je dois agir avec prudence. Mais pour être prêt quand le moment très probable sera venu, je vous prie de faire dès à présent les ouvertures dont vous me parlez et de me répondre aux deux questions suivantes :1° Si dans un délai de, disons, 1 à 3 mois, je vous demande de m'expédier le s/s "Séphora" pour rester ici à ma disposition ; êtes-vous décidé à l'avance, à me l'adresser ?2° A quelles conditions me louerez-vous ce navire par mois, tous frais d'entretien, nourriture de l'équipage, assurances [...] à votre charge.Moi n'ayant à payer que le charbon, droits de port, pilotage à [...], usant en un mot du navire comme chose à moi appartenant, et vous me donnant tous vos droits d'armateur sur le capitaine et l'équipage ?En me répondant, je vous prie de me fixer exactement la consommation de charbon par 24 heures et de me fournir le plus de renseignements possibles sur l'accastillage du navire.

1871.06.29.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd

Origine : Copie de lettres à la presse du 26 juin 1871 au 19 juillet 1871 29 juin 1871Monsieur Ed. RosseeuwPort-Saïd Vous savez que depuis déjà pas mal de temps nous avons de bons rapports avec MM. James Burness & Sons, une maison de Londres très honorable, qui nous procure la consignation d'un certain nombre de vapeurs. Ces Messieurs ont des dépôts à Gibraltar, Malte, Aden, Pointe de Galles et Singapour et, par cela même qu'ils peuvent offrir aux armateurs une suite continue de dépôts entre l'Angleterre et les Indes, se trouvent placés dans une position très avantageuse. MM. Burness, désireux d'ajouter Port-Saïd à leur liste, nous avaient déjà fait des ouvertures pour faire un arrangement avec eux, et dans le but de profiter des avantages de leur position, nous les avions écoutées, mais les conditions n'étant pas admissibles, on arriva à aucun résultat. Aujourd'hui voici ce que m'écrivent MM. Herring dans une lettre particulière :« J'ai eu une longue discussion avec MM. Burness au sujet de l'agence de charbon à Port-Saïd, et d'après certaines remarques qu'ils ont laissé tomber dans le cours de la conversation, j'en suis arrivé à la conclusion que le présent statu quo ne durera pas beaucoup plus longtemps. C'est par conséquent à M. Worms de considérer promptement la question de savoir s'il fera un arrangement avec eux ou s'il les laissera en faire un avec Wills Manche & Cie. Je n'ai pas besoin de vous dire que je penche fortement pour la première alternative, mais je ne désire pas que mes vues aient trop de poids car je peux me tromper dans la croyance que j'ai qu'une ligne continue a un avantage énorme sur une concurrente qui n'a qu'une seule station. MM. Burness proposent que M. Worms leur paie 6 d par tonne sur tous les charbons vendus aux vapeurs anglais et sur ceux des pavillons étrangers qui seraient amenés par leur influence. Sur cela, ils paieraient à Breeze & Cie (qui sont aussi leurs agents) l'agence de Liverpool en entier. Ils paieraient de plus aux courtiers et contracteurs, et nous donneraient un tiers du net qui leur resterait. Ce ne serait peut-être pas l'équivalent de nos profits actuels, mais, malgré cela, nous préférerions cet arrangement s'il donnait à M. Worms de meilleurs résultats pour sa mise de fonds à Port-Saïd, et vous pouvez par conséquent tenir la proposition de MM. Burness comme ayant notre approbation si elle a celle de M. Worms sous d'autres rapports. En un mot, M. Worms n'a qu'à considérer ses propres intérêts dans l'affaire, MM. Burness ayant pourvu à tous les autres. »Cette proposition me conviendrait d'autant plus qu'elle m'est transmise par Herring eux-mêmes et que leurs intérêts n'y sont pas complètement sacrifiés. Veuillez la considérer en songeant que Burness est une Maison très bien posée, ayant déjà par ses autres dépôts des rapports avec les armateurs, ayant son bureau tout organisé pour ces affaires et que son concours pourrait nous être très avantageux et dites-moi si vous pensez que je doive l'accepter. En attendant j'écris à Herring que pour moi elle me sourit, mais que je vous consulte. Hpte Worms

1871.08.03.De Geo et A. Herring et Cie.Londres.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1865-1874Annexée à la lettre à Hte Worms Port-Saïd du 3 août 1871.Extrait d'une lettre de MM. Geo & A. Herring & C° - LondonEn date du 3 août 1871Port-Saïd - The proposed arrangement with MM. Burness & Sons being somewhat disjointed, we have embodied thé whole matter in a letter to them, of which we send you a copy, and we doubt not they willl now reply to your letter of the 22 of July. We were very much pleased so learn from them this afternoon that they had succeed in getting the coaling of Mrs Greens' "Viceroy" and that, according to present arrangements largest supplies will be taken at Port-Said. This being the first steamer of a very important line, the consignment may lead to a good business, and therefore very satisfactory. In the struggle for the "Viceroy", which was, you may well supppose, a very severe one, we gave Mrs Burness all the assistance in our power.London, 3 August 1871Mrs James Burness & Sons - Leadanhall StreetDear Sirs,On the 28th of June last, you expressed your willingness to cooperate with our mutual friend, Mr Hte Worms, by the introduction of his Port-Saïd & Suez agencies into your general list of stations, and on the following conditions.1 - That you should be paid a commission of six pence per ton of all coals supplied by him to English steamers at Port-Said or Suez, and to steamers of foreignflag influeved to his address by you.2 - That MM. S. Breeze & C° should be allowed by you a commission of six pence per ton, on all their Liverpool business as heretofore.3 - That the above mentioned commission of six pence per ton paid to you, after deducting commission paid to MM. S. Breeze & C° or other, should be divided between you and ourselves, in the proportion of two thirds to you, and one third to us.These conditions we submitted the same day to Mr Worms through Mr Henri Goudchaux, expressing our entire concurrence in them, and our belief, that the proposed change, would prove beneficial to his interest.There is no arrangement other than the foregoing to which Mr Worms could have referred when he wrote to you on the 22nd ult as follow :I have much pleasure to inform you that my house at Port-Saïd accept the arrangements to be made between us as mentioned by our mutual friends Mrs Geo & A. Herring & Cie.The second condition being a matter entirely between you and Mrs Breeze & C° is open, of course, to any modification that you and they may agree upon, and our participation in the third condition is, as you are aware, quite satisfactory to us.As regarde the suggestions of Mr Worms' Port-Saïd house or any other matter of details, we beg you will correspond with Mr Worms direct, and meanwhile, assuring you of our hearty cooperation.[...]

1871.08.17-18.A Edouard Rosseeuw - Hte Worms Port-Saïd.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 août 1871 au 5 septembre 187117/18 août 1871Monsieur Ed. RosseeuwPort-Saïd[...]Compagnie du Canal. Nous ne devons pas trop nous décourager pour un moment de stagnation qui, même d'après vous, semble affecter vos voisins aussi bien que nous. Le Canal éprouve des difficultés en ce moment ; malgré cela j'ai, avec beaucoup d'autres, bonne espérance dans le succès final de l'entreprise. Le matériel de la navigation à vapeur pour les Indes, la Chine et le Japon se transforme. En Angleterre, dans ce moment, on construit à grands frais des steamers adaptés aux besoins de ce commerce lointain. Les gens qui les font construire sont au courant de ce trafic et des immenses ressources qu'il offre dans le présent aussi bien que des développements dont il est susceptible dans l'avenir ; ils ont pour les guider l'expérience du Canal en opération et des facilités qu'il peut donner. En un mot ce sont des gens d'affaires qui agissent avec connaissance de cause et doivent savoir le parti qu'ils peuvent tirer de la nouvelle voie de communication que de si grands intérêts ne laisseront jamais fermer.La Compagnie a besoin d'emprunter F 20.000.000 depuis quinze jours. Je suis en négociation avec Sir Edward Watkin et des capitalistes anglais pour lui procurer cette somme, je ne sais pas si je pourrai y réussir.Ce Sir Edward Watkin est le M. Watkin que vous avez vu ici venir me proposer d'établir la maison de Grimsby et construire à Hull les steamers qui ont fait la Compagnie Anglo-French.[...]

1871.08.29.A F.Mallet et Cie.Le Havre.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 14 août 1871 au 5 septembre 187129 août 1871Messieurs F. Mallet & CieLe Havre[...]"Henri IV". Je crois savoir que la maison à Port-Saïd à qui ce vapeur sera consigné est la maison Wills Manché & Cie, agent de la Compagnie Powell Duffryn. Je connais la préférence de MM. Quesnal pour ce charbon mais, cependant, je vous serai obligé de leur faire savoir que je regrette, non pas tant de perdre moi-même la consignation de ce navire, mais d'en voir charger ces Messieurs et voici pourquoi.Il y a quelque temps une maison de Hambourg a expédié par le Canal un vapeur nouvellement construit qu'elle a baptisé le "Sedan" et qui est orné d'un aigle immense décapité. Le capitaine s'est adressé à ma maison qui a refusé catégoriquement de lui prêter son concours. La seule maison française en dehors de la mienne, celle de MM. Bazin & Cie, a fait la même réponse et en désespoir de cause le capitaine s'est adressé à MM. Wills Manche & Cie qui se sont empressés de se mettre à sa disposition.Dans ces circonstances et lorsqu'il passe si peu de navires français par le Canal, je regretterai infiniment, comme le feront ma maison et tous les Français de Port-Saïd, de voir le "Henri IV" consigner à MM. Wills Manché & Cie, dans le bureau de qui le capitaine pourra peut-être se trouver avec celui du second vapeur des mêmes armateurs, appelé le "Metz".Je préférerai certainement, si je ne puis l'avoir moi-même, le voir consigner à MM. Bazin & Cie dont la concurrence est cependant beaucoup plus vive que celle de Wills Manché & Cie.[...]

1872.01.00.Screw-steamer Commandant-Franchetti.Iconographie

Document original

1872.01.17.A la Compagnie générale transatlantique.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 30 décembre 1871 au 18 janvier 187217 janvier 1872Messieurs les administrateurs de la Compagnie générale transatlantiqueParisComme suite à la correspondance qui vient d'être échangée entre vous et ma maison de Cardiff, et à la conversation que mon représentant a eue, avant hier, l'honneur d'avoir avec Monsieur le directeur de votre Compagnie, et pour le cas où il pourrait entrer dans vos convenances de conclure avec moi un arrangement sur une base plus large que celui auquel vous aviez d'abord pu songer, je viens appeler votre attention sur les conditions auxquelles je serais prêt à entreprendre le soin des approvisionnements de tous les charbons nécessaires à vos services.Ces conditions seraient les suivantes :1°) En ce qui concerne le choix des charbons, je soumettrais à votre Compagnie une liste de tous les bons charbons de Cardiff et de Newport ainsi que des agglomérés dont mon expérience m'a permis de reconnaître la qualité. Vous m'indiqueriez au besoin les points dont vous auriez des motifs pour désirer l'approvisionnement en une espèce particulière de charbon ou d'agglomérés ; pour les autres points je puiserais dans la liste et lorsqu'au bout d'un certain temps, votre Compagnie aurait pu se livrer à un essai comparatif des différents charbons, elle me signalerait ceux auxquels je devrais donner la préférence ou qu'elle désirerait voir exclus de ses fournitures. [...]Je ne prendrais en ce qui touche à la qualité aucune responsabilité, agissant purement comme intermédiaire entre votre Compagnie et les mineurs ; je m'engagerais seulement à faire surveiller la mise à bord et le criblage des chargements par des inspecteurs spécialement préposés à ce travail. [...]Chaque expédition serait accompagnée d'un certificat de la mine constatant la provenance et le criblage du charbon et, en cas de réclamation de votre part pour raison de qualité ou pour tout autre motif, ces réclamations seraient transmises par moi à la mine et réglées suivant vos instructions et au mieux de vos intérêts.Quant au mode à adopter pour les achats nécessaires à vos besoins, ils se feraient par mes soins, soit à l'aide de marchés conclus à l'avance, soit par des acquisitions de chargements isolés faits au fur et à mesure des affrètements. Un système combiné m'a jusqu'à ce jour paru le plus avantageux et j'ai adopté le plan de m'assurer une position de mes besoins par des contrats faits à l'avance et de me procurer le solde nécessaire par des acquisitions faites au jour le jour, surveillant les occasions, toujours prêt à accueillir des offres et tenant ainsi en éveil la concurrence des propriétaires de mines. Vous comprendrez sans doute l'avantage, qui peut découler pour un consommateur, d'être ainsi constamment en rapport avec tous les chefs d'exploitation, de s'appuyer sur tous indistinctement sans donner une préférence à l'un ou à l'autre, avantage que j'ai moi-même apprécié plus d'une fois.[...]Peut-être ne sera-t-il pas inutile d'ajouter en terminant que je suis depuis nombre d'années le fournisseur de la Compagnie des Messageries maritimes, de la Marine française pour tous les charbons anglais dont elle peut avoir besoin de temps à autre, de la Société du Lloyd autrichien pour une portion considérable de ses approvisionnements, enfin de plusieurs autres compagnies et consommateurs en Europe, dans l'isthme de Suez et ailleurs.[...]

1872.02-03.Commissions payées à Geo et A. Herring et Cie

Origine : Copie de lettres à la presse n°340 - du 28 février 1872 au 18 mars 1872Commission payée à Geo & A. Herring & Ciesur charbons fournis aux steamers ayant quitté l'Angleterre avant le 22 juillet 1871juillet 3Arcturus110 tonnes17City of Brussels100 tonnes22Ulysses179 tonnes29Hector216 tonnes10Dagupan111 tonnes4Timsah55 tonnes4Euphrates153 tonnes17Patna115 tonnes4Shiraz161 tonnes11Arcot312 tonnes19Cella85 tonnes18Craigforth175 tonnes19Albatross142 tonnes31Cheops273 tonnesAoût 9Achille401 tonnes17Diomed300 tonnes28Nestor252 tonnes15Ispahan262 tonnesSeptembre 23Ajax359 tonnes26Priam313 tonnesOctobre 5Sarpedon301 tonnes21Bernard133 tonnes20Avon100 tonnesNovembre 2Menelass377 tonnes3Africa120 tonnesDécembre 5Fordenskjold154 tonnes-----------------5 259 tonnesà 6 d par tonne : £ 131.9.6

1872.02-03.Commissions payées à James Burness and Sons

Origine : Copie de lettres à la presse n°340 - du 28 février 1872 au 18 mars 1872 - page 460Commission payée à J Burness & Sons sur charbonsfournis aux steamers ayant quitté l'Angleterre après le 22 juillet 1871Août 28Bagdad68 tonnesSeptembre 5Enterprise245 tonnes7Commander97 tonnes7Albay82 tonnes10Arcot290 tonnes18Alonzo50 tonnes20Rydal Hall50 tonnes14Punjaub184 tonnes29Ulysse374 tonnesOctobre 9Hailoong130 tonnes13Washi31 tonnes16Viceroy290 tonnes16Arcturus80 tonnes17Achille92 tonnes27Bagdad40 tonnes27Ispahan74 tonnes29Cheops240 tonnes30Diomed220 tonnesNovembre 9Batara Bayon Sree11 tonnes17Nestor350 tonnes21Nemesis400 tonnes25Isa44 tonnes26Alonzo100 tonnes27Burmah160 tonnesDécembre 1Nebraska897 tonnes1Petroculus137 tonnes4Rydal Hall148 tonnes14Sennasserim65 tonnes18Timsah84 tonnes21Bagdad234 tonnes27Scotland165 tonnes30Gunga205 tonnes30Ulysse354 tonnes21Hector65 tonnes----------------6 056 tonnesà 6 d la tonne : £ 151.8

1872.02.14.A la Société de navigation à vapeur Adria.Trieste

Origine : Copie de lettres à la presse - du 6 février 1872 au 28 février 187214 février 1872Messieurs les Administrateurs de la Société de navigation & vapeur AdriaTriesteLa présente qui vous sera remise par mon représentant, M. Anto Burlo, a pour but de vous offrir les services de ma Maison de Port-Saïd pour les deux vapeurs de votre Compagnie, le "Nar[...]" et le "Fimavo" qui vont, je crois, se rendre dans l'Inde par la voie du canal de Suez.Je suis prêt à fournir à ces deux vapeurs le charbon Cardiff et Newcastle qui pourra leur être nécessaire au prix de 33 (trente trois) shillings par tonne à bord. J'acquitterais également les droits de passage et tous les débours des vapeurs dans le Canal moyennant une commission de 1%, et ma facture pour le charbon et les avances me seraient remboursées par une traite du capitaine sur vous à 30 jours de vue en £ payables au cours du change.Ma Maison de Port-Saïd, établie depuis l'ouverture du Canal, possède toutes les facilités nécessaires pour donner aux vapeurs une prompte expédition ainsi que l'assistance dont ils peuvent avoir besoin pendant leur passage. Les charbons qu'elle a en dépôt sont tous des meilleures provenances et expédiés directement par mes propres maisons en Angleterre. Votre Compagnie obtiendrait, j'en suis sûr, toute satisfaction en s'adressant à moi, et je serais très heureux d'être chargé de la consignation d'une ligne qui est probablement destinée à acquérir une certaine importance dans la navigation de l'Inde par le Canal.Je suis en même temps à même de vous proposer d'approvisionner vos vapeurs aux ports de Gibraltar, Malte, Aden, Pointe de Galle, Singapour et Yokohama où mes amis et agents de Londres, MM. James Burness & Sons, ont des dépôts, et sous ce pli, je vous adresse leur carte avec l'indication de leurs différents prix. Ces Messieurs m'ont prié de solliciter la consignation de vos navires d'une manière toute spéciale et de vous assurer que leurs meilleurs soins et ceux de leurs agents leur seraient accordés.Pour le cas où vous accepteriez mes propositions, je vous adresserais ainsi qu'aux capitaines de vos deux navires une lettre d'introduction pour les différents ports et, en même temps, préviendrais mes représentants de leur arrivée. Veuillez agréer...Je suis presque toujours affréteur de vapeurs à charger à Cardiff et à Newcastle pour Port-Saïd pour mon propre compte, Aden et Bombay pour compte de MM. J. Burness & Sons, et à l'occasion, aurai grand plaisir à affréter quelques-uns de vos navires.[Note :] C'est la première fois que M. Worms fait des offres de services pour des ports d'escale sur une ligne de vapeurs.

1872.02.15.A Alfred André.Paris.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse - du 6 février 1872 au 28 février 187215 février 1872Monsieur Alfred André, député de la Seine - ParisMonsieur le Député,[...]Mais il est un autre point que je désire vous soumettre et pour mieux vous faire comprendre la force de mon observation, je vous demanderai la permission de vous citer, comme exemple, la situation qui me serait faite à moi personnellement, pour le cas où la loi que vous avez proposée viendrait à être adoptée. Mes affaires consistent principalement en exportation de charbons faite d'Angleterre sur presque tous les points du monde ; j'ai en Angleterre plusieurs maisons qui sont chargées de la partie active de mes affaires et des opérations qu'elles comportent, et je ne fais ici que donner la direction et centraliser les écritures. La comptabilité nécessitée par ces transactions effectuées en Angleterre vient, par conséquent, passer entre mes mains à Paris, ce qui certes, ne constitue pas une opération faite en France, mais, pour aller encore plus loin, le remboursement que me font les clients qui sont, dans un cas, la Compagnie des Messageries maritimes par ses dépôts d'outremer, dans l'autre, des Compagnies des gouvernements et des acheteurs étrangers, est, presque sans aucune exception, fait en Angleterre, d'où il résulterait que, par ce seul fait que je me trouve résider à Paris, où j'ai mon domicile uniquement pour ma convenance personnelle et non pour celle de mon commerce, et parce que j'ai réussi, moi, Français, à enlever à des maisons anglaises des affaires leur revenant naturellement, je me trouverais moi-même être soumis pour des opérations traitées et liquidées à l'étranger, à un surcroît de charges provenant, sans aucune autre raison quelconque, d'écritures passées à Paris, charges, notez le bien, n'incombant pas aux concurrents contre lesquels j'ai à lutter. Quelle serait, Monsieur le Député, la conséquence de cette nouvelle situation pour moi ? Ces expéditions de charbons se font sur une si grande échelle et ne produisent que des bénéfices si restreints qu'il n'y aurait pour moi qu'une alternative ou, par suite des charges énormes que m'imposerait la loi proposée, me résigner à voir quantité d'affaires m'échapper pour passer entre des mains anglaises, ou transporter en Angleterre le siège de ma comptabilité qui s'est jusqu'à présent, trouvé à Paris.Je ne saurais vous dire laquelle de ces deux décisions il me serait le plus pénible de prendre, et je ne puis me résoudre à croire que ce soit là la situation que vous ayez l'intention de créer aux maisons se trouvant dans le même cas que la mienne.[...]

1872.03.19.A Paul Bayle.Le Caire.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 18 mars 1872 au 8 avril 187219 mars 1872Monsieur P. BayleCaire - Égypte via MarseilleCher Monsieur,Je vous confirme mes dernières des 1er, 9 et 12 courants et j'ai bien reçu dimanche matin votre télégramme du 16. De suite je vous ai télégraphié la réponse suivante que je vous confirme." Offre 60.000 tonnes Kivelon ou Yorkshire 36/ shillings, 20.000 tonnes Newcastle 37 shillings, 20.000 tonnes Cardiff 38/6 - faculté expédier steamers avec déchargement usuel. "[...]Dans la position actuelle des choses, tant comme charbon que comme fret, je ne pense pas qu'une autre maison puisse être en position de faire une pareille offre soit comme prix soit comme quantité. Cela tient à la grande position que la Maison occupe dans le commerce du charbon. Je vous en donnerai une idée en vous disant qu'elle expédie des différents ports houillers d'Angleterre plus de 900.000 tonnes de charbon chaque année, ce qui représente presque un douzième de la quantité totale qui s'exporte.[...]Paiement. II reste bien entendu que sur livraison de chaque chargement les chemins de fer remettront leurs bons d'usage payables à 3 mois pour ce qui pourra les concerner et les autres administrations égyptiennes des Redjas à 3 mois également. La Maison connaît bien ces modes de paiement, ayant fait précédemment des affaires importantes avec les diverses administrations égyptiennes.

1872.04.10.De Tinel & Cie.Le Havre.Courrier et facture

Havre, 10 avril 1872 Tinel & Cie Monsieur H. Worms 7, rue Scribe Paris Nous recevons votre lettre du 9 courant. Nous vous avons expliqué les motifs qui, en dehors de l'engagement pris par votre Maison de Cardiff, nous faisaient maintenir telle qu'elle a été établie la facture de l'"Oxford". Nous sommes convaincus que la compagnie des Messageries qui sait comme vous combien notre contrat est onéreux, n'hésitera pas, après les motifs que nous avons donnés, à régler suivant les conventions arrêtées à Cardiff, à la conclusion du contrat. Veuillez recevoir nos bien sincères salutations. Tinel & Cie [Facture] Cardiff Mar 28 1872 H. Worms Cardiff To Tinel & Co. Patent Fuel Manufacturers For Compressed Welsh Steamcoal 1550 [montants] Per "Oxford"

1872.04.11.A Hte Worms Grimsby.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 8 avril 1872 au 30 avril 187211 avril 1872Monsieur Hte WormsGreat GrimsbyJe vous confirme mes dernières des 9 et 10 et j'ai votre amicale du 9 avec son contenu."Sveti Krir". Je vous fixerai décidément quand ce navire sera prêt, dès maintenant je peux vous dire qu'il ira à Kustendji, à moins que vous n'en trouviez un autre de même tonnage environ pour ce port et deux pour Varna.Port Saïd, option Alexandrie. Prenez tout ce que vous pourrez trouver à £ 20. J'attends des chartes-parties. Vous savez que vous ne devez même pas manquer un affrètement pour 10/.Je note les remises qui vous ont été faites et les navires que vous avez en tout et charges. J'attends maintenant votre balance et les détails que vous avez à me remettre fin de mois ainsi que les autres que je vous ai demandés, comme les comptes de différence de prix charbon Grandchamp, les diverses quantités à lui fournies le mois dernier, le total des quantités South Yorkshire, Shircoaks, Whitwood et autres charbons de Hull. Vous auriez dû m'avoir donné ces derniers détails depuis longtemps.Cronstadt. Je vous ai dit hier de payer £ 8.10 pour faire quelques affrètements. Vous aurez soin, comme je le faisais, de garder en main 2 ou 3 chartes-parties pour pouvoir être en position d'offrir toujours quelque chose à un prix fixe.Vous m'aviez parlé d'une offre à Sievers pour 2.000 tonnes je crois. Qu'est-elle devenue ? Vous n'offrirez plus rien maintenant au-dessous de 25/6 coût et fret et seulement pour 1.500 à 2.000 tonnes.Grande société russe. Vous a payé et si elle nous fait une demande pour cette année vous m'en aviserez par télégramme ou lettre selon le cas et je vous répondrai de la même manière. Si vous prévoyez une demande de leur part ou aussitôt que vous en aurez avis, demandez aux docks leur prix pour 5 à 6.000 tonnes d'ici le 15 septembre, ils vous offriront le cours probablement mais vous auriez soin de leur dire que c'est le même contrat que j'ai eu plusieurs fois pour leur charbon et qu'il me faut un prix déterminé.[...]

1872.04.15.A Henri Goudchaux.Londres.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse du 8 avril 1872 au 30 avril 187215 avril 1872Monsieur H. Goudchaux, Londres[...]Burness. Vous savez que j'ai accepté toutes leurs conditions 9 d au lieu de 6 d par tonne de commission et une somme fixe de £ 50 par an pour frais de voyage, imprimés, port de lettres, etc. mais il y a deux points que je voudrais régler avec eux et qui ne peuvent guère se régler que verbalement.1°) Burness ont en Angleterre tous les avantages de la position, ils voient les armateurs et traitent avec eux. Leur influence avec ces derniers ne peut qu'augmenter par la continuation de ces rapports et je ne voudrais pas qu'ils pussent à un moment donné me mettre de côté soit en s'établissant eux-mêmes à Port-Saïd, soit en s'entendant avec une autre maison. Je voudrais donc avoir avec eux un arrangement signé qui nous unit l'un à l'autre pendant un certain nombre d'années et continuât toujours d'exister après ce laps de temps pour une année après que l'une des deux parties l'aurait dénoncé à l'autre.2°) Vous verrez par les deux copies incluses des lettres de Rosseeuw ce qu'il dit de Stapledon. Rosseeuw ne peut payer deux commissions sur ces affaires-là. Ces affaires de Stapledon étaient en nos mains avant notre liaison avec Burness comme ils le savent parfaitement bien. Son influence avec Holt semble être toute puissante ; Burness ont pu s'en apercevoir aussi bien que Josse qui l'avait vu dans sa conversation avec Holt. Il serait par trop fâcheux de perdre ces affaires en refusant la demande de Stapledon. C'est un cas exceptionnel que Burness & Cie auront la justice de prendre en considération. Je leur demande de se contenter de 6 d de commission au lieu de 9 d sur les steamers de Holt et autres qui sont à la disposition de Stapledon.