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1857.00.Entre Hypolite Worms et Chemins de fer du Midi.Projet de contrat Emma et Séphora.Original
[Voir 9 février 1856.]
M. Worms met à la disposition du Chemin de fer du midi les deux steamers "Emma" et "Séphora" pour l'emploi et aux conditions qui suivent :
Transport de marchandises de Bordeaux :
à Grimsby, touchant à Dieppe ;
à Dieppe et Paris (chemin de fer) ;
à Londres avec transbordement à Dieppe sur d'autres steamers.
Retour de marchandises de Grimsby à Bordeaux, direct. M. Worms s'engage à ne faire naviguer ces deux steamers que sur les ports indiqués : Bordeaux, Dieppe, Grimsby.
La durée probable d'une tournée complète de Grimsby à Bordeaux, de Bordeaux à Dieppe, et de Dieppe à Grimsby, est de 25 jours, en sorte que par les deux steamers il y aurait un départ de Bordeaux tous les 13 ou 14 jours.
Mais il est impossible de rien préciser à jour fixe, et les steamers feront tout et autant de voyages qu'il sera possible dans le circuit indiqué.
M. Worms tiendra toujours à la disposition du Chemin de fer du midi, sur chaque steamer et à chaque départ, soit de Bordeaux à Dieppe et Grimsby, soit de Grimsby à Bordeaux, un vide de 200 tonneaux de mer, sauf plus s'il y a moyen, mais sans engagement ferme. Le Chemin de fer du midi devra déclarer huit jours à l'avance s'il compte charger tout ou partie des 200 tonneaux réservés, et s'il désire plus que les 200 tonneaux.
Et, en tout cas, soit qu'il donne charge ou non charge, jusqu'à concurrence de 200 tonneaux, il devra et paiera comptant à M. Worms, à chaque départ de Bordeaux à Grimsby, une somme de 2.500 F, qui restera toujours acquise à M. Worms.
Cette somme de 2.500 F représentera le fret dû par la Compagnie à M. Worms pour les premiers cents tonneaux chargés à Bordeaux pour Grimsby, ou sera un acompte à valoir sur le fret des marchandises chargées par la Compagnie pour Grimsby, Dieppe, Paris, Londres, dont compte à faire. M. Worms effectuera le transport des marchandises reçues de la Compagnie, aux prix suivants :
de Grimsby à Bordeaux - 25 F le tonneau de mer, net.
De Bordeaux à :
Dieppe 19 F le tonneau de mer, net
Paris 30 F le tonneau de mer, net
Londres 30 F le tonneau de mer, et 10%
Grimsby 25 F le tonneau de mer, net
Courtage, embarquement, arrimage, débarquement, vérifications en douane, à la charge de M. Worms.
Mais, à l'embarquement, la Compagnie doit la marchandise rendue le long du bord, soit à quai, soit en rivière de Bordeaux. Le tonneau de mer s'entend, entre les parties, suivant les tarifs et usages de Bordeaux, pour le lourd ou l'encombrement. L'exécution de ces engagements réciproques commencera le 15 mai prochain sans fixation de terme, les parties se réservant le droit de ne pas les continuer en se prévenant trois mois à l'avance, si l'une d'elle trouve désavantage dans l'exécution du présent contrat.
1857.01.09.A Vincenzo Vedovi.Gênes.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°92 - du 7 janvier 1857 au 31 janvier 1857Paris, le 9 janvier 1857Monsieur Vincenzo VedoviGênesJe possède, Monsieur, votre lettre du 5 courant.Il est évident que le développement des industries [...] et le mouvement des chemins de fer doivent déterminer un commerce considérable de charbons anglais dans votre port, et, si vous êtes aussi bien placé que vous me l'affirmez, il sera facile de nous assurer la majeure partie de ces affaires nouvelles.Vous me parlez de maisons anglaises qui, par leurs agents, cherchent sans cesse sur votre place à s'attirer des ordres. Vous aurez sans doute remarqué que ces agents se bornent à vendre les charbons de telle ou telle mine, à un prix de [...] franco à bord au port d'expédition, laissant la chance du fret, ou nolis, au compte de l'acheteur.Je vous placerais de suite dans une bien meilleure condition. Je vous autoriserais à vendre les meilleurs charbons, à vapeur, à gaz, à coke, de Cardiff, de Newcastle, et autres, dont nous parlerons plus tard, sans prôner, comme les agents anglais, telle ou telle mine à l'exclusion de toutes autres, mais surtout conservant à mes périls et risques les chances du fret, je vous autoriserais à vendre les charbons à un prix ferme (coût, fret, assurances à ma charge), rendus sous palan à Gênes.[...]
1857.01.27.A la Société égyptienne de navigation sur la Mer rouge.Alexandrie.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°92 - du 7 janvier 1857 au 31 janvier 1857Paris, le 27 janvier 1857Messieurs les Administrateurs de la Société égyptienne de Cabotage à vapeursur la Mer rougeAlexandrieJe prends la liberté de vous soumettre ma proposition pour la fourniture des charbons nécessaires au service des bateaux à vapeur de votre Société, et n'ayant nullement l'honneur d'être connu de vous, Messieurs, je m'appuierai auprès de vous de la recommandation de la Compagnie des Messageries impériales.Depuis le début de ses opérations maritimes, je suis chargé par elle d'approvisionner tous ses dépôts de charbon, et j'ai été assez heureux pour le faire à sa satisfaction jusqu'à ce jour.Ma Maison, Hte Worms, est établie depuis plusieurs années à Newcastle et à Cardiff, et plus récemment, à Grimsby sur le Humber. Ce sont les trois points de l'Angleterre qui offrent les meilleurs charbons pour la navigation à vapeur, et le soin des affrètements, point le plus essentiel dans ce commerce, est constamment suivi par mes agents spéciaux.La hausse, qu'ont subie les frets de la Méditerranée depuis trois ans, et leurs fréquentes variations, rendent dangereux pour les Compagnies et impossible pour les fournisseurs tout contrat de fourniture à forfait ou prix déterminé.La Compagnie des Messageries impériales a reconnu les graves inconvénients de ce mode, et en a depuis quatre ans adopté un autre avec moi.Je vous proposerai donc, Messieurs, de traiter sur les bases qui régissent mes rapports avec cette Compagnie.Je vous facturerai les charbons de celles des trois provenances que je vous indique ci-haut, les mêmes que j'expédie aux Messageries, aux prix suivants pour l'année courante. [...]Je resterai chargé du soin d'affréter pour votre compte les navires nécessaires au transport de ces charbons, suivant les ordres que vous me transmettriez à cet effet.[...]Vous m'alloueriez une commission de un shilling sterling par tonne expédiée, mais les assurances maritimes sur la valeur des charbons resteraient à ma charge ainsi que le soin de faire assurer les avances sur fret aux capitaines qui en paient le coût. [...]
1857.02.09.A M. Surell - Chemin de fer du Midi.Paris
Origine : Copie de lettres à la presse n°93 - du 31 janvier 1857 au 27 février 1857Paris, le 9 février 1857Monsieur SurellIngénieur en chef des Chemins de fer du MidiEn villeRésumant la conversation que nous avons eue ensemble samedi dernier, voici les offres que je puis faire à votre Compagnie.Manche de BristolJ'offre à la Compagnie de mettre à sa disposition le retour de mes hélices de Bordeaux à Cardiff, soit au moins quatre départs par mois.Le fret me serait payé à raison de dix francs par tonne de mille kilogrammes, suivant le tarif de Bordeaux pour les poids relatifs. Quel que fût le nombre de tonnes embarquées jusqu'à deux cents tonnes, j'aurai toujours droit à un fret minimum de F 2.000 par bateau employé ; chaque tonne en sus des 200 premières me paierait le fret convenu de dix francs.Retours sur LondresJ'offre à la Compagnie de lui assurer deux départs, par mois, de Bordeaux à Londres et Grimsby (Liverpool, Manchester, le nord de l'Angleterre et la Baltique), de steamers pouvant porter au moins 500 tonnes, chacun, de marchandises.Le fret me serait payé à raison de vingt francs la tonne selon le tarif de Bordeaux.Quel que fût le nombre de tonnes embarquées jusqu'à 375, un minimum de fret - F 7.500 - me serait assuré par chaque voyage, chaque tonne en sus des 375 premières me paierait le fret convenu de vingt francs.De Grimsby à Bordeaux, je réserverais à la Compagnie place à bord de mes steamers pour 200 tonnes à chaque voyage.Chaque tonne embarquée suivant le tarif de Bordeaux me paierait un fret de vingt cinq francs.Ces conditions n'engageraient la Compagnie et moi, réciproquement, que pour 12 mois. Après les 9 premiers mois écoulés, les deux parties devraient se prévenir si elles entendent continuer ou non ces arrangements au-delà de 12 mois.Veuillez...
1857.02.24.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original
Document original
[Page 1
Monsieur Hte Worms - 46, Laffitte - Paris
Courrier composté : Le Havre à Paris le 24 février 1857 ; (reste illisible).
Tampon : Hantier Mallet & Cie - Havre.
Page 2
Papier à en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]
Havre, 24 février 1857
Monsieur Hte Worms
Paris
Nous vous confirmons notre lettre d'hier et sommes en possession de la vôtre de même date.
Nous ne comprenons pas ce que vous nous dites relativement au paiement du semestre actions [Tarragone & Reufs], les actions se paient 1er janvier et ce sont les obligations dont l'intérêt n'est payé qu'en avril ; il y a donc 7 francs 50 par action, dus pour le 1er janvier. Veuillez vous assurer de ce fait et toucher le dividende pour nous. Cela fait, veuillez faire vendre ces actions. Vous en avez 10 à nous à 250 F minimum, elles sont cotées hier 255 F.
Dans le cas où le paiement des intérêts aurait été réellement remis en avril, comme cela ferait 8 mois d'intérêts dus à présent, limitez votre agent à 255 F minimum.
L'écrivain vous recommande cette petite affaire qui le concerne personnellement ; il désire profiter de la hausse pour vendre.
Quant à l'affaire Lepage, cela nous sera réglé vers la fin du mois.
Nous vous saluons amicalement.
Hantier Mallet & Cie
Je prie M. Worms de m'envoyer les 2 colis, tout n'est peut-être pas cassé dans la caisse des statuettes. Pour par la grande [caisse...] [contre] le bulletin que je leur retourne.
J. Hantier
1857.02.27.De Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original
Document original[Page 1Monsieur Hte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre et Le Havre à Paris le 27 février 1857 ; (autres illisibles).Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePage 2Papier à en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, 27 février 1857Monsieur Hte WormsParisNous sommes en possession de votre lettre du 21 courant. Nous aurons soin de vous remettre la contre-valeur des traites du capitaine [Gallier].Entendu pour Gorée, nous sommes surpris d'être sans réponse de Lorient. Nous avons vu MM. [Dumont et Leclerc] ; ces Messieurs nous ont remis le récépissé du chargement de l'["Alexandre Delphine"] que nous vous remettons ci-inclus.Ce navire a livré 586 407 k° gros à 39 F 22 869.85et29 407 k° menusà 25 F735.15----------------23 605.00à déduire nos 2% d'affrètement472.10-----------------net23 132.90que vous aurez à payer le 8 mars à Messieurs Dumont et Leclerc à Paris.Nous vous débitons de 472.10 F, notre commission ci-dessus pour le 8 mars.Ces Messieurs nous ont réclamé 6 jours de surestaries nous remettant une protestation du capitaine à l'appui. Après examen et quoique l'administration de la Marine n'ait certes parfois agi en mettant 7 jours à remettre le récépissé au capitaine, notre opinion est qu'on n'est pas fondé à nous les faire payer :1) parce que si la charte-partie porte que le fret est acquis aussitôt la livraison faite, cela veut dire que, si le navire se perdait avant que les pièces ne nous soient parvenues, le fret est toujours dû et dans tous les cas on ne peut nous réclamer que 6 jours d'intérêts et non de surestaries.2) il est dit ailleurs qu'en cas de surestaries, elles devront être constatées administrativement, or nous contestons ce titre à la pièce produite ; c'est une protestation parfaitement légalisée mais non une reconnaissance de la Marine admettant la justesse de cette réclamation.3) la protestation porte que, dès le 15, la Marine était d'accord sur la quantité livrée et [page 4] nous disons : nous savons que le capitaine avait un consignataire. Or son charbon étant admis, la quantité reconnue, rien n'obligeait le capitaine à rester, son consignataire aurait envoyé le récépissé à M.M. Dumont et Leclerc.Le protet est du 21 et porte que le capitaine réclame des surestaries si on ne lui remet pas les pièces de suite, or elles lui ont été remises le 22. Pourquoi n'a-t-il pas fait faire ce protet dès le 16 et pourquoi ne fait-il pas remonter sa demande à cette date ? Leclerc reconnaît que c'est une faute de sa part.Voici ce qui a été convenu. Nous vous remettons ci-joint le protet afin que vous reclamiez 6 jours de surestaries à la Marine à 210 F par jour ; si vous les obtenez tant mieux, sinon l'affaire reste en suspens et nous aurons à l'arranger plus tard.Nous vous saluons, Monsieur, amicalement.Hantier Mallet & CieLes colis de notre Sieur M. Hantier sont arrivés avec un remboursement de 30 F. Sans doute que les droits ont été suivis en remboursement puisqu'ils sont arrivés sans réclamation mais c'est cher.Nous avons reçu votre lettre du 25. Nous voyons actions [Tarragone & Reufs] cotées à 252,50 - 255. Veuillez faire vendre nos actions au mieux mais pas au-dessous de 250 F. Votre M. Worms va être à Paris et rien ne s'opposera à cette vente.
1857.02.28.Des contributions mobilière et personnelle.Avis.Original
Document original
1857.02.28.Des contributions mobilière et personnelle.Patente.Original
Document original
1857.03.11.A A. Le Bourgeois.Dieppe.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°94 - du 27 février 1857 au 23 mars 1857Paris, le 11 mars 1857Monsieur A. Le BourgeoisDieppeJe vous confirme ma lettre d'hier, et ce matin, je vous ai adressé une dépêche télégraphique ainsi conçue : « ne résiliez à aucune condition ».Voici ce qui a motivé, de ma part, ce brusque revirement.Par sa lettre d'hier, 10, mon agent de Bordeaux m'écrit : Dumoulin (l'agent de Miège) ne trouvant aucun fret, faut-il renvoyer le steamer "Séphora" directement à Grimsby ? Donnez-moi des instructions.Je lui réponds de décharger son charbon, et de, par huissier, mettre le navire à la disposition de Dumoulin, en charge pour Dieppe, dès que le navire sera libre, et d'attendre ainsi les événements.Il y a là, de la part de Miège, quelque plan préconçu. C'est lui qui a donné ordre à Dumoulin de ne trouver aucun fret car, de Bordeaux à Dieppe, il y en a toujours, surtout quand on peut faire à aussi bas prix que ma charte-partie permet à Miège de le faire.Mon rôle est de faire le mort, et c'est pour cela que, ce matin, je vous ai dit de ne plus écouter aucune proposition de résiliation.[...]
1857.03.18.De (L. Lavotte) - Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original
Document original[Courrier attribué à L. Lavotte - voir notamment lettre du 6 avril 1857.][Page 1Monsieur Hte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre le 18 mars 1857 ; (autres cachets illisibles).Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePage 2Papier à en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, le 18 mars 1857Monsieur Hte WormsParisNous possédons votre lettre d'hier.Bonne note est prise de vos démarches pour obtenir un navire pour Gorée.Nous espérons que vous obtiendrez de la Marine qu'elle accepte tel quel le récépissé pour "Saint Paul" et qu'elle nous règle sur cette pièce. Nous avons fait l'observation à Messrs [D. Ancel] et ses fils que cette pièce ne nous paraissait pas suffisante pour la Marine mais ils n'ont rien reçu d'autre. D'ailleurs pour le "Maréchal Pelissier", le récépissé a été délivré également au dos du connaissement et comme vous ne nous aviez rien dit à cet égard, nous supposions que la Marine se contentait de cette pièce ainsi dressée et qu'à Gorée, l'administration n'avait pas l'habitude de faire des procès-verbaux de livraison. Le principal but de l'administration est d'avoir une pièce constatant bien les quantités reçues sur les points de destination et une pièce authentique : celle du "Saint Paul" nous a paru en règle.Nous prenons note qu'il n'y a rien à faire pour le Gabon, c'est dommage.Entendu que Pring va s'occuper du règlement des 3 pences et que Middleton a déjà réglé les £ 500. Nous venons de recevoir de Messrs [Mazeline] le règlement de l'affaire Lepage.Le principal était de F 655,40dont il faut déduire 10% F 65,55 --------------reste F 589,85à ajouter les intérêts à 4% sur 655,40du 29 mars 1856 au 7 courant 50,75 ---------------total F 640,60dont nous créditons votre compte verseur ce jour vous débitant par contre de :F 160,15 revenant à notre Sieur F. Mallet pour son quart sur le recouvrement de cette somme.Nous vous saluons amicalement,Hantier Mallet & Cie
1857.03.19.A L. Deman.Dunkerque.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°94 - du 27 février 1857 au 23 mars 1857Paris, le 19 mars 1857Monsieur L. DemanDunkerque[...]Je vais vous entretenir d'une affaire qui mérite toute votre attention.Je suis à peu près décidé à faire une ligne d'aller de Bordeaux à Dunkerque, desservie tous les 12 ou 15 jours par deux steamers français, à moi appartenant, et l'un des deux peut commencer le service, aussitôt que je le voudrai.Ces steamers relèveraient de Dunkerque sur Grimsby (sur le Humber) en face de Hull et de là reviendraient sur Bordeaux avec du charbon.J'ai besoin de savoir :1°) ce que fait actuellement la ligne de Dunkerque à Hull - si elle a un grand mouvement de marchandises - ses départs - ses prix de fret.2°) quels seraient les frais de Dunkerque à la charge de mon navire français (250 tonnes de jauge) venant du port français.3°) quel nombre de jours il me faudrait pour entrer et sortir du port, si je trouverai une place assurée à quai pour décharger et recharger sans perte de temps.4°) combien de jours nécessaires, entre l'entrée et la sortie, pour décharger et charger.Enfin, je vous prie de vous procurer tous les renseignements que votre expérience vous indiquera utiles à mon projet, et je vous prie en outre de m'apporter vous-même ces renseignements dimanche prochain à Paris. Ce n'est que dans une conversation avec vous que je puis m'éclairer convenablement sur les chances de l'opération projetée.[...]
1857.03.20.A l'Anglo-French Steam Ship Cy.Londres
Origine : Copie de lettres à la presse n°94 - du 27 février 1857 au 23 mars 1857Paris, le 20 mars 1857Messieurs les directeurs de la Compagnie anglo-françaisede bateaux à vapeur de GrimsbyRéunis le 24 courantà LondresDans le meeting général, tenu le 7 courant, à Grimsby, vous avez résolu que M. Grandchamp et moi serions priés de peser de nouveau la détermination que nous avions prise de ne pas renouveler l'affrètement des steamers "Eugénie" et "Victoria".En ce qui concerne ce dernier steamer, je n'ai pas à m'en occuper, c'est à M. Grandchamp de s'en entendre avec vous.Quant au steamer "Eugénie", je ne puis pour le moment que maintenir ma décision de ne plus l'employer, non seulement parce que le faible tonnage de ce navire et les conditions de charte-partie me rendent son emploi trop onéreux, mais, parce qu'en ce moment, je n'ai pas besoin de l'utiliser.Par suite de mes démarches incessantes, divers projets de lignes de navigation sont à l'étude, diverses propositions me sont faites, et il est possible et même probable qu'avant longtemps, je serai en mesure de trouver emploi de plusieurs steamers de la Compagnie, même de ceux qui, comme "Eugénie", "Victoria" et "Napoléon", sont par leur faible tonnage les moins avantageux.Mais je ne puis et ne veux m'engager envers la Compagnie avant d'avoir terminé moi-même des arrangements qui m'assurent un emploi convenable de ces steamers.Quant aux deux gros navires, "Yarborough" et "Grimsby", ils sont installés pour passagers et marchandises générales, et non pour le trafic du charbon, et d'ailleurs ils ont été payés beaucoup trop cher. Je ne puis donc pas, en ce moment du moins, et sans les avoir examinés, songer à les employer. Je serai heureux d'apprendre que la Compagnie en a trouvé par ailleurs un emploi avantageux.Sans que j'entre ici dans de longs détails, la Compagnie doit enfin s'apercevoir et comprendre que, depuis un an, mes amis et moi, et moi particulièrement, nous avons seuls agi et fait quelque chose dans l'intérêt de la Compagnie que personne autre que nous n'a rien fait encore.Que le résultat de nos efforts a été pour nous, et pour moi en particulier, une perte énorme, et que les dividendes payés aux actionnaires sont sortis de notre caisse, à nous, intéressés de France.Et, quand pour des choses peu importantes au fond, nous avons élevé quelque réclamation ou demandé quelque adoucissement, nous n'avons trouvé que raideur et refus.Cet état de choses doit finir, et, pour ma part, je suis bien décidé à ne plus continuer le rôle que j'ai joué jusqu'à ce jour, soit de sacrifier mon intérêt à celui de la Compagnie.Je continue et continuerai mes efforts pour employer ses steamers, mais, je ne le ferai que quand je le pourrai, et quand je le pourrai dans des conditions avantageuses pour moi et non pour la Compagnie seule.Veuillez...
1857.03.24.A Henry Josse - Hte Worms Grimsby.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°95 - du 23 mars 1857 au 21 avril 1857Paris, le 24 mars 1857Messieurs H. JosseGrimsby[...]Je vous confirme ma lettre du 21 courant et reçois la vôtre du même jour.Je viens vous entretenir d'une affaire qui mérite toute attention, comme vous allez voir, et pour laquelle vous devrez insister avec toute énergie auprès de Watkin, pour qu'il nous obtienne des conditions qui rendent l'opération possible.Une maison sérieuse et solide me propose de me livrer à Dieppe, pendant les six mois qui vont suivre, pour la navigation de Saint-Pétersbourg, de 3 à 500 tonneaux de marchandises par mois que je transporterai à Grimsby, pour de là être réexpédiés par la ligne de Cronstadt.Veuillez donc me fixer, par retour du courrier si possible.1°) Le prix de fret de Grimsby à Saint-Pétersbourg pour le tonneau anglais d'encombrement.2°) Quelle somme de frais par même tonne je dois ajouter à ce fret pour embarquement, etc. ?3°) En combien de jours s'effectue la traversée de Grimsby à Saint-Pétersbourg et combien de départs par mois ?Je désire la plus prompte réponse possible. Cependant donnez à cette affaire le temps nécessaire car vous comprenez combien elle est importante pour moi, puisqu'elle assurerait une sortie de Dieppe à mes steamers. [...]
1857.03.24.A John Chapman et Cie.Londres.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°95 - du 23 mars 1857 au 21 avril 1857Paris, le 24 mars 1857Messieurs John Chapman & CieLondres[...]En ce moment, et depuis longtemps déjà, nous nous occupons ici sans relâche, et au détriment de nos affaires courantes, de diverses propositions et projets de navigation, par steamers, entre la France et l'Angleterre. Si je réussis, comme j'en ai bon espoir, à mener tout cela à bonne fin, je serais heureux d'annoncer à la Compagnie que je suis en mesure d'utiliser dans de bonnes conditions pour elle tout ou majeure partie de ses steamers, même les moins avantageux. Je ne promets rien, je ne m'engage à rien, mais je fais tous mes efforts dans un but d'intérêt commun.Je désire qu'elle ne me harcèle pas pour prendre ses navires, sans savoir si j'en ai l'emploi, ou non, et qu'elle ne me tourmente pas pour les envoyer à Grimsby, quand, pour le moment, je n'ai rien à y faire et que ce retour sur lest m'inflige une perte de 5 ou 6 000 francs par chaque steamer. Il faut, en un mot, que la Compagnie ait confiance en moi, qui ai fait preuve de dévouement, j'ose le dire, et qui n'ai encore enregistré que des pertes. Il faut qu'elle me laisse manoeuvrer comme je l'entends et ce que je lui demande là est d'autant plus facile que les navires que j'occupe entre Cardiff et Bordeaux lui laissent un bénéfice assuré.Si je réussis dans mes projets, j'aurai obtenu les trois résultats désirés par les intérêts groupés à Grimsby.1°) l'emploi des steamers de la Compagnie hiver comme été2°) grand écoulement de charbon3°) le mouvement et la vie donnés au port de Grimsby.[...]
1857.04.04.A Miège Frères.Dieppe
Origine : Copie de lettres à la presse n°95 - du 23 mars 1857 au 21 avril 1857Paris, le 4 avril 1857Messieurs Miège FrèresDieppeJ'ai reçu, Messieurs, votre lettre d'hier m'informant que vous acceptez la résiliation de la charte-partie de mon steamer "Séphora" aux conditions relatées dans ma lettre du 2 courant à M. Léon Delarue de votre ville.Il demeure entendu que, si M. Dumoulin avait engagé le chargement du "Séphora" avant la réception de votre dépêche lui annonçant la résiliation, ce voyage dernier s'effectuera aux conditions de la charte-partie.Cette condition me semble si naturelle que, dès hier, j'ai donné mes instructions en ce sens à mon agent à Bordeaux.M. Worms, étant absent de Paris jusqu'à la fin de la semaine prochaine, ce n'est qu'à son retour que nous pourrons nous entendre ensemble pour l'exécution des conditions auxquelles la résiliation a été consentie.Recevez...
1857.04.06.De L. Lavotte - Hantier Mallet et Cie.Le Havre.Original
Courrier original[Page 1Monsieur Hte Worms - 46, Laffitte - ParisCourrier composté au Havre et Le Havre à Paris le 6 avril 1857 ; à Paris le 7 avril 1857.Tampon : Hantier Mallet & Cie - HavrePage 2Papier à en-tête gaufré : Hantier Mallet & Cie - Havre]Havre, le 6 avril 1857Monsieur Hte WormsParisNous vous confirmons notre lettre d'hier et possédons la vôtre de même date.Nous attendons demain votre réponse au sujet du navire américain proposé pour Gorée. Nous venons vous remettre sous ce pli le certificat de la douane de notre ville constatant les quantités charbon embarquées à bord du "Néreïde" et un autre certificat (sur la même feuille) constatant l'origine du charbon.Voici également notre facture pour le charbon s'élevant à :F 9 558.45 - valeur ce jour dont nous vous débitons.Nous ne pourrons avoir, ce soir, les connaissements signés du capitaine ; mais nous les aurons demain et vous les enverrons.Nous ne savons si le navire partira demain, la marée étant tard le soir ; mais ce sera sans doute pour après-demain matin et aussitôt que le navire sera parti, nous vous adresserons le certificat de sortie.Vous voyez que nous avons activé le travail et si le navire avait pu être expédié ce jour en douane, il serait probablement parti demain matin.Nous avons entre les mains la charte-partie du "Lapeyrouse". Nous allons en faire prendre copie et vous l'adresser demain.Nous aurions besoin d'être fixés d'une manière positive si la prorogation aura lieu pour la francisation des navires dont la date fixée par le décret expire le 17 octobre [...]. Vous nous obligeriez donc en allant à la Marine ces jours-ci de prendre des informations à ce sujet et de nous les transmettre.Pring en nous remettant son compte de mars porte à notre crédit £ 200 (date du 30 mars) au lieu de £ 300 que nous vous avons chargé de lui compter pour nous et que vous nous avez écrit lui avoir remis. Nous le faisons aussi remarquer à Pring.Nous avons pris note du départ du "Duvivier" de Cardiff avec 260 100 [k°].Nous vous saluons amicalement.Pour Hantier Mallet & CieL. Lavotte
1857.04.21.A L. Souberbielle - Cie française des bateaux à vapeur entre Paris et Londres.Paris
Origine : Copie de lettres à la presse n°95 - du 23 mars 1857 au 21 avril 1857Paris, 21 avril 1857Messieurs Souberbielle & CieParisD'accord avec M. Grandchamp de Rouen, je viens vous autoriser, Messieurs, à traiter comme suit les affaires de transports pour Saint-Pétersbourg, via Dieppe et Grimsby.Vous amènerez à Dieppe toutes les marchandises que vous pourrez détourner, à vos frais, risques et périls. Vous devrez les mettre à bord de nos steamers, à Dieppe, aussi tous frais quelconques à votre charge.Une fois la marchandise ainsi embarquée, mon rôle commencera et je me charge de vendre la marchandise à Saint-Pétersbourg aux prix minimum suivants, assurance non comprise.Articles de Paris, en caisses ou en balles, à raison de cinquante francs, et dix pour cent, la tonne d'encombrement, soit un mètre quarante quatre centimètres cubes.Vins de Champagne, à raison de quarante francs, et dix pour cent, la tonne de trois cents bouteilles en caisses ou paniers.Ces prix sont le minimum auquel je m'engage à faire le transport, de Dieppe à Saint-Pétersbourg, mais vous vous engagez de votre côté :1°) à ne charger ni expédier aucune marchandise pour la Russie par autre voie que Dieppe et Grimsby, et ne prendre aucun engagement de quelle que nature que ce soit avec aucune ligne rivale,2°) à me faire partager avec vous, par moitié, tout surplus que vous pourrez obtenir au-dessus des prix que je viens de fixer.Ce bénéfice à partager ne commencerait qu'après prélèvement de votre commission, fixée à trois francs par tonneau, pour les vins de Champagne et de cinq francs par tonneau pour les articles de Paris.En outre, au départ de mes steamers de Dieppe, vous pourrez profiter des départs d'un autre steamer partant de Rouen tous les quinze jours et, aux mêmes conditions que celles stipulées ci-dessus.Veuillez, Messieurs, si nous sommes d'accord sur tout ce qui précède, me le confirmer par lettre.[...]
1857.04.22.De L. Souberbielle - Cie française des bateaux à vapeur entre Paris et Londres.Paris
Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1855-1864Compagnie française et bateaux à vapeur entre Paris et LondresL. Souberbielle & Cie1, rue de la Bourse, ParisParis, le 22 avril 1857Monsieur Hte Worms46, rue Laffitte - ParisNous avons l'honneur de vous accuser réception de votre honorée lettre du 21 courant et venons suivant votre désir rappeler à notre tour par écrit les conventions verbales arrêtées entre nous.Nous prenons donc en conséquence bonne note, Monsieur, que, d'accord avec Monsieur Grandchamp, de Rouen, vous nous autorisez à traiter comme suit les affaires de transports pour Saint-Pétersbourg via Dieppe et Grimsby.Nous amènerons à Dieppe toutes les marchandises que nous pourrons détourner, à nos frais risques et périls ; nous devrons les mettre à bord de vos steamers à Dieppe, aussi tous frais quelconques à notre charge.Une fois la marchandise ainsi embarquée, votre rôle actif commence et vous vous chargez de rendre la marchandise à Saint-Pétersbourg, au prix minimum suivant, assurance non comprise.Articles de Paris en caisses ou en balles, à raison de cinquante francs et dix pour cent, la tonne d'encombrement, soit en mètre, quarante-quatre centimètres cubes.Vins de Champagne, à raison de quarante francs et dix pour cent, la tonne de trois cents bouteilles en caisses ou paniers.Ces prix sont le minimum auquel vous vous engagez à faire le transport de Dieppe à Saint-Pétersbourg.Nous nous engageons de notre côté :1°) à ne charger ni expédier aucune marchandise pour la Russie par autre voie que Dieppe et Grimsby, et à ne prendre pour ces marchandises aucun engagement de quelle que nature que ce soit avec aucune ligne rivale.2°) à vous faire participer avec nous par moitié dans tout le surplus que nous pourrons obtenir au-dessus des prix que nous indiquons plus haut.Ce bénéfice à partager ne commencera qu'après prélèvement de notre commission fixée à trois francs par tonneau pour les vins de Champagne et de cinq francs par tonneau pour les articles de Paris.En outre des départs de vos steamers de Dieppe, nous pourrons profiter des départs d'un autre steamer partant de Rouen tous les quinze jours et aux mêmes conditions que celles stipulées ci-dessus.Nous espérons, Monsieur, avoir exactement relaté les conditions verbales arrêtées entre nous, et vous prions d'agréer nos salutations les plus empressées.L. Souberbielle & Cie
1857.04.23.A C. Salvy.Lorient
Origine : Copie de lettres à la presse n°96 - du 21 avril 1857 au 23 mai 1857Paris, le 23 avril 1857Monsieur C. SalvyLorientJ'ai reçu, Monsieur, votre lettre du 21 courant, qui me remettait compte des débours que vous avez fait pour mon steamer "Emma" par suite de sa relâche à Port-Louis, et m'annonçait vos dispositions sur moi :F 370 à vueF 1.980 au [...] mai prochainF 2.350 ensemble auxquels tout accueil est réservé.D'après les explications que vous me fournissez sur les réparations faites aux compas, j'espère qu'à présent ils fonctionneront d'une manière convenable et je vous remercie des bons soins que vous avez apportés à cette amélioration.Avec mon steamer "Emma", j'ai un autre steamer, le "Séphora", qui va faire la même navigation, je vous prie de donner vos soins à ces steamers dans le cas d'une relâche forcée en votre port et à cet effet, je vous remets sous ce pli une lettre qui vous servira d'introduction près de leurs capitaines.Je profite de cette entrée en relation avec vous, Monsieur, pour vous faire mes offres pour la fourniture des charbons nécessaires à vos services de paquebots à vapeur, mes maisons sont établies à Cardiff, Newcastle et Grimsby, et depuis longues années, je suis chargé de la fourniture des charbons pour les services maritimes de la Compagnie des Messageries impériales et une grande partie de celle des stations de la Marine française.Je suis donc placé de façon à remplir au mieux de vos intérêts les ordres que vous voudriez bien me passer et tous mes soins seraient apportés à leur exécution.Recevez...
1857.04.26.A Georges Schacher - Hte Worms Bordeaux.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°96 - du 21 avril 1857 au 23 mai 1857Paris, le 26 avril 1857Monsieur G. SchacherBordeaux[...]Par ma lettre d'hier, je vous indiquais les prix de fret que vous deviez demander, comme minimum et sans y comprendre les assurances pour Bordeaux - Paris, Bordeaux - Dieppe et Bordeaux - Saint-Pétersbourg. Demain, j'arrêterai les prix que vous aurez à demander pour les diverses villes de l'Angleterre en correspondance avec Grimsby. Voyez à bien vous pénétrer de ce qui est à faire pour ne pas vous exposer à des mécomptes. Je reçois votre annonce, j'approuve sa stipulation en vous observant toutefois que, m'indiquant vos départs pour 3 mai et 15 mai fixes, vous semblez prendre un engagement envers le commerce. Ne craignez-vous pas que cela vous suscite des difficultés ou des procès. Consultez B. pour savoir si cette assurance n'a rien de compromettant.Je vous ai fait comprendre à Bordeaux, pendant mon dernier séjour, combien il était important pour moi d'obtenir une bonne navigation pour mes deux steamers "Emma" et "Séphora", je vous ai dit que, pour arriver à ce but, bien désirable, j'avais l'intention de vous confier l'entière direction des bateaux, que vous serez seul chargé d'en soigner tous les détails et que j'approuverai par avance toute mesure que vous croiriez devoir prendre dans le but de leur faire faire un bon service. Voici à quelles conditions je vous confie cette direction.Si l'affaire donne de la perte, je la supporterai seul à l'avenir. Les bénéfices seront partagés par moitié entre la maison de Bordeaux et la maison de Paris. Je vous adresse inclus la note des frais fixes de chaque steamer. Vous aurez à y ajouter les autres frais comme gages du capitaine et de l'équipage, nourriture, fournitures pour les besoins du navire et tous autres frais. Vous correspondrez pour le trafic avec Grimsby et Dieppe et c'est à vous que les correspondants, dans ces deux villes, devront s'adresser soit pour réclamations, soit pour renseignements. En un mot, vous agirez en bon propriétaire et ferez pour le mieux des intérêts de l'opération.[...]Pour pouvoir établir vos comptes de chaque voyage, aller et retour, je paierai à l'opération le fret de charbon à 18 F pour toute l'année.[...]Vous voyez M. Schacher tout le désir que j'ai de voir cette affaire marcher convenablement et je vous le dis sincèrement, je crois que, avant peu, ce trafic doit se développer grandement et donner des résultats. C'est à vous maintenant à bien comprendre ce qui est à faire. Agissez vigoureusement et vous devrez réussir. Ce sera pour vous une belle occasion de déployer votre intelligence pour mettre à profit un beau trafic qui peut être par suite d'un bon rapport.[...]
1857.05.13.A Menikoff - Cie impériale russe de navigation et de commerce.Paris.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°96 - du 21 avril 1857 au 23 mai 1857Paris, le 13 mai 1857Monsieur le Général MenikoffAdministrateur de la Compagnie impériale russe de navigation et de commerceEn villeAinsi que vous avez bien voulu m'y autoriser, je m'empresse de vous transmettre, Monsieur, tous les détails qui peuvent vous éclairer sur les conditions auxquelles j'ai eu l'honneur de vous proposer de me charger de la fourniture des charbons nécessaires au service des steamers de votre Compagnie.Je suivrais avec vous, Monsieur, la marche adoptée par la Compagnie des Messageries impériales de France, qui, depuis le début de ses opérations maritimes, a bien voulu me confier et me conserver le soin exclusif de ses approvisionnements, à Marseille et dans toutes ses stations de la Méditerranée, du Levant et de la Mer noire.Chaque mois, vous voudriez bien me transmettre vos ordres précisant les quantités et espèces (Cardiff ou Newcastle) de charbon à expédier dans telle ou telle station.Ces ordres devraient être calculés, au point de vue des quantités, de manière à assurer toujours un excédant d'un mois sur la consommation prévue pour parer aux retards dans la navigation ou à la perte totale de quelques navires, en sorte que jamais le service ne puisse souffrir, dans aucune station, par manque de charbon.Je transmettrais ces ordres à mes Maisons (Hte Worms) de Cardiff et de Newcastle.Mes agents affréteraient au mieux, suivant le cours, les navires nécessaires et feraient aux capitaines les avances d'usage à valoir sur le fret. Je vous aviserais de mes affrètements au fur et à mesure qu'ils seraient conclus pour que vous fussiez toujours tenu au courant.[...]
1857.05.28.A J.O. Murray - Manchester Sheffield and Lincolnshire Railway.Manchester
Origine : Copie de lettres à la presse n°97 - du 23 mai 1857 au 23 juin 1857Paris, le 28 mai 1857Monsieur J. O. Murray - ManchesterManchester Sheffield & Lincolnshire Railway General Manager's OfficeJe reçois votre lettre du 26. Je vous remercie de l'empressement que vous me témoignez de voir se terminer mes arrangements avec le Chemin de fer du Midi. Mais croyez bien que je ne suis pas, moins que vous, impatient d'organiser mon trafic de Bordeaux d'une manière certaine et régulière et que je ne cesse d'agir dans ce but.Les négociations ont été reprises entre le directeur du Midi et moi. Cela ne marche pas vite parce que le trafic de Cette [Sète] à Bordeaux n'est encore qu'à son début et que rien ne presse encore, mais nous finirons par nous entendre et j'assurerai des départs réguliers et fixes, comme je comprends qu'il est indispensable de le faire pour attirer la marchandise d'une manière suivie.Quant au Manchester Railway, je ne lui demande rien encore de la subvention de £ 40 qu'il a bien voulu me promettre au besoin. Rien ne presse non plus de ce côté.Veuillez donc bien vous garder d'intervenir dans cette négociation, ce serait tout compromettre au lieu d'arranger les choses, et comptez sur moi pour le soin de ménager mes intérêts.Je connais nos administrations françaises et ne veux rien brusquer.Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.H. Worms
1857.06.18.A Jean Constantin Ralli.Marseille
Origine : Copie de lettres à la presse n°97 - du 23 mai 1857 au 23 juin 1857Paris, le 18 juin 1857Monsieur Jean Constantin RalliMarseilleJ'ai eu l'honneur d'avoir ici deux conférences avec Monsieur le Général Ménikoff, au sujet de la fourniture de charbon aux bateaux de la Compagnie impériale russe de navigation à vapeur.Sur sa demande, je lui ai soumis par écrit mes propositions, qui se résument en ceci, que je lui livrerais en Angleterre les charbons, franco à bord, aux prix courants des mines de Newcastle et Cardiff.Que j'affréterais les navires nécessaires au transport de ces charbons, au mieux des intérêts de la Compagnie, et selon les instructions que je recevrais.Que je ferais les avances nécessaires aux capitaines - et qu'il me serait alloué une commission de un shilling par tonne pour mes peines et soins, l'assurance restant à ma charge.Ces propositions ont obtenu l'approbation personnelle de Monsieur le Général Ménikoff.Pendant son séjour à Paris, il a eu l'occasion de voir Monsieur Béhic, l'un des directeurs de la Compagnie des Messageries impériales, et Monsieur Béhic a bien voulu lui confirmer que, sous tous les rapports, la Compagnie était pleinement satisfaite de mes services depuis six ans et qu'on pouvait en toute sécurité me confier la fourniture de la nouvelle Compagnie russe.Monsieur le Général Ménikoff a dû envoyer lettre de propositions à Odessa, mais il n'avait pas mission de traiter encore avec moi.Dans cette occurrence, et connaissant la haute influence que vous exercez sur tout ce qui se rattache aux intérêts de la Compagnie russe, je prends, Monsieur, la liberté de réclamer votre appui auprès d'elle, et vous prie de vouloir bien recommander aux directeurs d'Odessa la prise en considération favorable de mes propositions, dont je vous ai résumé le contenu.Je pourrais, si vous le jugez convenable, vous adresser copie textuelle de la lettre qui portait ces propositions à Monsieur le Général Ménikoff, mais jusqu'à avis contraire de votre part, j'ai pensé qu'il était préférable que cette lettre officielle, ou la copie, ne parvint pas à Odessa, par autres mains que les siennes, puisque c'est à lui que j'ai dû m'adresser.Je vous serai vivement reconnaissant, Monsieur, de vouloir bien me dire quelle est votre opinion à cet égard, et de vouloir bien appuyer à Odessa mes propositions, ainsi que je prends la liberté de le réclamer de votre obligeance.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.H. Worms