1943.10.22.PV assemblée.Comité social général des services charbons de la Maison Worms & Cie

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Comité social général des services charbons de la Maison Worms & Cie
Procès-verbal de l’assemblée du 22 octobre 1943
Séance inaugurale

Le comité social général pour l’année 1943/44 est ainsi composé :

Employeurs

Cadres

Employés

Ouvriers

MM. Worms

Ameline

Alifa

Bergeron

Barnaud

Bosmans

Melle Le Gaillard

Bernardot

Labbé

Pène

Leroux

Deschamps

Vignet

Rambaud

Poirot

Labourdique


M. Millot ex-président du syndicat du personnel charbons qui a procédé à la constitution des différents comités sociaux assiste à cette séance inaugurale.
La séance est ouverte à 11 heures, sous la présidence de M. Worms, qui souhaite la bienvenue à toute l’assemblée et rend hommage au président Millot, qui a accompli, comme dernière tâche à la Maison Worms, la mise sur pied des comités sociaux des services charbons.
M. Worms aborde ensuite la question des salaires toujours préoccupants pour le personnel et met en parallèle l’activité réduite des banches « maritimes » et « charbons ». En attendant le prochain rajustement légal des salaires et afin de permettre au personnel de faire face aux difficultés de l’heure, M. Worms annonce à l’assemblée le versement au 31 octobre d’un double mois de salaire, qui peut être considéré comme un acompte sur gratifications.
Cette bonne nouvelle est accueillie avec un très vif plaisir par tous les délégués.
Le comité social étant inauguré, M. Worms cède le fauteuil présidentiel à M. Labbé pour poursuivre l’examen de l’ordre du jour.

Vérifications des pouvoirs
Les pouvoirs des délégués ayant été vérifiés la veille par les soins du secrétariat du syndicat, l’assemblée juge inutile de les vérifier à nouveau.

Homologation des comités sociaux particuliers
M. Labbé fait un très large exposé sur ces comités particuliers et passe la parole à M. Millot pour en énumérer la composition.
M. Vignet remarque que dans le CGF de la direction générale le personnel des services extérieurs n’a pas de représentant et propose que M. de Nandot, chef de chantier forestier, représente cette catégorie de personnel. Cette proposition est adoptée.
Les comités sociaux particuliers sont ainsi composés :

Catégories

Paris DG

Bayonne

Bordeaux

Le Havre

Nantes

Marseille

Employeurs

MM. Vignet

Le Roy

Ledreux

Manuzier

Borotra

Revoil

Cadres 

Dijonneau

Pène

Dubourg

Bosmans

Ameline

Rambaud

Employés

Leroux

Lacau

Alifa

Donnet

Mlle Frimet

Bonnifay

Ouvriers

Bernardot

Labourdique

Bergeron

Deschamps

Menant

Barthélémy

Pers. féminin

Mme Sabant

 

 

 

 

 

Composition du bureau du comité social général :
MM.
Vignet (ou son représentant), président
Leroux
Ameline
Deschamps

M. Leroux remplira les fonctions de secrétaire et M. Ameline les fonctions de trésorier.
Cette composition est adoptée à l’unanimité.
Le président du syndicat pourra être appelé à siéger dans le bureau du comité avec voix consultative.

Frais de déplacement des délégués.
Tenant compte des taux de remboursement adoptés aux différents échelons des comités sociaux, M. Labbé propose de rembourser les délégués sur les bases suivantes :
- Frais de chemin de fer en 2ème classe
- Indemnité journalière F : 200.

Cette proposition qui ne soulève aucune objection est adoptée.

Règlement intérieur
Le secrétariat du syndicat du personnel charbons sous les directives de M. Millot a déjà élaboré les principaux points de ce règlement en s’inspirant du règlement type de l’office des comités sociaux.
Ce texte définitif sera adressé ultérieurement à chaque délégué.

Séance de travail
La séance de travail est ouverte à 15 heures sous la présidence de M. Vignet.
L’examen de l’ordre du jour se poursuit par :

Commissions d’études
Le comité social des services charbons décide de créer les mêmes commissions que celles adoptées par le comité social des services maritimes. Ceci ne mettra aux membres de chaque commission « charbons » d’avoir avec leurs collègues de la commission « maritimes » correspondants, une liaison très étroite et des échanges de vues sur des questions de leur compétence et d’intérêt général.
Ces commissions prévues au nombre de cinq sont ainsi définies :
Commission n° 1 : formation professionnelle – législation du travail – sécurité – hygiène
Apprentissage – sélection – rééducation – promotion – reclassement – application des conventions collectives – horaires – congés payés – comité de sécurité (service médical).

Commission n° 2 : famille et ravitaillement collectif
Assistance sociale – conseil juridique – dispensaire – service médical – allocations familiales – jardins ouvriers – popotes – cantines – centres agricoles – coopératives.

Commission n° 3 : loisirs – culture générale – sport – jeunesse
Bibliothèque – conférences – bulletins – sports nautiques, terrestres, aériens – colonies de vacances – excursions, fêtes, concours, distractions diverses – arbres de Noël.

Commission n° 4 : Entr’aide et prévoyance
Caisse de secours – assurances groupe – Maisons de repos – retraites – prisonniers – service médico-social.

Commission n° 5 : Informations
Liaison entre les différentes commissions – études – recherches – documentation générale – diffusion des informations.

Ces cinq commissions sont affectées aux délégués suivants :
Commission n° 1 : M. Poirot
Commission n° 2 : M. Ameline
Commission n° 3 : M. Rambaud
Commission n° 4 : M. Dubourg
Commission n° 5 : M. David

Questions diverses

Service médico-social
Un service médico-social fonctionne déjà à Bordeaux à la satisfaction de tout le personnel de cette succursale. Le comité social s’inspirant de ce fait, propose d’étendre les bienfaits de ce service à toutes les succursales.
M. Vignet est entièrement d’accord pour généraliser ce service.
Il n’échappera à aucun des membres du personnel l’intérêt que présente le dépistage de la maladie dès l’apparition des premiers symptômes. Même notre caisse de secours mutuels tirera également un grand profit du dépistage de la maladie chez ses adhérents puisque celui-ci contribuera à réduire, dans bien des cas, l’importance des prestations.

Assistance sociale
Un service d’assistance sociale a été organisé par le syndicat central des importateurs à Paris et dans un certain nombre de ports. Notre Maison y a adhéré en assurant ainsi le bénéfice à son personnel à Paris, Le Havre, Nantes et Bordeaux. Une extension à d’autres ports est envisagée.
C’est une tâche extrêmement lourde et délicate, nécessitant beaucoup de connaissances et de délicatesse.
Mais pour que l’assistante sociale puisse remplir sa mission il est indispensable qu’elle soit aidée par ceux-là même qui ont besoin de ses conseils en faisant d’elle leur confidente. Elle sera aussi très utilement guidée dans ses recherches par le délégué au comité social, qui lui indiquera, parmi ses mandants, ceux dont la situation morale pourrait être adoucie par son intervention. Une liaison très étroite est donc indispensable entre le délégué du CS et l’assistante sociale.

M. Bergeron, délégué ouvrier de Bordeaux, signale que les ouvriers ayant adhéré antérieurement au contrat de la métallurgie, continuent à toucher une prime de vie chère inférieure à celle que reçoivent leurs autres collègues, et demande que cette prime soit unifiée au maximum.
D’autre part, M. Bergeron demande si ne pourrait pas être rétabli le transport par camion des ouvriers de Bordeaux travaillant à Bassens.
En ce qui concerne la prime de vie chère, le président conseille à M. Bergeron de porter la question devant le comité social particulier de Bordeaux, lequel fera, s’il y a lieu, un rapport au CSG.
Pour ce qui est du transport des ouvriers de Bordeaux à Bassens, la question est très complexe. Ce transport a été interrompu par suite des réquisitions de véhicules et si certaines entreprises ont pu continuer à transporter leurs ouvriers, c’est grâce à leur trafic avec les autorités occupantes. Néanmoins, M. Vignet assure à M. Bergeron que la question sera étudiée avec la direction de Bordeaux.

M. Pène attire l’attention de l’assemblée sur la question de l’avancement. Tout en admettant l’avancement au choix, il serait regrettable, dit-il, qu’il ait lieu au détriment de l’ancienneté, et signale le cas d’un très jeune collaborateur ayant peu d’ancienneté, dont la situation a déjà atteint celle d’un très ancien collaborateur.
M. Vignet ne considère pas la chose en soi comme tellement anormale et, si l’ancienneté doit être prise en considération, ce qu’il ne conteste pas, il est juste et équitable de tenir compte de la valeur et des aptitudes individuelles.

M. Leroux reprend la question posée la veille par M. Poirot pour une prime éventuelle de bombardement et estime préférable de prévoir des secours aux sinistrés.
Le président, M. Vignet, déclare que ces secours sont versés aux sinistrés toutes les fois que les circonstances l’exigent. C’est ce qui a été fait tout récemment lors des bombardements de Nantes.
M. Ameline remercie la Maison Worms de l’aide apportée au personnel sinistré de Nantes. M. Vignet adresse à Mlle Le Gaillard et au personnel de Tours toutes ses félicitations pour leur geste amical et de grande solidarité pour les dons en nature faits à leurs collègues éprouvés de la succursale de Nantes.

M. Labourdique, délégué ouvrier de Bayonne, considérant le geste de la Maison, le mois double au 31 octobre, annoncé par M. Worms à la séance du matin, demande si rien n’est prévu pour le personnel ouvrier.
M. Vignet assure à M. Labourdique que cette question est à l’étude.
Aucun délégué ne demandant plus la parole, le président suspend la séance en attendant l’assemblée commune des comités sociaux « maritimes » et « charbons ».

Assemblée commune des comités sociaux « maritimes » et « charbons »

À 17 heures 15, le comité social des services maritimes et le comité social des services charbons se réunissent en séance commune sous la présidence de M. Robert Labbé qui souligne l’importance de cette assemblée. Vous allez, dit-il, travaillant pour la première fois en commun, participer à la réalisation de deux grands projets dont l’application, prévue pour le 1er janvier 1944, doit apporter à l’ensemble du personnel de la Maison Worms & Cie de nouveaux avantages et une sécurité plus grande dans les conditions d’existence.

M. Labbé passe alors la parole à M. Simoni pour l’exposé des grandes lignes de ces projets.

Assurance risques professionnels
Couverture du personnel sédentaire.
La loi de 1898, modifiée en 1936, sur les accidents du travail n’apporte au personnel et particulièrement à partir de certains échelons de salaires, qu’une garantie assez faible, notamment en cas d’invalidité supérieure à 80 % et en cas de décès. La Maison, soucieuse d’assurer à son personnel victime d’accidents du travail des moyens d’existence convenables, a décidé d’améliorer très sensiblement le régime de la mutuelle accidents du travail.
Dans les deux cas cités ci-dessus, le taux des indemnités cumulé en fonction du salaire réel apporte au personnel une garantie complète et efficace.

Caisse de secours mutuels
La création d’une mutuelle maladie était depuis longtemps vivement souhaitée par la majeure partie du personnel, aussi l’idée s’en est-elle tout naturellement présentée dès la première réunion du comité social.
M. Simoni rappelle comment fut conduit et distribué le travail qui a permis, dans un effort commun, d’aboutir au projet soumis aujourd’hui aux comités sociaux assemblés.
La formule adoptée s’écarte délibérément des sentiers battus ; l’expérience sanctionnera la valeur de l’innovation mais il convient, dès maintenant, de considérer l’économie du projet dont l’extrême libéralité, jamais atteinte par aucune mutuelle, n’a d’autre contrepartie qu’une franchise à la base. Quelle fut en effet l’idée maîtresse qui guida les promoteurs ? Celle de couvrir principalement le gros risque, qu’il soit d’ordre accidentel ou maladif. La première difficulté a été d’abord de délimiter ce qu’on entendait par cas graves, sans risque d’en oublier ou d’en mettre trop. D’autre part il fallait prendre en considération le fait que, pour le personnel subalterne, la répétition des petits frais journaliers, pouvait constituer, par l’importance des sommes à décaisser, un cas grave. C’est pourquoi, après étude, il a été convenu de tenir compte de la totalité des dépenses, qu’elles se rapportent à la médecine courante, aux produits pharmaceutiques ou aux interventions chirurgicales. Le « gros risque » se trouve ainsi défini par le chiffre de la franchise qui a pour effet de laisser annuellement à chaque adhérent une certaine charge correspondant à un élément prévisible de son budget maladie. Ce qui n’est pas prévisible : c’est une opération, un accident grave, une maladie de longue durée dont les dépenses apportent un déséquilibre profond dans un budget familial. Dans chacun de ces cas, la mutuelle interviendra avec le maximum d’efficacité.
Un règlement intérieur, qui sera communiqué ultérieurement à chaque délégué, détermine le taux des prestations que servira la société dans les cas suivants :  maladie (visites, consultations, frais pharmaceutiques), opérations chirurgicales, hospitalisation en sanatorium ou établissement de cure, maternité, soins dentaires, etc.
M. Simoni donne quelques exemples et attire l’attention de l’assemblée sur les barèmes élevés qui ont été adoptés notamment en matière de prestations chirurgicales où le chiffre clé K a une valeur de F : 50 soit le double de ce qui se fait généralement ; de même pour les frais d’hospitalisation en sanatorium pour lesquels la future mutuelle accordera en 6 mois un maximum de 1.000 F par mois, soit F : 12.000 par an. Pour la maternité, une large indemnisation est prévue, elle sera appliquée hors franchise, se qui démontre encore le caractère social et familial du projet.
Enfin, une caisse d’entr’aide sociale, généreusement alimentée par la Maison et les excédents de recettes de la société permettra de soulager, avec toute la discrétion désirable et le maximum d’efficacité, les infortunes particulièrement dignes d’intérêt.
Il est superflu, conclut M. Simoni, d’insister sur l’intérêt que présente pour le personnel l’adhésion à cette caisse de secours mutuels. Ce n’est pas seulement d’intérêt matériel qu’il est question : la mutualité est une œuvre de solidarité où l’effort de tous contribue à aider celui qui en a besoin, elle fait appel aux meilleures qualités humaines et les invite à se mettre au service du bien de la communauté.
Au cours de la discussion générale qui s’institue après cet exposé ; différents ces particuliers sont soumis à M. Simoni qui en prend note pour les étudier ultérieurement.
Les délégués de la succursale de Bordeaux, MM. Dubourg et Castagner, rappellent qu’une caisse de secours mutuels existe déjà à Bordeaux et demandent quelle sera sa position vis-à-vis de la nouvelle mutuelle.
M. Simoni répond que cette question a déjà été étudiée, que la seule difficulté réelle provient du fait de l’adhésion à des caisses chirurgicales de la majorité des membres de l’amicale bordelaise et qu’une solution sera recherchée pour permettre néanmoins leur intégration à la société en gestation.
L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 18 h 30.

Le secrétaire :
Signé illisible

Banquet servi à la « popote 45 » le 22 octobre 1943 réunissant le syndicat du personnel « charbons » et les comités sociaux « maritimes » et « charbons »

Ce banquet est placé sous la présidence de M. Barnaud entouré de notre ex-président Millot, de M. Simoni et de MM. Labbé, Emo et Vignet.
Nous nous faisons un devoir et un plaisir de féliciter Mme Tournier, qui préside aux destinées de la « popote 45 » pour la parfaite réussite de ce dîner, ainsi qu’à M. Decaix, président du syndicat « I » et secrétaire du comité social maritime ; organisateur de cette réunion.
À l’issue de ce banquet au cours duquel la plus franche cordialité ne cesse de régner, deux discours furent prononcés, le premier par notre président Millot, le second par M. Barnaud.
Nous avons déjà déploré, lors de précédents banquets, que certains discours ne soient pas sténographiés, ceux qui couronnèrent cette journée du 22 octobre 1943 auraient mérités de l’être à plus d’un titre.
M. Millot se lève et, avec émotion, émotion ressentie par toute l’assistance, annonce que c’est pour la dernière fois qu’il prend la parole parmi nous en raison de son départ de la Maison Worms.
Il retrace à nouveau toutes les étapes parcourues depuis la formation, en 1936, du syndicat professionnel, jusqu’à ce jour marqué par la création et l’inauguration des comités sociaux des services charbons, ainsi que de la caisse de secours mutuels au profit de l’ensemble du personnel de la Maison.
Il assure l’assemblée qu’il trouvât toujours, tant auprès de MM. les associés que des directeurs généraux le meilleur accueil et la plus parfaite compréhension.
Il souhaite que cette œuvre sociale concrétisée par le rapprochement plein de confiance entre les employeurs et les collaborateurs de la Maison Worms se poursuive avec la même compréhension mutuelle pour la plus grande prospérité de la Maison, et rappelle les paroles prononcées lors d’un récent banquet syndical par lesquelles M. Worms se plut à reconnaître que le personnel d’élite qu’il a réussi à grouper autour de lui représentait un élément précieux pour la Maison.
M. Millot est convaincu que dans l’avenir le social sera de plus en plus lié intimement à l’économique. La transformation de l’entreprise en authentique communauté du travail sera l’œuvre de demain. Nous nous acheminons par la charte du travail vers un ordre social plus juste et plus humain qui ne sera pas – contrairement à ce que d’aucuns pourraient croire – en opposition avec la bonne marche et l’intérêt de l’entreprise.
Ces paroles sont saluées par de vifs applaudissements.
M. Barnaud prend ensuite la parole et manifeste à notre président Millot tous ses regrets de le voir quitter la Maison Worms et abandonner le gouvernail du syndicat qu’il a mené à bien jusqu’à ce jour, à la satisfaction de tous. M. Millot apportera prochainement dans une autre branche sa collaboration à une Maison importante. Il continuera à s’occuper de toutes ces questions sociales et restera attaché à la branche « S » de la famille du sous-sol et pourra ainsi poursuivre son apostolat. De sorte que, sur le plan social, nous ne le perdrons pas complètement et à l’occasion il nous sera encore possible de faire appel à ses précieux conseils.
M. Barnaud ne cache pas à l’assemblée les difficultés de l’heure en ce qui concerne l’activité de la Maison et plus particulièrement pour les services maritimes et charbons spécialement affectés.
Toutefois, M. Barnaud assure qu’il n’y a pas lieu de désespérer en l’avenir et que, la paix revenue, les services maritimes et charbons retrouveront très rapidement leur pleine activité ainsi que les autres branches de la Maison.
Les difficultés présentes de la Maison ne lui font pas pour cela perdre de vue les propres difficultés de ses collaborateurs en face du coût de la vie toujours croissant. Pour y pallier dans une certaine mesure, M. Barnaud confirme les paroles prononcées par M. Worms à l’assemblée de 11 heures, à savoir que le personnel recevra, au 31 octobre, un double mois au titre « avances sur gratifications » et qu’en fait ce geste doit être considéré en partie comme une augmentation de salaire.
D’autre part, M. Barnaud répondant aux paroles de M. Millot reconnaît que le social tend à rejoindre l’économique sur bien des points et s’il est parfaitement admissible que dans l’avenir, le personnel par le canal du comité social soit tenu au courant de la marche de l’entreprise, par contre M. Barnaud n’estime pas souhaitable de voir le personnel s’immiscer dans la direction.
Ces paroles sont chaleureusement applaudies.
À 22 heures 30, M. Barnaud donne le signal du départ.
 

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