1949.07.30.De Paris Normandie.Article sur l'abordage du Listrac

Coupure de presse 

NB : Extraite d'un dossier classé au 12 janvier 1950.

Catastrophe maritime
Coupé en deux par le "Naviero", le "Listrac" coule au large de Cherbourg

Samedi, vers 13 heures, un navire argentin, le "Naviero", venant d'Anvers, et se rendant à New York, a coupé en deux le caboteur français "Listrac", de la Compagnie Worms. La catastrophe s'est produite au large des "Casquets", à environ trois heures de route de Cherbourg. Avec un chargement de ferraille, le "Listrac" venait de Rouen et se dirigeait sur Swansea à la vitesse de 10 nœuds. Le "Naviero" suivait le "Listrac" à la vitesse de 18 nœuds.
La catastrophe s'est produite au large des "Casquets", à environ trois heures de route de Cherbourg.
Avec un chargement de ferraille, le "Listrac" venait de Rouen et se dirigeait sur Swansea à la vitesse de 10 nœuds. Le "Naviero" suivait le "Listrac" à la vitesse de 18 nœuds.
Par temps clair, dans dès conditions restées jusqu'à présent inexplicables, le navire argentin aborda et passa littéralement au travers du petit caboteur qui, en moins de cinq minutes, alla au fond.
Immédiatement, le "Naviero" fit demi-tour pour porter secours à l'équipage du "Listrac".
Sur les dix-neuf hommes qui composaient l'équipage, dix-sept furent recueillis dont deux légèrement blessés. Deux hommes, hélas, manquaient : le commandant Jean Le Rouzic, 37 ans, père de deux enfants, et dont le corps fut retrouvé plus tard, et le troisième mécanicien, Aristide Orhan, âgé de 27 ans.
Le "Naviero" est arrivé samedi à 21 heures, en rade de Cherbourg ; les dix-sept rescapés ont été transbordés sur le remorqueur "Muscle", qui les a amenés au port.
Une commission d'enquête a été nommée et sera aujourd'hui sur les lieux.
Le "Listrac" était un caboteur de 850 tonneaux, livré le 27 novembre 1948 par les Chantiers Boël à Anvers. Habitué de notre port, il avait quitté Le Havre le 10 juillet dernier.

La saisie du navire abordeur est ordonnée

Cherbourg, 31 juillet. - A la fin de la matinée, le Tribunal de commerce de la ville, siégeant en urgence, a délibéré sur l'affaire et a rendu une ordonnance de référé décidant la saisie du navire abordeur.


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