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1849

1849.07.07.A M. Chapman.Dieppe.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 - page 61Paris, le 7 juillet 1849Monsieur Chapman à Dieppe,Maintenant, Monsieur, jusqu'ici, je crois ne pas avoir joui auprès de vous des mêmes avantages dont vous faites jouir certains de vos clients qui sont mes concurrents. Ainsi, vous établissez des remises sur vos commissions dont je n'ai jamais profité. Ainsi, encore, alors que mon agent vous invite à fréter pour moi à des bonnes conditions certains navires qui viennent dans le port de Dieppe, je ne suis jamais assez heureux pour que vous m'obteniez de tels affrètements tandis que vous en obtenez pour les autres - pourquoi ces préférences ? Franchement je ne me les explique pas.Et en effet, jetez, Monsieur, un coup d'oeil en arrière, qui le premier à ouvert aux charbons la voie de Dieppe pour venir sur Rouen ? C'est moi. Qui est le plus disposé à maintenir ses relations au port de Dieppe au détriment du port de Rouen ? C'est moi. Qui, au contraire, travaille à maintenir les relations de Rouen au détriment de la voie de Dieppe ? Ce sont mes concurrents.Comment donc se fait-il qu'étant l'ami de la voie de Dieppe où se trouvent vos intérêts, vous me traitiez plus mal que ceux qui sont les ennemis de cette voie et par conséquent, les ennemis de nos intérêts ? C'est vraiment un manque de logique.D'un autre coté, si au début de nos relations, mon affaire charbons présentait peu de mouvement, vous devez vous apercevoir qu'elle se développe singulièrement, bien que je sois encore tout nouveau sur le marché. Or, si déjà je reçois autant et peut-être plus qu'aucun de vos autres clients, tenez comme certain que sous peu je serai le plus fort de vos clients - mais j'ai pour principe en affaires une chose : c'est d'être traité par mes correspondants aux conditions les plus avantageuses. Pour rien au monde je ne voudrais chez qui que ce soit me voir reléguer au deuxième rang.En conséquence de ce qui précède, je viens vous demander de me dire bien franchement s'il vous convient ou non de me faire jouir tant pour le passé que pour l'avenir des avantages que vous avez fait à d'autres, et pour le règlement des navires antérieurs je m'en rapporterai à votre parole ; et si sérieusement vous voulez travailler dans mes intérêts, soit comme affrètements soit pour toute autre chose.En attendant votre réponse, veuillez recevoir, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.Hypte Worms

1849.07.09.A John Carr et Cie.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°6 - du 3 avril 1849 au 14 juillet 1849 -Paris, le 9 juillet 1849Messieurs John Carr & C°à Newcastle-on-TyneJe vous confirme ma lettre du 5 courant et je viens répondre à votre amicale du 3 dit.Je vous l'ai dit déjà en France, la douane perçoit à la tonne mais en général l'on débarque les charbons à l'hectolitre que l'on pèse de distance en distance, un sur dix, par exemple. Mais comme ces hectolitres sont fort irréguliers, attendu que tantôt ils ne contiennent que des charbons gros formant des interstices, et tantôt des charbons plus fins laissant moins d'interstices, il en résulte une reconnaissance des plus irrégulières et dans tous les cas une reconnaissance faible de poids attendu qu'on cherche à donner le moins de poids possible à la douane.C'est ce qui vous explique pourquoi, au Havre par exemple, les négociants ne font point de réclamations aux capitaines pour défaut de poids.A Dieppe, c'est autre chose : depuis que le chemin de fer existe, chaque chargement de navire se vérifie scrupuleusement comme poids, attendu que le chemin de fer pèse tout. II résulte de ce mode, qu'il est aussi impossible de faire une mauvaise reconnaissance à la réception des navires qu'il devient impossible de faire une mauvaise livraison aux acheteurs puisque le poids trouvé par le chemin de fer, qui est étranger aux opérations commerciales, en même temps qu'il sert de contrôle à la réception sert aussi de contrôle à la livraison. Tenez donc comme certain qu'à Dieppe seulement l'on peut se rendre un compte bien exact : je vous ai d'ailleurs prouvé ceci par la différence des comptes du Havre ne fussent pas mieux chargés que ceux pour Dieppe. Je le répéterai donc encore, pourquoi cette différence ? Tout simplement parce qu'on reçoit mal mais aussi parce que l'on livre mal au Havre tandis que l'on reçoit bien ce qu'on livre bien à Dieppe.Vous m'avez demandé une preuve que les navires rendaient mal à Dieppe. Je m'empresse de vous envoyer un certificat de M. Chapman, votre compatriote, courtier maritime dans ce port qui reçoit mes navires et qui voit par ses yeux tous les mouvements. Vous verrez par ce certificat le détail de toutes les opérations et qui mieux est la déclaration formelle que les navires, qui arrivent pour d'autres que pour moi, ont généralement un rendement meilleur que celui que j'obtiens. M. Chapman est un homme d'honneur et de grande considération, qui ne se permettrait pas de déclarer et de signer ce qui ne serait pas l'exacte vérité. Mais, si cette preuve ne vous était pas suffisante, je pourrais vous remettre tous les bulletins de transport du chemin de fer où vous verriez, wagon par wagon, et navire par navire, tous les poids parfaitement conformes aux comptes de vente que je vous ai remis.Si je ne vous envoie pas aujourd'hui ces bulletins c'est parce que cela coûterait très cher par la poste, mais, si vous y tenez, je pourrai en faire un paquet que je vous enverrai par un navire.Vous me dites encore de tirer un couple de navires des mines de Kavensworth et de Davidson, pour m'assurer si réellement ces charbons sont supérieurs en poids aux vôtres. Je me livrerais volontiers à cette expérience, que j'ai pratiquée d'ailleurs avec les charbons Stewarts Walsend, rendant bien 22 tonnes au keel, si je n'avais la certitude par ce que j'ai vu sur les navires qui arrivent à Dieppe pour d'autres que pour moi, que les charbons de Kavensworth & Davidson rendaient mieux que les vôtres, soit parce qu'ils étaient plus lourds, soit que les chaldrons étaient plus grands. Un achat de ces charbons ne signifierait donc rien de plus et ne produirait rien de plus que ce que j'ai vu chez les autres d'ailleurs, vous le savez, quand je suis lié avec quelqu'un je n'aime pas à me lier avec d'autres et j'ai pris en amour propre de produire vos charbons.Or que résulte-t-il de cette différence de poids entre vos charbons et ceux des autres ? C'est que, tout en achetant peut-être un peu plus cher que vous ne me facturez, mes concurrents achètent meilleur marché puisqu'ils trouvent en bénéfice de poids bien plus que vous me donnez en diminution de prix. Pourtant ces concurrents soutiennent parfaitement les bas cours de la place et mes sacrifices deviennent, sinon stériles du moins, moins radicaux que je ne l'avais pensé.Que faut-il faire donc ? Deux choses :1° maintenir nos conventions et nos sacrifices communs jusqu'à la fin de l'année tout en vous arrangeant de manière à ce que j'obtienne un poids satisfaisant pour diminuer autant que possible ces sacrifices.2° et quand, nos concurrents seront fatigués, relever les prix de manière à récupérer ces premiers sacrifices. De la sorte, vous verrez vos charbons s'introduire abondamment sur les marchés de France à des prix convenables d'ici peu.Du reste, vous pouvez dès ce moment mesurer vos pertes. Je vous ai remis le compte de vente de 7 navires pour Dieppe vous donnant une perte totale de £ 41-13-0. Ces 7 navires contenaient 565 chaldron, c'est donc une diminution commune de 1£5d3/4 par chaldron sur le prix que vous avez facturé. M. Cruzel vous avait annoncé une perte d'au moins 1S par chaldron ; vous voyez qu'il ne s'est pas trop écarté de la vérité. D'un autre côté, les deux navires qui ont été vendus au Havre vous ont donné un bénéfice de £ 5-13-2 ; ces 2 navires contenaient 115 chaldrons, c'est donc une augmentation de 1s-5d 1/3 pour chaldron sur le prix que vous avez facturé.En somme, la position n'est pas trop mauvaise pour vous qui vendez des charbons là où vous n'en auriez pas vendu, tandis que moi, j'ai sans compensation les mêmes pertes que vous. Cependant, comme d'ici peu de temps, j'entrevois la fin de mes sacrifices, je me sens tout disposé, quelque mal et quelque résultat que j'aie, à pousser l'affaire jusqu'au bout si toutefois vous voulez, comme je pense, me seconder en maintenant le compte à 1/2 commencé.Agréez Messieurs, mes salutations bien sincères.H. WormsSur le compte de vente du navire d'Ann... n° 2, vous verrez que j'avais fait une diminution sur le fret de £ 5... retenues au capitaine pour manque de poids à son arrivée à Dieppe. Ces 5 £ ayant été remboursées audit Capitaine par M. Dryden bien mal à propos je vous assure, car le déficit existait bien. Il convient pour ne pas toucher au compte de vente remis, que nous prenions chacun la moitié de cette nouvelle perte. En conséquence je vous débite pour cet objet de £ 2 - 10 s dont veuillez me créditer.

1849.07.14.A Arthur Pring.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°7 - du 14 juillet 1849 au 16 septembre 1849 - page 497Paris, le 14 juillet 1849Monsieur Arthur PringNewcastle-on-TyneJ'ai vos trois lettres du 9, 11, 12 de ce mois. La première m'annonce que vous avez affrété le navire "Grasshopper" pour Le Havre.La seconde me remet facture de ce navire; elle s'élève à £ 65,14,9. Je vous en crédite.Par contre vous avez été débité de £ 100 que M. Goudchaux à Londres a versé pour votre compte à M.Carr Lamb & C°.Votre troisième lettre me remet la charte-partie et le connaissement du navire B... J'en attends la facture pour vous en créditer. Je vois avec peine, Monsieur Pring, que j'éprouve continuellement des pertes sur le mesurage du navire. Je vous en ai parlé plusieurs fois, et M. Chabert vous en a entretenu directement. Si je n'avais pas sous les yeux des preuves évidentes que les mêmes navires, que vous m'avez adressés, étaient venus à d'autres époques à l'adresse de diverses maisons et que leur rendement avait été beaucoup plus avantageux, je pourrais penser que la fatalité vous avez fait tomber sur des navires d'un mesurage nouveau pour moi. Mais aujourd'hui il m'est prouvé d'une manière évidente qu'il existe un vice dans la manière de compter les chaldrons que l'on met à bord. Si vous avez à coeur que je puisse continuer mes affaires avec M. Carr, il est indispensable que vous voyiez à remédier à ce qui s'est fait jusqu'à ce jour. J'en laisse toute la responsabilité à votre appréciation, vous êtes sur les lieux, vous devez donc suivre par vous-mêmes ces opérations de chargement car je ne vous le cacherai pas si je ne puis obtenir des chargements [...] je suis décidé à renoncer au métier. Vouloir persister serait une duperie de ma part car au lieu de travailler avec quelque avantage pour moi, je ne tarderai pas à être entraîné dans des pertes importantes. Si M. Cruzel n'était pas absent, j'étais décidé à lui faire faire de nouveau le voyage de Newcastle pour qu'il vérifie par lui-même d'où peuvent dépendre ces déficits énormes que j'ai à subir sur chaque arrivage. Evitez-moi dans l'avenir d'avoir à [...] envoyer sur les lieux pour faire cette vérification, depuis le temps que je vous adresse mes observations à ce sujet, j'aurais dû obtenir de vous une surveillance plus rigoureuse, vous n'avez pas pris assez au sérieux mes observations. Je vous les renouvelle aujourd'hui et je compte sur votre intelligence et sur votre zèle pour mettre fin à ce système ruineux. Ainsi, Monsieur Pring, veuillez y apporter une sérieuse attention. Jusqu'à présent cette question n'a pas été assez rigoureusement envisagée par vous.M. Rosseeuw vous a demandé un petit navire pour Caen. Je vous confirme son ordre.Recevez mes salutations cordiales.

1849.07.17.A John Carr et Cie.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°7 - du 14 juillet 1849 au 16 septembre 1849 -Paris, le 17 juillet 1849Messieurs John Carr & Cieà Newcastle-on-TynePour satisfaire aux conditions que vous avez établies avec M. Cruzel, vous m'avez expédié par l'entremise de M. Pring les navires suivants :Pour Le Havre :- ‘'Sea Nymph' en charbon New-Hartley- ‘'Economy' en charbon New-Hartley- ‘'Pilgrim' en charbon New-Hartley- ‘'Grasshopper' en charbon New-HartleyPour Dieppe :- ‘'Thomas' en charbon Cowpen-Hartley- ‘'Union-Packet' en charbon New-Hartley- ‘'Brouadwood' en charbon Cowpen-Hartley- ‘'Sea Nymphen' charbon Cowpen-Hartley- ‘'Ann n°1' en charbon Cowpen-Hartley- ‘'Ann n°2' en charbon Cowpen-Hartley- ‘'Volant' en charbon Cowpen-Hartley- ‘'Bedside' en charbon New-HartleyPour Rouen :- ‘'Agenoria' en charbon Cowpen-Hartley.Ainsi, Messieurs, au lieu de douze navires, c'est treize navires que vous avez expédiés pour être en compte à demi.Nous ne pouvons rester sur un tel chiffre et je viens vous proposer de pousser notre compte à demi jusqu'à dix-huit navires. C'est-à-dire qu'il vous resterait cinq navires à m'expédier. Si ma proposition ne vous agréait pas, je vous propose alors de distraire de notre compte à demi les quatre navires qui ont été expédiés au Havre et alors vous m'expédieriez trois navires sur le port de Dieppe ; ce qui compléterait ainsi les douze navires de mon compte à demi avec vous, tous sur la même contrée. Si je vous propose, dans le cas où vous n'accepteriez pas de pousser jusqu'à 18 navires notre compte à demi, de distraire de ce compte à demi les quatre navires du Havre, ce n'est pas parce que ces navires rendront ou plus mal ou mieux que ceux dirigés sur Dieppe mais tout simplement parce que les comptes de vente en seront plus tôt prêts sur Dieppe que sur le Havre et que je tiens essentiellement à ne pas vous faire attendre ces comptes de vente.Je suis à même de vous fournir dans quelques jours les comptes de vente de plusieurs navires. En attendant, je vous remets ci-joint le compte de vente du navire ‘'Agenoria' soldant par une perte totale de F 48-55 pour la moitié de laquelle je vous débite de £ 0 19 s 6 d soit 24 F 78 centimes à 25,50 la £. Veuillez m'en créditer. Vous voyez, Messieurs, qu'en définitive, vous et moi faisons la guerre bon marché soit aux charbons concurrents des vôtres, soit aux vendeurs, mes concurrents. Sans rien préciser, je crois que les autres navires de notre compte à demi se maintiendront sur les mêmes bases, or s'il en est ainsi, rappelez-vous que vous conquérez dans notre rayon à peu de frais une place que beaucoup d'autres voudraient conquérir au prix de sacrifices 10 fois plus grands. Vous voudrez donc, je n'en saurai douter, continuer à me laisser tenir vos intérêts en France.Maintenant, Messieurs, je ne puis vous dissimuler que s'il y a perte dans la vente des navires de compte à demi, elle proviendra en grande partie des déficits que j'éprouve sur les charbons au déchargement des navires. Je ne veux m'appesantir plus qu'il ne convient sur de si malheureux résultats mais, soit que le charbon de vos mines soit plus léger que le charbon d'autres mines, soit que vos chaldrons soient plus petits que les chaldrons des autres, soit que vos agents et les capitaines de navires ne comptent pas les chaldrons qui s'embarquent, soit que les capitaines volent ou jettent à la mer partie de leur chargement, soit je ne sais plus par quelle raison, toujours est-il que j'ai des déficits effrayants tandis que mes concurrents ont des rendements convenables.J'ai beaucoup correspondu à ce sujet avec M. Pring. Toutes mes recommandations sont restées sans effet parce que, quoi qu'ait pu faire ce dernier, il n'a pu découvrir le vice et il semble que plus je vais et moins je trouve de satisfaction. Ainsi, l'un des derniers navires, ‘'L'Ann', a eu un manquant de 13 tonnes sur 103 chaldrons, de telle sorte que mon agent à Dieppe a dû lui retenir 5 £ sur son fret.Encore une fois, je ne veux pas me livrer à des récriminations avec vous. Je ne veux pas vous envoyer le parallèle des poids que je reçois et des poids que reçoivent les autres, afin que vous voyez la différence navire par navire, mais je vous signale les faits. J'ajoute que dans nul port la réception ne se fait aussi régulièrement qu'à Dieppe et d'ailleurs, elle ne se fait pas différemment que pour moi et cependant eux trouvent leur compte et moi je ne trouve pas le mien et je vous supplie de prendre les moyens que vous voudrez pour faire cesser cet état de choses vraiment désolant.En attendant de nouveaux comptes de vente, veuillez recevoir, Messieurs, l'assurance de ma parfaite considération.

1849.07.19.A Arthur Pring.Newcastle.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°7 - du 14 juillet 1849 au 16 septembre 1849 - page 451 Paris, le 19 juillet 1849Monsieur Arthur Pringà Newcastle[...]Maintenant, voici mes instructions générales pour les expéditions, auxquelles je vous prie de vous conformer.Il faut que sur tous les connaissements vous stipuliez que je suis l'expéditeur des charbons comme de fait cela existe puisque c'est vous, mon mandataire, qui expédiez pour moi après avoir reçu et payé pour moi la marchandise.Quand vous expédierez sur Dieppe il faudra que vous mettiez sur les connaissements : destinataire, M. H. Worms, chez M. Chapman (ou tout autre que je pourrai vous indiquer).Quand vous expédierez à Rouen, à moins que je ne vous donne le nom d'un destinataire, vous mettrez destinataire M. H. Worms.Quand vous expédierez au Havre, à moins également que je ne vous donne la désignation des maisons qui m'achètent comme je le fais, par exemple pour les 3 navires pour Durozelle & Cie, vous mettrez simplement sur le connaissement destinataire, M. H. Worms au Havre.Enfin si je vous donne des ordres d'expédier dans d'autres ports que ceux de Dieppe, Rouen et Le Havre où j'ai des maisons opérant en mon nom, je vous désignerai le nom de mes acheteurs en vous disant auquel de mes agents ou de moi il faudra faire tenir les connaissements.

1849.07.24.A John Carr et Cie.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°7 - du 14 juillet 1849 au 16 septembre 1849 - page 411Paris, le 24 juillet 1849Messieurs John Carr & Cieà Newcastle-on-TyneEn vous confirmant ma lettre du 17 courant, j'ai l'honneur de vous remettre :Le compte de vente au navire ‘'Thomas', soldant par une perte totale de F 256,95 pour la moitié de laquelle je vous débite de £ 5.0.9 d à 25,50 = 128 F 46 ½.Ce navire a donné 743 Ks de déficit, tandis que si j'avais eu 22 tonneaux français au keel, j'aurais eu une bonification de 5 250 Ks, ce qui constitue une différence de plus en moins de 6 tonnes, soit une valeur de F 150. Or, mes concurrents ont cette bonification.Le compte de vente du navire ‘'Union Packett', soldant par une perte totale de F 205,53 pour la moitié de laquelle je vous débite de : £ 4.0.6 d à 25,50 = 102,66 c ½. Ce navire a donné soit par déficit réel soit par déficit de mauvaise qualité 5 552 K de moins que le poids légal anglais. Si j'avais 22 tonnes par keel et qu'il ne se fût pas trouvé de charbon rebutable, j'aurais dû avoir 4 500 K de boni, ce qui constitue une différence du plus en moins de 10 tonnes, soit une valeur de F 250. Or, encore mes concurrents ont cette bonification.Il m'est vraiment pénible, Messieurs, de revenir sur ces déficits, mais vous le voyez, c'est eux seuls qui forment la perte de ces 2 navires et il entre vraiment dans vos intérêts d'y remédier au plus tôt.Je dis qu'il y va de vos intérêts à remédier à cet état de choses et je le prouve : vous comprendrez qu'en produisant vos charbons dans toute la vallée et à Rouen, je froisse deux intérêts d'abord, celui des négociants français dont je viens prendre la place vis-à-vis de leurs acheteurs, ensuite, celui des propriétaires des mines qui ne trouvent pas l'écoulement de leurs charbons là où ils avaient l'habitude de l'écouler puisque ce sont les vôtres qui les remplacent. Eh bien ! Vous devez croire que les négociants français, pas plus que les propriétaires de mines ne sont disposés à se voir enlever les uns leurs rapports, les autres leur écoulement de charbon, sans lutter, sans se défendre et en conséquence, reconnaissant qu'ils doivent tous se tenir étroitement liés pour sauvegarder leurs intérêts, ils se vouent à des sacrifices. Ainsi, non seulement ils me suivent dans mes prix de ventes, mais encore trouvent-ils le moyen de ne pas perdre quand je perds ou de perdre moins que je ne perds. La chose leur est facile elle gît tout simplement :1° dans les bas prix auxquels vendent les mines.2° dans le délai qu'elles accordent, évitant ainsi à l'acheteur l'intérêt d'un capital assez important.3° dans les fortes mesures qu'elles donnent et dans le tri qu'elles font des charbons, évitant ainsi, et les déficits que produisent les charbons menus et les déficits généraux sur les navires dont je suis accablé depuis que j'ai commencé des affaires avec vous.Ces trois motifs placent évidemment mes concurrents dans une meilleure position que vous ne me placez, puisqu'ils sont tirés des sacrifices que savent s'imposer vos concurrents des mines et que pour votre part, vous ne voulez pas vous imposer, tandis que mes concurrents d'ici n'ont pas à s'imposer les sacrifices que je n'impose pour pouvoir aller de pair avec eux. Je vous affirme, Messieurs, que les mines de Ravenswhort et de Davidson envoient dans ce moment à Dieppe des charbons de toute beauté comme qualité et comme grosseur et de plus, elles chargent les navires de telle sorte qu'alors que leurs commettants trouvent de gros bonis, moi je trouve de gros déficits. Là est tout le mystère, car je les défierais bien de me suivre si j'étais traité par vous comme ils sont traités par leurs correspondants.Et ne croyez pas que je trouve des déficits sur vos navires par le fait que vous les expédiez sur Dieppe où vous croyez que le travail se fait mal. Je vous répéterai que c'est à Dieppe seulement où le travail se fait bien. Et d'ailleurs est-ce que mes concurrents ne reçoivent pas, eux aussi, à Dieppe ? Comment donc se ferait-il que le travail se fît bien dans ce port pour eux puisque les rendements de leurs navires sont bons, tandis qu'il se ferait mal pour moi qui ai toujours de mauvais rendements ? Non là n'est pas le vice. Le vice existe ou dans vos charbons qui sont trop légers, ou dans vos chaldrons qui sont trop petits, ou bien, parce qu'on ne met pas dans le navire le nombre de chaldrons exprimés en la facture. Dans les 2 premiers cas, vous devriez donner tant pour cent pour compléter le poids ou la mesure ordinaire ; dans le 3ème cas, vous devriez mettre quelqu'un pour reconnaître exactement les chaldrons à l'embarquement. Ensuite n'établissez donc aucune comparaison entre la manière dont se fait le métier, entre Dieppe,  la Vallée et Rouen, et celle dont se fait le métier au Havre. Pour le 1er parcours, si la reconnaissance des navires se fait exactement, la livraison aux acheteurs se fait non moins exactement. Au Havre, au contraire, la réception aux navires se fait fort mal, mais aussi les livraisons aux acheteurs se font tout aussi mal. C'est ce qui vous explique pourquoi le même navire rend positivement mal à Dieppe où la réception se fait bien, tandis qu'il sera censé rendre bien au Havre où la réception se fait mal.C'est en raison de ces différences dans le métier que, si j'ai à vous remettre des comptes de vente pour Le Havre, vous les trouverez différents aux comptes de vente que je vous remets pour Dieppe.Je soumets ces observations à vos lumières, je vous les donne comme très sérieuses, très positives et j'espère que vous saurez redresser tout ce qu'il y a de mal aujourd'hui dans nos rapports.M. Pring, dont vous avez su l'absence de Newcastle, vous a laissé des ordres pour quatre navires. Hier, je lui ai donné des instructions pour qu'il vous en commande 15 autres, au total 19 navires. Je suis excessivement pressé :1° du navire Cowpen-HartIey de 6 à 7 keels, à m'expédier directement à Rouen.2° d'un navire Cowpen-HartIey, de 10, 12 ou 14 keels s'il le faut, pour Dieppe.3° d'un navire Seaton-Sluice (New-Hartley) n'importe le tonnage 10, 15, 16 keels, à m'expédier au Havre.Vous prendrez bien entendu ces navires sur les 19 demandés par M. Pring et vous continuerez à exécuter les ordres de ce dernier qu'il vous fera passer de chez lui pour le restant des 19 navires. Je compte, Messieurs, que vous fréterez bien, j'ai besoin de toute l'économie possible.Agréez, Messieurs, mes salutations bien sincères.Hypte Worms

1849.08.01.De Ch. Dubois et Cie.Le Havre.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.Page 1Monsieur H. Worms - 46, rue Laffitte - Paris[Courrier composté au Havre le 1er août 1849 ; autres cachets illisibles.Tampon : Ch. Dubois & Cie - Havre]Page 2Havre, le 1er août 1849Monsieur Hypt Worms46, rue Laffitte à ParisNous sommes en possession de votre honorée d'hier qui nous a remis :F 140 sur Havre.Vous en avez crédit.Bonne note pour l'accueil a été prise au nouveau crédit de :F 3.000 ouvert en avoir de M. Rosseeuw.Nous vous présentons, Monsieur, nos salutations sincères.Ch. Dubois & Cie

1849.08.16.Facture chargement de charbon - navire Mary.Sunderland

Document original

1849.08.23.De J. Cruzel.Londres.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Londres, le 23 août 1849Mon Cher Monsieur Worms[...]Je commence à m'installer ici. J'ai fait des publications, des circulaires, j'ai pris une petite maison Ebury Street 61 - Pimlico, où je vous prie de m'écrire. Enfin je veux à toutes forces aboutir vite parce que, je vous le répéterai mille fois encore, là est la clef de nos deux affaires en France du plâtre et du charbon. Si je réussis, du diable si les concurrences seront faciles à se créer.Avez-vous du beau plâtre ? Il est probable que je vais vous en demander.Voudriez-vous être assez bon pour vous informer si le bateau de Newhaven voudrait se charger chaque voyage de quelques tonnes de plâtre et quel prix il prendrait ?J. Cruzel

1849.09.13.De Me Bérard.Procuration de Hypolite Worms à Edouard Rosseeuw.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.[Les phrases ou mots entre crochets correspondent à des informations biffées ou rajoutées au crayon.]13/21 septembre 1849Procurationpar M. Hypolite Worms à M. RosseeuwM. Bérard, notaire au HavrePar-devant Maître Charles Gustave Bérard et l'un de ses collègues, notaire au Havre, soussignés, a comparu, M. Hypolite Worms, négociant [et armateur], demeurant à Paris, [rue Laffitte, n°46], [Scribe, 7],[par acte à la mairie du Havre le 10 de ce mois, sous le numéro premier du rôle supplémentaire ainsi déclaré], lequel a, par ces présentes, fait et constitué pour son mandataire aux effets ci-après :M. [Édouard Adolphe Rosseeuw] [Léon Franchetti], son représentant, demeurant [au Havre, rue de La Gaffe, n°4], [Paris rue Godot Mauroy, n°24],auquel il a donné pouvoir de pour lui et en son nom, gérer et administrer tant activement que passivement toutes les affaires du constituant relativement à sa maison de commerce [de Paris et ses diverses succursales tant en France qu'en Angleterre et en Italie],toucher et recevoir en principal et intérêt échus et à échoir toutes les sommes qui peuvent et pourront être dues au comparant, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit, notamment tous billets, lettres de change, reconnaissances et obligations souscrites au profit de M. Worms,traiter avec tous créanciers, débiteurs ou simples comptables, entendre, débattre, clore et arrêter tous comptes actifs ou passifs, en fixer les reliquats, les payer ou recevoir,[compter toutes traites], acquitter, payer également toutes les autres sommes que peut et pourra devoir le comparant,continuer et faire toutes les opérations de commerce de M. Worms, faire tous achats et ventes de marchandises, aux prix, charges, clauses et conditions que le mandataire jugera convenable, se charger de toutes commissions et fournitures [au gouvernement, aux compagnies de chemins de fer, de navigation à vapeur, et autres administrations], passer tout marché, les exécuter, faire tous chargements, fréter tous navires, prendre toutes assurances,soumissionner toutes fournitures de marchandises et tous marchés, remplir à cet égard toutes les formalités qui seront exigées, souscrire à toutes conditions, obliger le comparant à leur accomplissement et les exécuter,tirer de tous débiteurs toutes traites et lettres de change, signer tous en endossement et avales, arrêter tous comptes courants et autres de commerce, faire tous protêts, dénonciations, comptes de retour, signer tous mandats sur tous correspondants, négociants particuliers et sur toutes caisses [du gouvernement, des compagnies de chemins de fer, Messageries impériales et autres compagnies de navigation à vapeur] et banques, signer la correspondance,retirer toutes administrations, des postes, des messageries, voyages, chemins de fer, navires et autres, tous paquets, ballots et lettres chargées ou non chargées à l'adresse du constituant, se faire remettre tous dépôts,faire toutes déclarations dans les bureaux de la douane, de la marine et autres administrations, retirer tous permis, payer tous droits, faire à ce sujet toutes réclamations, demander toutes réductions, présenter toutes requêtes et pétitions,de toutes sommes reçues ou payées, donner ou retirer bonnes et valables quittances et décharges, consentir toutes conventions et subrogation, faire main levée de toutes inscriptions d'offres et autres, en consentir la radiation avec désistement de tous droits de privilège, d'hypothèque et d'action résolutoire, remettre ou se faire remettre tous titres et pièces, en donner et retirer décharges, en cas de difficultés et de la part de quelques débiteurs, prendre part à toutes assemblées et délibérations de créanciers, nommer tous agents et syndics provisoires et définitifs, vérifier, admettre aux contestes tous les titres qui seraient produits, présenter ceux du comparant, les affirmer sincères et véritables, signer tous concordats, contrats d'union et d'atermoiement, faire toutes remises, accepter toutes cessions, traités et délégations et abandons de biens meubles et immeubles, consentir et concourir à la vente de biens, toucher toutes les parts et dividendes qui seraient attribués au comparant,en cas de contestations quelconques et à défaut de paiement avant toutes poursuites, contraintes et diligences nécessaires, faire toutes sommations et commandements, citer à comparaître devant tous juges de paix, traiter, composer, transiger, à défaut de conciliation, assigner et défendre devant tous tribunaux compétents, nommer tous avoués et avocats, obtenir tous jugements et arrêtés, les faire exécuter par toutes les voies et moyens de droit ou sans désister, produire à tous ordres, toucher le montant des allocations,aux effets ci-dessus, passer et signer tous actes, élire domicile, substituer [en tout ou partie des présents] et généralement faire ce qui est nécessaire.Dont acte :Fait et passé au Havre, en l'étude de Me Bérard, l'an 1849, le 13 septembre.Lecture faite le comparant a signé avec le notaire.Mention d'enregistrement : enregistré en Havre, le 21 septembre 1849, etc.

1849.09.14.A Emile Lebon - Compagnie centrale d'éclairage au gaz.Dieppe

Origine : Copie de lettres à la presse n°7 - du 14 juillet 1849 au 16 septembre 1849 - page 26Paris, le 14 septembre 1849Monsieur Émile Lebon - Compagnie centrale d'éclairage au gazà DieppeJ'ai l'honneur de répondre à votre lettre du 10 que je reçois à l'instant.Depuis deux ou trois jours, j'ai l'avis d'expédition du navire charbon "Vai[...]" que je vous destine, et déjà, par ma lettre du 12, j'ai envoyé la charte-partie à M. Chapman, de votre ville. Veuillez donc vous rassurer, Monsieur, avant huit jours vos besoins seront satisfaits.Je suis tout à vos ordres et vous présente mes salutations bien sincères.Hypte WormsLe navire "Colline" qui est chargé en charbon Rimvald renferme 8 keels sur lesquels je vous destine 2 keels si ce charbon vous convient, je suis en mesure de vous faire venir tout ce dont vous pourrez avoir besoin dans cette qualité.

1849.09.25.A Edouard Rosseeuw.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849 -page 413Paris, le 25 septembre 1849Monsieur E. Rosseeuwau HavreVos lettres 23 et 24 courant sont en mon pouvoir. Les espèces annoncées par ma lettre du 22 courant ont été remises en un group cacheté à l'Administration des Messageries nationales. Ce group a dû partir le 23 à 8 heures du soir et aurait pu être mis à votre disposition le 24 dans la matinée. Si à la réception de ma lettre il n'est pas encore en votre pouvoir, ce que je ne pense pas, veuillez le faire réclamer dans le bureau des Messageries nationales en votre ville.Inclus ma soumission pour les 35.000 hectolitres charbon pour forge à fournir dans le port de Cherbourg. Vous aurez à remplir les blancs que j'ai laissés. Le cahier des charges pour cette fourniture indique que le charbon doit être menu et est destiné aux forges et fours, cependant dans une de vos lettres vous me disiez qu'il fallait établir deux prix. Y aurait-il une fourniture autre que celle des 35.000 hectolitres qui doit être du charbon menu ? En ce cas, veuillez me le dire et je vous enverrai une deuxième soumission. Vous pourrez fournir directement vos instructions à M. Liais Le Jeune de Cherbourg, mais pour cela vous devrez attendre le récépissé d'un dépôt de 1.500 F que je ferai demain comme garantie de la soumission que je vous envoie, car il est indispensable que M. Liais Le Jeune dépose en même temps et ma soumission et le récépissé de la somme de 1.500 F.Je prendrai des renseignements sur la vente des charbons anglais à Paris mais je doute que nous puissions arriver à obtenir des placements à 38 F. Le charbon anglais se consomme très peu. Je n'ai pas ici la facture du navire ‘'Pilgrim'. Cette facture vous a été remise et puisqu'elle est égarée, M. Pring pourra en obtenir un duplicata si c'est nécessaire.M. Muston a pris à Blyth le 23 un navire de 16 keels pour le Havre à 10 £ 10. On espère une baisse de fret par suite du changement de vente et des arrivages.Voici la facture du navire ‘'Horatio' en Cowpen-Hartley pour £ 94.10.3 soit à 25,50 F 2410.05 à votre débit.A vous,H. WormsJe dirai à Pring que les quantités de charbon qui se trouvent dans vos chantiers vous permettent d'attendre une occasion favorable pour les frets.Veuillez me donner crédit de :- 21,00 F Assurance du navire ‘'Horatio'- 43,75 F Assurance du navire ‘'Bells'- 35,00 F Assurance du navire ‘'Kézia'- 38,50 F Assurance du navire ‘'Elisabeth'- 138,25 F Ensemble

1849.09.26.A Edouard Rosseeuw.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849 -page 390Paris, le 26 septembre 1849Monsieur Rosseeuwau HavreJe vous confirme ma lettre d'hier, elle vous remettait la soumission pour l'adjudication de Cherbourg, je l'ai laissée en blanc pour que vous puissiez y établir le prix, je vous recommande de ne pas faire d'autre prix que celui arrêté entre nous, soit :0,80 petites forges,0,99 grosses forges.Voici inclus le récépissé du dépôt de 1 500 F pour le cautionnement. J'aurai besoin pour Cette [Sète] d'un navire de 100 à 120 tonneaux pour aller charger du coke à Newcastle, je pense que nous trouverions à de bonnes conditions au Havre un navire qui n'ayant pas de retour serait enchanté d'aller prendre ce coke pour le porter à Cette. Voyez à quel prix vous pourriez affréter. Je ne connais pas le droit d'entrée du coke pour le littoral de la Méditerranée, informez-vous près de la douane, et faites-moi un compte de revient pris à bord à Cette, en calculant sur 10 s 6 d la tonne pour le prix de la marchandise.Les frets se maintenant à Newcastle les navires ne sont pas abondants.Recevez mes bien sincères salutations.H. WormsJ'irai vous voir samedi soir, obligez-moi de vous trouver à l'arrivée du train, je crois qu'il arrive à 10 heures.

1849.09.28.A Arthur Pring.Newcastle

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849 -page 370Paris, le 28 septembre 1849Monsieur A. Pringà NewcastleJe reçois votre lettre du 26 courant. Je vous crédite de £ 82-1 pour la facture que vous me remettez du navire "La Résolution". Voici la charte-partie du navire "Agon", capitaine Conserveux. Ce navire est destiné à charger du coke pour Cette [Sète]. Vous voudrez bien pour ce chargement vous conformez aux instructions que je vous donne ci-bas.Les navires me donnent toujours un mauvais rendement. Voici ce que me disait à ce sujet un capitaine. Les ouvriers, qui arriment le charbon dans le fond du navire, ont hâte, quand ils ne sont pas encouragés par un pourboire, de terminer leur travail. Ils n'étalent pas entièrement bien leur charbon partout. De là des interstices. Quoique le navire paraisse plein à la surface, il ne l'est pas. II arrive souvent même que les capitaines, pour avoir beaucoup, font mettre du charbon sur le pont et le jettent ensuite à la mer. Pour remédier à cela, que faut-il faire ? D'abord, surveiller sévèrement les chargements, ensuite encourager les ouvriers à arrimer convenablement le navire dans la cale surtout, et cela avec quelques légers pourboires. Enfin, quand il est resté sur le pont une quantité de charbon, avoir le soin de le constater sur le connaissement, afin qu'à l'arrivée on puisse rendre le capitaine responsable du manque, s'il en existait.Complétez les 50 keels demandés pour M. Chabert au prix du fret que je vous ai fixé. M. Chabert vous a adressé 3 navires et vous avez chargé la "Résolution". Faites partir, suivant mes instructions, le charbon de Sunderland, pour M. Chabert. Quant à M. Rosseeuw, ma dernière vous disait qu'il attendait de nouveaux besoins pour faire des demandes. Expédiez-lui de suite seulement le felling-mine qu'il vous a demandé.Je vous recommande tout particulièrement l'achat du coke il me faut la meilleure qualité pour Locomotive. Si je réussis dans cet essai j'aurai une fourniture importante pour le chemin de Cette. Vous adresserez la marchandise au directeur du Chemin de Cette à Montpellier et vous me remettrez ici directement la charte-partie et le connaissement.Recevez mes bien sincères salutations.H. Worms

1849.09.28.A Liais Le Jeune.Cherbourg

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849Paris, le 28 septembre 1849Monsieur Liais Le Jeuneà CherbourgM. Rosseeuw, gérant de ma Maison du Havre, m'a indiqué votre adresse, Monsieur, à l'effet de me représenter auprès du ministère de la Marine pour la livraison de 35.000 hectolitres charbon pour foyers et fours, dont l'adjudication doit avoir lieu dans [votre ville] le 1er octobre prochain.J'ai l'honneur donc de vous adresser :1° Ma soumission sur papier timbré,2° Ma procuration notariée.Une 3ème pièce vous est nécessaire, c'est un récépissé d'un versement de 1.500 F comme garantie de ma soumission, mais elle vous sera envoyée par M. Rosseeuw.Ultérieurement, je vous fournirai ou M. Rosseeuw vous fournira des instructions pour la réception et livraison des charbons, si je suis nommé adjudicataire. Pour le moment, il suffit, Monsieur, de me faire inscrire parmi les soumissionnaires. Pour cela, je compte sur tous vos bons soins.En vous priant d'agréer mes sincères salutations.H. Worms

1849.10.01.De Liais Le Jeune.Cherbourg.A Edouard Rosseeuw.Le Havre.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.[Sur l'enveloppe :] M.E. Rosseeuw, nég., Hôtel de l'Europe au HavreCherbourg, le 1er octobre 1849Monsieur E. Rosseeuw au HavreJ'ai bien reçu, Monsieur, votre lettre du 27 septembre, qui m'accompagnait le récépissé de cautionnement pour la fourniture de 35 000 hectolitres de charbon de terre pour forges. Je l'ai joint à la soumission et à la procuration que m'a envoyées M. Worms et j'ai déposé le tout en temps utile. Mais j'ai le regret de vous annoncer que M. Worms n'a pas été reconnu adjudicataire. Son prix dont le total était F 65,150, était supérieur à celui de MM. Liais Frères, mes neveux, dont les affaires sont tout à fait distinctes des miennes, et dont le prix formait un total de F 64,050. Entre votre prix et celui de MM. Liais Frères, il y avait celui de M. Le Becq de Nantes, qui était de F 64,750 au total. Vous trouverez ci-dessous la note détaillée de divers soumissionnaires et de leurs prix.Je préviens aujourd'hui M. Worms du résultat de l'adjudication et je lui retourne le récépissé de cautionnement dûment émargé afin qu'il puisse s'en faire rembourser.Veuillez agréer, Monsieur, mes sincères salutations.Liais Le JeuneMM.SoumissionnairesPour forges ordinairesPour grosses forgesLiais Frères1,83 F1,83 FRichard Bows1,92 F1,92 FA. Jullou de Brest1,94 F2,29 FH. Worms1,81 F1,99 FLaloë et Lelong1,84 F1,99 FCh. Boyer & Cie de Lorient2,10 F2,10 FCh. Le Becq de Nantes1,85 F1,85 FGoueslain de Cherbourg1,87 f2,10 F

1849.10.03.De D.L. Chapman.Dieppe.Original

Courrier originalLe PDF de ce document est consultable à la fin du texte.Page 1Monsieur H. Worms - 6, rue de la Victoire - Paris[Courrier composté à Dieppe le 3 octobre 1849 ; ligne du Havre (illisible).]Page 2Dieppe, le 3 octobre 1849Monsieur H. Worms - ParisJe vous confirme ma lettre d'hier. Sous ce pli je vous remets le compte du navire "Isabella-Heron" s'élevant à la somme de F 4 159,35.Le capitaine de ce navire réclame sept jours de surestaries, ce qui, à la rigueur, lui est dû. J'ai cependant insisté pour ne lui payer que pour 6 jours, lui promettant que je ferai mon possible pour lui obtenir les £ 2.2.0 pour le septième jour.La "Resolution" est entrée dans le port aujourd'hui. Ce navire ira au Bassin demain matin. Je dois de nouveau vous prier de rectifier vos chartes-parties ; vous venez d'en faire imprimer de nouvelles, et sur ces chartes-parties il est dit que le navire ira à Dieppe ou aussi près que possible. Ce qui veut dire que les jours de planches commenceront du jour de l'arrivée du navire à Dieppe sans avoir égard au chemin de fer. Aussi le capitaine m'a-t-il [page 3] dit aussitôt son arrivée : « je suis à quai, je considère que mes jours de planches commenceront demain ». Je lui ai répondu que demain je lui trouverai une place au quai du chemin de fer. Vous remarquerez néanmoins que si ce navire fut arrivé dans les mortes eaux, il aurait fallu ou le décharger ou payer des surestaries. Veuillez faire changer cette clause et ajouter que les jours de planches commenceront du jour où le navire sera au quai du chemin de fer.Recevez, Monsieur, mes sincères salutations.D.L. ChapmanPS : Je tiens à votre disposition les reçus pour surestaries des navires "Sarah" et "Elisabeth-Heron".

1849.10.20.A Geo Insole and Son.Cardiff

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849 -page 184Paris, le 20 octobre 1849Messieurs Geo Insole & Sonà CardiffJ'ai bien reçu, Messieurs, la lettre que vous m'avez adressée le 15 courant et vous remercie des renseignements qu'elle me transmet.En effet je fais à Rouen et au Havre un grand commerce de charbons anglais, Newcastle et Sunderland. Je compte lui donner encore plus d'extension en soumissionnant pour les fournitures à notre gouvernement et je vais y adjoindre les charbons de Cardiff.Le prix auquel vous me cotez le Aberaman Smerthyl Steam Coal est votre prix pour tout le monde et je pense que vous vendez meilleur marché à quelques maisons. Veuillez donc me dire quelles seraient, pour moi, vos dernières conditions.Je paierai mes achats au comptant.Je vous prie de me dire aussi quels sont les prix habituels du fret pour le Havre, de septembre à mars, et de mars à septembre. Si les affrètements se font au keel ou à la tonne. Quel est le poids d'un chaldron ou d'un keel de vos gros charbons Aberaman Smerthyl et aussi des menus Low-main.En attendant votre réponse, veuillez recevoir. Messieurs, mes sincères salutations.H. Worms

1849.11.10.A Marion Vallée.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 17 septembre 1849 au 10 novembre 1849 -page 8Paris, le 10 novembre 1849Mon bon ami,Je réponds à votre lettre du 9 courant. Les éventualités d'Avignon sont demandées à [...] celles de Bordeaux à Cette [Sète] à 19 F.Je crois qu'il faut conserver nos valeurs qui avant peu vaudront un prix plus élevé. Si vous avez remarqué que le prix du Bordeaux à Cette, comparé à celui d'Avignon, vous semblait plus faible en raison du capital remboursé, c'est que vous ne vous êtes pas rappelé que les actions d'Avignon sur lesquelles on vous avait remboursé 90 [...] avaient pour premier versement une somme de 125 [...] tandis que pour le Cette à Bordeaux on n'avait versé que 100 [...]. Je vous conseille d'attendre mieux pour réaliser ces valeurs, en tout cas je suis à votre disposition, vous pouvez user de mon ministère quand vous serez décidé à vendre. J'ai aussi à réclamer de [...] la valeur faite sur mes actions de Strasbourg. J'ignore où en est cette affaire. Je vais m'en informer.Adieu mon bon Ami.Croyez à mon affectueux dévouement.H. Worms[D'après le répertoire figurant à la fin du copie de lettres, cette lettre était adressée à Marion Vallée à Rouen.]

1849.12.08.A Reinach - chemin de fer de Sète à Montpellier.Paris

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 - page 273Paris, le 8 décembre 1849Monsieur Reinach,administrateur de Chemin de fer de Cette [Sète] à MontpellierD'après votre autorisation d'envoyer à votre exploitation à Cette un petit navire de coke anglais de première qualité à un minimum de prix de 55 F la tonne française de 1.000 kg, livrés à Cette, frais de douane et de déchargement à ma charge, j'ai réussi à charger le navire ‘'Auguste', capitaine Conserveux, parti de Newcastle-on-Tyne le 6 expiré, en destination de Cette, et porteur de 99 tonnes, mesure anglaise, coke de première qualité que je vous cède au prix de 55 F, conditions ci-dessus mentionnées.Vous voudrez donc, Monsieur, faire surveiller minutieusement le déchargement de ce navire qui ne peut tarder à parvenir à Cette, payer le fret suivant les termes du connaissement inclus et de la charte-partie en remarquant que le capitaine Conserveux à déjà reçu à valoir sur le total du fret £ 31-3s-7d que vous voudrez lui retenir. Vous voudrez, ensuite, après avoir payé, pour mon compte, les droits de douane et de déchargement, me fournir la note détaillée de ces frais, afin que je les porte en déduction de la facture que j'aurai à vous remettre.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.

1849.12.09.A MM. Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°8 - du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 - page 271Paris, le 9 décembre 1849Messieurs M. Goudchaux & C°LondonJe crois avoir prochainement emploi d'un charbon pour bateaux à vapeur que l'on nomme [Lanelly].[Lanelly] est un port de mer situé à 50 milles de Cardiff.J'aurais besoin de savoir à qui m'adresser pour traiter de ce charbon. Je pense que cette mine doit avoir à Londres un agent chargé de ses affaires. Je viens vous prier de me déterrer cet agent et de savoir de lui à quel prix et condition je pourrais traiter pour une affaire importante.Informez-vous en même temps si on trouve facilement dans ce port des navires pour France et quel est le prix moyen des frets d'hiver et celui des frets d'été.Je vous serai reconnaissant des renseignements que vous me procurerez qui, je vous le répète, sont très intéressants pour moi.Recevez mes cordiales salutations.H. Worms

1849.12.21.A M. Chabert.Rouen

Origine : Copie de lettres à la presse n°9 - du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 -pages 170-169Paris, le 21 décembre 1849Monsieur Chabertà RouenJ'ai votre lettre du 20 courant et vous confirme la mienne du même jour.Je confirme ce jour à M. Pring l'affrètement du navire de 5 keels à 9 £ 2.6. II est au mieux que vous fournissiez directement vos instructions pour son chargement.Écritures sont passées de conformité avec vous.Incluse la note des changements que je prie M. Pring d'apporter sur les connaissements et les chartes-parties.Si nous réussissons à faire accepter ces conditions aux capitaines, nous n'aurons plus qu'à en surveiller l'exécution.Agréez mes bien sincères salutations.H. WormsRetournez-moi le plus tôt possible les bulletins que je vous ai envoyés hier en communication.AffrètementsLe prix étant payé à raison de ....... par keel de 21 518 kgpoids de France ou à raison de ...... par tonne de 1 000 kgpoids de France.Le fret sera payé en argent anglais, si les capitaines l'exigent, avec une réduction de 2% pour escompte, que les navires soient français ou anglais.[...] jours seront alloués audit marchand pour le déchargement du navire (et pour les navires de Dieppe, ces jours compteront à partir du moment où le navire aura pu arriver jusqu'au quai du chemin de fer ).Le pesage étant le seul moyen de vérification dans les ports de Dieppe et Rouen, les capitaines devront s'en rapporter au poids qui sera reconnu au déchargement, pour le réceptionnaire ou le chemin de fer.Les capitaines seront soumis à supporter la retenue du montant du fret sur la différence en moins, comme aussi, ils auront droit au paiement du fret sur les quantités trouvées en plus.

1849.12.26.De M. Chabert.Rouen.Extrait

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Rouen, 26 décembre 1849Une chose qui va être plus embarrassante, ce sont les livraisons Rouen, Darnetal [...] c'est-à-dire pour tout ce qui s'arrêtera à Rouen [...] pour l'extérieur il faudra des passe-debout et il faudra encore un homme pour reconnaître ce qui sort du navire ou du wagon, etc. Tout le monde se plaint. En attendant c'est que le consommateur ne veut pas se charger de tous les tracas, il faut absolument que ce soit le vendeur... mais s'il fallait beaucoup de temps pour les octrois, pour les livraisons, il y aurait trop de temps à perdre et je ne pourrais  aller aussi souvent en fabrique et à Dieppe [...]. Ces gens-là ont besoin d'être vus souvent... et puis il ne faut pas se dissimuler, à force de leur dire qu'au moyen de cette nouvelle voie de communication, ils n'avaient pas besoin de faire de grandes provisions à l'avance, les 3/4 qui entretenaient par bateaux n'achèteraient plus que par quelques wagons, c'est ce qui me fait tenter de vendre à l'année.M. Chabert

1850

1850.01.02.A Edouard Rosseeuw.Newcastle

[b]Origine :[/b] Copie de lettres à la presse n°9 - du 11 novembre 1849 au 9 janvier 1850 -page 83 Paris, le 2 janvier 1850 Monsieur Rosseeuw à NewcastleJe compte recevoir demain une lettre de vous qui m'annoncera votre heureuse arrivée à Newcastle. Je désire que vous mettiez votre séjour à profit pour arriver à établir nos rapports avec ce pays sur des bases plus rationnelles que celles sur lesquelles nous marchons depuis notre début dans le commerce de charbon. Je vous rappelle que j'ai une réclamation ou plutôt un compte à fournir à M. Carr pour majoration du compte à demi. Cette affaire qui a été conçue par Cruzel est restée là depuis le départ de ce dernier, lui seul la connaît bien, j'attends son arrivée à Paris pour qu'il la tire au clair. Veuillez seulement dire à M. Pring qu'à l'occasion il la rappelle à M. Carr afin qu'il ne pense pas que j'ai perdu de vue cet objet. Chabert a prévenu M. Pring que chaque fois qu'il trouverait des petits navires de 4 à 6 keels pour Rouen de ne pas les laisser échapper. II lui a aussi donné un ordre pour un petit navire Helton. Chabert m'annonce avoir à peu près terminé une vente de 10 à 11 keels Cowpen pour Dieppe. J'aurai demain une lettre de lui qui me dira si c'est une affaire conclue. J'enverrai demain ou après une remise en livres Sterling à Pring qui devra servir à solder la facture que j'attends. Chabert vous a adressé une lettre qui vous explique toutes les observations relatives aux difficultés qu'il éprouve dans les opérations. Examinez les attentivement pour y porter remède si c'est possible. Recevez mes cordiales amitiés.H. Worms