5675 résultats
1848
1848.11.08.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres
Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Londres, 8 novembre 1848Monsieur H. WormsParisNous vous confirmons notre lettre du 6 courant. Retirons de votre amicale en date d'hier £ 150 - Londres 7/10 dont nous vous créditons.Sauf rentrée.Nous pouvons vous assurer, Monsieur, en réponse aux observations que vous faites, que personne ne peut obtenir de charbons de première qualité au-dessous du prix que nous avons payé. On peut s'en procurer de qualité inférieure, c'est-à-dire en morceaux moins gros et appelés menus à moitié prix, c'est-à-dire environ 4/. Si M. Muston dit le contraire, ce ne peut être que dans le but de nuire à un commencement d'affaires qu'il ne doit pas voir d'un bon oeil. Nos achats, que nous payons comptant, sont faits au prix le plus bas possible puisqu'ils sont de première source. Quant au chargement du Lambton, il paraît que ces Messieurs ont des engagements qui ne leur permettent pas en ce moment de traiter avec nous. Si cette position venait à changer, nous vous en ferons part de suite. Dites-nous si nous devons au besoin le remplacer par du Carr's Hartley ou Blyth.PPon M. Goudchaux & CieEd. Lazard
1848.11.10.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres
Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Londres, 10 novembre 1848Monsieur H. Worms ParisNous avons l'avantage de vous confirmer notre lettre du 8 courant et venons vous remettre le connaissement d'un chargement de charbons par "L'Echo", d'autre part la facture montant à :£ 84.5.7 dont nous vous débitons valeur ce jour.Vous remarquerez que nous y avons porté une somme de £ 11.16.9 avance faite au capitaine, suivant le reçu qu'il en a donné derrière le connaissement.Messieurs Carr Lamb & Cie nous ont dit qu'ils espéraient pouvoir exécuter l'achat du Lambton Coal et trouver un navire à votre limite, bien qu'ils soient rares en ce moment.Nous n'avons pu encore rencontrer M. Freak, il habite Brighton et il n'est pas facile de le voir, nous ne négligeons pas cette affaire.Nous vous saluons bien affectueusement.P.P. M. Goudchaux & CieEd. Lazard
1848.11.10.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres.Facture.Original
Document original
1848.11.18.A M. de Lapeyrière - chemins de fer de Rouen et Dieppe
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 255Paris, le 18 novembre 1848Monsieur de Lapeyrière,chef d'exploitation des chemins de fer de Rouen et DieppeJ'ai l'honneur de vous prévenir, Monsieur, que malgré tout le bon vouloir de vos employés de Dieppe, je manque de wagons pour décharger les deux navires de charbon qui sont à quai dans votre Port.Ce début est très fâcheux car, non seulement le défaut de déchargement des navires va m'occasionner des frais de planche, que naturellement j'aurai à faire supporter à votre compagnie, mais parce que ceci va indisposer les destinataires que j'avais fait préparer à l'arrivée des charbons, qui avaient préparé chevaux et voitures et qui vont aux stations sans pouvoir enlever.Veuillez faire remédier de suite à cet inconvénient en mettant à la disposition de mon agent, M. Chabert, les wagons nécessaires.Agréez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.Hte Worms
1848.11.18.A M.Chapmann.Dieppe
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 260Paris, le 18 novembre 1848Monsieur ChapmannCourtier maritime à DieppeMonsieur le chef des services du chemin de fer de Dieppe m'annonce que le navire "Henry et Elizabeth", qui m'est destiné, est entré dans le port de Dieppe. Il joint à cette annonce une note émanant de vous par laquelle je suis prévenu que, si le navire n'est pas complètement déchargé samedi prochain, j'aurai à payer 50 F par jour de retard.Commençant ce commerce, pris par conséquent au dépourvu d'agents, j'envoie d'ici quelqu'un pour faire le nécessaire à la réception de ce navire et à l'expédition des charbons, mais comme il se pourrait que M. Chabert, porteur d'une lettre pour vous, eut du retard dans son voyage, veuillez, en attendant son arrivée à Dieppe, expédier en douane le chargement, faire placer au bassin à flots le navire et commencer le déchargement M. Chabert sera porteur des fonds nécessaires pour acquitter le fret, la douane, le déchargement etc. et arrivera chez vous demain ou après-demain au plus tard.Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.Hte WormsJe compte sur votre obligeance pour faciliter à M. Chabert l'expédition de l'affaire ; j'espère bien qu'il réussira et que je pourrai donner du développement à cette affaire.
1848.11.19.A M. Chabert.Dieppe
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 252Paris, le 19 novembre 1848Monsieur ChabertDieppeJe vous accuse réception de votre lettre du 18 je vois que l'on s'occupe activement du déchargement de vos deux bateaux et que votre besogne serait beaucoup plus avancée si vous n'aviez manqué de wagons. J'ai écrit de suite à Monsieur Lapeyrière pour appeler son attention sur cet inconvénient et je l'ai prévenu que j'entendais mettre à la charge de la Compagnie de Dieppe les frais que le retard dans les déchargements pourrait occasionner. Je prends note pour l'avenir de faire stipuler dans les connaissements du navire que les jours de planche ne courront que du moment de la mise à quai au chemin de fer. Vous pouvez dire à Monsieur Chapmann que si les navires, qui portent des liquides, se décident à venir à Dieppe, je m'engage à leur procurer un fret de retour en plâtre, soit que je vende la pierre aux capitaines, soit que j'expédie pour mon compte.Je vous adresse inclus :F 1400 en :- 1 billet de F 1000 N° 907-46- 1 billet de F 200 N° 760-11- 1 billet de F 200 N° 544-03Vous aurez à payer les frais de douane et de déchargement.Recevez mes salutations cordiales.Hte Worms
1848.11.20-22.Des Chemins de fer de Rouen à Dieppe.A Malétra.Factures.Original
Document original
1848.11.21-27.Des Chemins de fer de Rouen à Dieppe.A Fauquet.Factures.Original
Document original
1848.11.23.A M. Chapmann.Dieppe
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 238Paris, le 23 novembre 1848Monsieur ChapmannDieppeMonsieur Chabert me mande qu'il est attendu dans votre port cette semaine un navire qui doit faire son retour sur Bordeaux et qui prendrait une 50e de tonneaux pour compléter son fret.Pour engager les capitaines à venir à Dieppe, je suis en position de faire quelques expéditions en pierre de plâtre. Mais comme cette marchandise ne peut supporter des frais de transport, il nous faut un fret à bas prix. Je viens vous autoriser à arrêter le complément du fret de ce navire à raison de 5 F le tonneau pour Bordeaux. Si le capitaine consent à ce prix, vous aurez l'obligeance de m'en informer de suite, ainsi que de l'époque où il compte partir. Je prendrai mes dispositions pour vous diriger environ 50 tonnes de pierres à Plâtre.Recevez, Monsieur, mes salutations cordiales.Hte WormsRue de la Victoire
1848.11.27.A M. Chapmann.Dieppe
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 227Paris, le 27 novembre 1848Monsieur ChapmannDieppeMonsieur Chabert m'a prévenu que vous n'aviez pu faire consentir à un fret de 5 F par tonneau pour le plâtre que j'avais en destination pour Bordeaux, dont vous entretenait ma lettre du 23. Je regrette de ne pouvoir accorder un prix supérieur. Si le capitaine, pour compléter son chargement, voulait charger pour son compte, je suis en position de lui fournir des pierres à plâtre à un prix modéré.Le but de la présente est de vous demander si vous avez dans votre port un navire de 70 tonneaux environ qui voudrait prendre un fret pour Londres, je pourrais faire son chargement en farine qui vous serait expédiée immédiatement. Dites-moi par retour du courrier quel serait le prix du fret. S'il y a avantage à préférer Dieppe à Rouen où il y a en ce moment des frets à bas prix, je m'adresserai de préférence à vous.J'attends votre réponse par retour du courrier et vous présente mes salutations cordiales.Hte Worms
1848.11.30.A Adolphe Fauquet.Rouen.Factures
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 215Paris, le 30 novembre 1848Monsieur Adolphe FauquetRouenAu moment où le fret de Newcastle à Rouen valait 16 £ le keel, mon agent, M. Chabert, vous a vendu un navire de charbon au fret de 14 £ le keel pour vous montrer combien était grande la différence entre le prix ferme, que je pouvais vous vendre, et ce que vous auriez payé si vous aviez fait venir vous-même un navire par la rivière. Or, au prix de l4 £ par keel de frets, le charbon vous serait revenu chez vous à 37,75 les 0/00 ou à 22,52 la voiture de 7 hectolitres l/2 comptés au poids de 80 kg l'hectolitre. Comme je ne vous ai vendu que pris aux wagons du chemin de fer station de Maromme, je vous bonifie 1 F 40 par 0/00 pour camionnage de cette station chez vous. C'est donc à 3 F 35 les 0/00 kg ou à 21,78 la voiture composée comme je vous l'indique plus haut que j'ai à vous facturer du poids bien exact. Vous vous trouvez avoir (...) au prix de 21,78 la voiture, ces charbons qui avec toutes les éventualités du rendement, avec tous les débours que vous auriez été obligé de faire, vous seraient ressortis à au moins 40 F la tonne ou 24 F la voiture chez vous.Vous voyez, Monsieur, que M. Chabert avait raison, et que, pour l'avenir, vous pouvez compter sur une assez grande économie en me commandant les charbons dont vous aurez besoin. Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.Hte WormsMon cher Fouquet, je vous remercie d'avoir bien voulu songer à moi et d'avoir confié à Chabert un ordre de charbon, je compte m'occuper sérieusement d'établir des relations dans votre vallée et en votre qualité d'ancien et bon Ami je ne doute pas de vos bonnes dispositions pour (...) et pour moi. Tout à vousHte WormsDoit Monsieur Adolphe Fauquet de Rouenà Monsieur Hte Worms de Paris203.760 kg charbon de terre Carr-Hartley à 36,35 les 0/00 kg rendus dans les wagons du chemin de fer station de Maromme à F 7.406-66[Page 144]Doit Monsieur Adolphe Fauquet de Rouenà Monsieur Hte Worms de Paris203.760 kg de charbon de terre Carr-Hartley à 33 0/00 kg rendu dans la station de Maromme à F 6.724.08.Monsieur,J'ai l'avantage de vous remettre ci-haut facture du navire de charbon que vous a vendu M. Chabert, mon agent. Je n'ai rien à vous dire pour vous démontrer l'économie de mon entremise si ce n'est de vous rappeler qu'au moment où vous avez bien voulu faire cette commande à M. Chabert, le fret pour Rouen valait 16 £ par keel, ce qui vous aurait fait ressortir les charbons à 39 F 15 la tonne ou à 23,46 la voiture de 600 kg tandis que, par ma facture, le charbon ne vous revient qu'à 19,80, rendu à Maromme la même voiture de 600 kg.En attendant vos nouvelles demandes je vous présente mes salutations empressées.Hte Worms
1848.11.30.A M. Chabert.Rouen.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) -M. ChabertRouenParis, le 30 novembre 1848 ..... et vous engage à vous ingénier à prendre des ordres pour la saison prochaine. J'ai reconnu comme vous que j'avais été mal servi dans les deux affaires faites à Newcastle. Comme j'ai bien la ferme intention de donner à ces affaires de charbon toute l'extension désirable, j'ai [...] l'importance qu'il y aurait à avoir un homme à moi sur les lieux pour surveiller les chargements et pour s'entendre avec les capitaines pour profiter des avantages de mesurage sur lesquels il n'y a pas lieu de compter si je n'avais pas quelqu'un chargé de surveiller et débattre mes intérêts. J'ai jeté les yeux sur un jeune homme intelligent [Arthur Pring ?] que j'ai vu à l'oeuvre à Paris et qui me convient parfaitement pour cet emploi. II est Anglais et il sera à même, parlant la langue du pays, de profiter de toutes les petites roueries du métier, car ce n'est qu'en [...] des avantages que [...] peut procurer que je pourrai lutter avec avantage contre les concurrents qui sont en possession de la clientèle ; je viens donc vous dire que vous êtes autorisé par moi à solliciter des ordres pour les approvisionnements des manufacturiers. Traiter pour des bateaux soit par un prix uniforme pour l'approvisionnement de l'année entière de chaque manufacturier, soit pour un bateau à la fois, je vous laisse carte blanche. Là où il faudra accorder une douceur sur les prix comparés à ceux de Muston, n'hésitez pas à la faire !
1848.11.30.A M. Malétra.Rouen.Factures
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 218Paris, le 30 novembre 1848Monsieur Malétraà Rouen - Faubourg Saint-SeverAu moment où le fret de Newcastle à Rouen valait 16 £ le keel, mon agent, M. Chabert, vous a vendu un navire de charbon au fret de 14 £ le keel pour vous montrer combien était grande la différence entre le prix ferme que je pouvais vous vendre et ce que vous auriez payé si vous aviez fait vous-même un navire par la rivière.Or, au prix de 14 £ par keel de fret, le charbon vous serait revenu chez vous 36,25 les 0/00 ou 21,72 la voiture de 7 hte 1/2 comptés sur poids de 80 ks l'hectolitre.Comme je ne vous ai vendu que pris aux wagons à la gare du chemin de fer, je vous bonifie 0,40 par 0/00 ks pour la camionnage de cette gare à votre domicile. C'est donc à 34,85 les 0/00 ks soit à 20,88 la voiture, composée comme je viens de vous l'indiquer plus haut, que j'ai à vous facturer. Ainsi indépendamment de l'excellente qualité de charbon, indépendamment au poids bien exact vous vous trouvez avoir au prix de 20,88 la voiture de charbon qui avec toutes les éventualités du rendement, avec tous les débours que vous auriez été obligé de faire, vous serait revenu à au moins 37,10 la tonne de (...) ks rendu à quai de Rouen sur voitures.Vous voyez Monsieur, que M. Chabert avait raison et que pour l'avenir, vous pouvez compter sur une assez grande économie en me commandant les charbons dont vous aurez besoin.Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.Hte WormsJe vous remercie, mon cher Monsieur Malétra de votre bon souvenir. Vous avez eu l'obligeance de confier un ordre à l'ami Chabert. Je serai bien charmé qu'il puisse se renouveler, de manière à établir des relations suivies avec vous.Votre tout dévouéHte WormsDoit Monsieur Malétra de Rouenà Monsieur Hte Worms de Paris235.775 kg de charbon de terre Blyth à 34,85 0/00 rendus dans les wagons du chemin de fer à la station de St Sever à F 8.147 (?).N.B. C'est la première facture charbon (voir la facture rectificatrice ultérieure).Doit Monsieur Malétra de Rouenà Monsieur Hte Worms à Paris233.775 kg de charbon de terre Blyth à 33 F les 0/00 kg rendus dans les wagons du chemin de fer à la station de St Sever à F 7.714-57.Monsieur,J'ai l'avantage de vous remettre ci-haut facture du navire charbon Blyth que vous avez bien voulu acheter à M. Chabert, mon agent.Je crois devoir vous rappeler qu'au moment où vous avez bien voulu faire cette commande, le fret valait 16 £ pour Rouen, ce qui eut mis le charbon à 37,65 la tonne ou F 22,56 la voiture de 600 kg prise au port. Au lieu de cela, je ne vous la fais payer que F 19,80.Ce résultat parlant trop par lui-même, je m'abstiens de tout raisonnement pour vous engager à me favoriser de vos commandes à l'avenir.Veuillez, Monsieur, recevoir mes salutations empressées.Hte Worms
1848.12.01.A Arthur Pring.Naunton.Newcastle
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 212Monsieur Arthur Pring - TauntonNewcastleMonsieur,En réponse à votre lettre du 24 [...] dernier, je viens vous dire que j'ai l'intention d'avoir un agent à Newcastle pour soigner l'achat et surveiller les chargements de charbons que je fais diriger sur les ports de la Normandie.J'ai songé à vous et, si pour une affaire qui commence vos prétentions ne sont pas trop élevées, je prendrai avec vous des arrangements qui, je l'espère, pourront avoir de la durée. J'ai pensé que, pour les premiers six mois à partir du 1er janvier prochain, vous accepteriez un traitement de £ [...] par mois, tous les frais de voyage et de [...] à votre [ou à ma] charge.Répondez-moi promptement et recevez mes salutations cordiales.1er décembre 1848Hypte Worms[Il existe deux transcriptions différentes de cette lettre. La perte du copie de lettres n°4 ne permet pas de vérifier quelles informations sont exactes.]
1848.12.01.De M. Chabert.Rouen
Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Rouen, 1er décembre [1848]Monsieur Hte WormsParisJ'ai, Monsieur, votre honorée d'hier. J'ai en effet cru convenable de m'arrêter ici quelque temps pour faire l'article avec tous les consommateurs, non pas dans l'espérance de faire des placements puisque tous sont plus ou moins nantis, mais pour préparer la nouvelle campagne et vous faire prendre, dès ce moment, une bonne part de la place qui vous revient et vous échouera, je vous en réponds. II est essentiel de défendre le terrain, vos devanciers promettent des merveilles, ils ont le pas sur vous parce qu'ils ont leur clientèle et qu'un nouveau venu a bien de la peine à l'emporter s'il n'offre pas quelque modification avantageuse. II faut donc combattre et se résoudre quelquefois à faire quelques douceurs, mais mon rôle à moi est de vous épargner les sacrifices, c'est à quoi je m'emploierai rigoureusement.Je prends bonne note de vos instructions pour m'y conformer.Vous me remettez les factures de Malétra et Fauquet. Je ne les comprends plus à ce chiffre. Lorsque nous leur avons vendu, nous leur faisions trouver un avantage sur leurs habitudes et vous étiez seul alors à offrir l'économie du transport que tous les concurrents offrent aujourd'hui comme vous. Vous leur avez dit que vous vouliez expérimenter à vos dépens et non aux leurs et aujourd'hui ce serait eux-mêmes qui supporteraient seuls la différence puisque tous vos concurrents se servant de la même voie leur offriront dans cette saison à un prix peut-être moindre et que vous leur avez demandé une complaisance, leur promettant de leur facturer comme si le fret était bas. Les conditions ne sont donc plus les mêmes, il faut savoir s'exécuter de bonne grâce et leur prouver que nous agissons comme nous parlons. J'attends les Fauquet pour leur rendement. Ils se sont déjà amusés à faire leur calcul et estiment que ce qu'ils ont demandé directement ne leur ressortira pas au-dessus de 19.50 les 7 1/2 hectolitres soit de 32 à 33 francs la tonne, bien qu'ils aient payé 21 shillings et qu'en été avec des frets pour Rouen à 12 £, M. Cruzel a vu des factures faisant ressortir la voiture à 18 F 50.II m'a été facile de leur prouver qu'ils feraient erreur, que la voiture leur ressortirait à un prix plus élevé mais ils espèrent avoir quelques voitures de bon poids qui compenseront, et vous leur facturez à raison de 20,80. Je vous soumets mon avis qui serait, pour les deux chargements, de facturer à 33,50. Ce sera mettre d'accord vos promesses et vos actes. Vous retomberez sur les pieds (en présence d'une obligeance, je dis que vous retomberez sur vos pieds) et c'est exact pour le chargement de l'Echo'. La perte que vous aurez sur l'autre navire, n'est perte que par suite d'une erreur ou d'un vol qui ne peut se renouveler. Je vous livre ces réflexions avant de remettre ces deux factures, vous aviserez. Je n'ai pas dit encore un mot du prix que vous factureriez, ainsi vous n'êtes engagé que par les promesses faites au moment où vous avez reçu les ordres pour les deux navires. N'oubliez pas s.v.p. qu'il n'est plus question du bénéfice qu'ils font sur le camionnage. Ils le trouvent avec vos concurrents.Je vous ai toujours dit que le problème était dans l'achat et le mesurage. L'économie d'un shilling est quelque chose déjà, c'est bien à compter. Quant au poids 2 700 ne suffiraient pas, puisque c'est déjà 2.690 pour 21 1/5 du keel. II faut trouver au moins 2.750 pour 22. Ce serait beaucoup mieux à 2.800 et je crois que vous y arriverez ayant quelqu'un sur les lieux qui sera vigilant, à ce dernier chiffre vous seriez dans une position exceptionnelle. Je crois, et ce serait pour vous une augmentation de bénéfice, parce que je ne veux pas vendre à meilleur marché que les autres ou, si j'y suis forcé, ce ne sera que pour vous faire promptement place aux premières loges tout d'abord.Parlons maintenant un peu de moi. Je suis heureux de votre ferme résolution de donner de l'extension à cette opération et ayant accepté mon concours, vous pouvez être bien assuré qu'il ne vous manquera pas. II est donc indispensable que je vienne m'établir ici. Pour Dieppe il n'y faut pas penser. Quelques actes de présence et un brouetteur suffiront amplement ; nous en reparlerons.Vous m'avez proposé 2.500 F par an que j'ai acceptés et je vous ai demandé le logement dont je ne puis me dispenser, quelque modeste qu'il soit. Je vous demande donc de m'autoriser d'en louer un. Vous n'ignorez pas qu'ici c'est à Noël, Pâques que l'on loue. Je me suis renseigné et je ne prévois pas que ce puisse être au-dessous de 6 à 700 F. Je serai économe de vos deniers, soyez-en sûr. J'ai besoin d'être fixé parce qu'il faut que je donne congé à Paris. Je vais avoir une forte dépense de déménagement ; ne pourriez-vous pas m'aider à l'amoindrir et obtenir quelque faveur du chemin de fer en raison de votre position d'affaire ? Je vous présente, Monsieur, mes civilités empressées et dévouées.ChabertVous ne me dites pas si vous avez expédié le wagon de plâtre à Dieppe.
1848.12.01.Du Chemin de fer de Dieppe.Relevé de factures.Original
Document original
1848.12.04.A M. Chabert.Extrait
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) -4 décembre 1848M. ChabertJe réponds à votre lettre du 1er courant. Et d'abord parlons des conventions qui ont été faites avec MM. Maletra et Fouquet. Qu'avons-nous dit à ces Messieurs ? Que désirant prendre place à Rouen et dans la vallée, pour la vente des charbons, nous ne pouvions donc concurrencer, par la voie de Dieppe et du chemin de fer, la voie directe par mer et par rivière, qui avaient été pratiquées jusqu'alors. Nous avons ajouté que fret pour fret nous nous faisions forts d'obtenir une économie assez sensible...Or, étant pour donner une preuve de ce que nous pourrions faire pour l'avenir, que pour démontrer aux acheteurs qu'il n'y avait nul inconvénient à recevoir par le chemin de fer (rappelez-vous qu'on craignait le double déchargement à Dieppe, aux stations des réceptionnaires, et que pour l'éviter on parlait de faire...), nous avons dit à MM. M. et F. qu'aujourd'hui le fret pour Rouen est de 16 livres et bien nous vous proposons 14 livres... du moment que nous avons demandé des essais, il ne s'agissait que de démontrer l'économie de la voie de Dieppe et du chemin de fer. Voila ce que vous et M. Cruzel avez voulu démontrer, voilà ce que vous avez démontré en faisant un rabais de 2 livres par keel sur le fret.
1848.12.10-11.A Arthur Pring.Taunton
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) -[Vers le 10 ou le 111] décembre 1848Monsieur Arthur Pringà TauntonJe vois avec plaisir par votre lettre du 5 de ce mois que vous acceptez les conditions que je vous ai posées par ma dernière lettre.Quoique le moment ne soit pas encore venu de donner beaucoup d'importance à ma nouvelle entreprise dans cette saison de l'année où les frets sont encore trop chers, je pense que votre présence à Newcastle pourra devenir nécessaire pour vous mettre au courant des affaires que vous serez appelé à traiter pour moi. Je viens vous prier de vous rendre à Newcastle de manière à y arriver vers le 15 de ce mois. Vous trouverez à votre arrivée vos instructions, poste restante.Veuillez à votre passage à Londres voir MM. Goudchaux & Cie. Je leur donne ordre de vous compter £ 25, qui devront vous servir à payer vos frais de voyage et pour le surplus vous le porterez en compte. Je ne doute pas que mes affaires avec l'Angleterre prendront de l'importance par suite et qu'à l'expiration des premiers six mois votre position devra s'améliorer.Prévenez-moi de votre départ, et agréez mes salutations...Hyppte Worms[1 La date n'est pas précisée sur la copie ; elle a été déduite des informations données dans le courrier envoyé à M. Goudchaux & Cie, Londres, le 11 décembre 1848.]
1848.12.11.A M. Goudchaux et Cie.Londres
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) -Messieurs M. Goudchaux & CieLondresParis, le 11 décembre 1848J'ai été favorisé de votre lettre du 2 de ce mois et effectivement, conformément à son contenu, la Banque de France m'a crédité de frs 912,50 ce qui forme la balance de ma remise de £ 250.J'ai la promesse qu'au renouvellement de la saison et, dès que les frets auront baissé, il me sera fait des demandes importantes de charbon, mais j'ai une concurrence difficile à soutenir à Rouen et pour pouvoir lutter, il me faut un représentant à Newcastle qui puisse surveiller le chargement du navire et donne ses soins au choix du charbon. J'ai pensé que je trouverai dans M. Pring un agent intelligent. J'ai fait avec lui un arrangement et je lui donne ordre de se rendre à Newcastle. Là je lui donnerai des instructions nécessaires. M. Pring ira vous voir à son passage à Londres. Je lui ai remis sur vous une délégation de £ 25, que je vous serais obligé de lui compter à mon débit. Je compte aussi sur votre obligeance pour lui préparer une lettre de recommandation pour MM. Carr Lamb & Cie et si vous pouvez lui en procurer d'autres, je vous en serai très reconnaissant. Il est très important qu'il se pose d'une manière convenable à son arrivée et j'ai la certitude qu'avec votre aide, vous lui en faciliterez les moyens.Recevez, Messieurs, mes salutations cordiales.Hypte Worms
1848.12.19.De Malétra et Fils.Rouen.Original
Courrier original[Recto :]M. Hypolite Worms, à Paris[Verso - en-tête :]Fabrique des produits chimiquesde Malétra et FilsAu Petit-QuevillyPrès RouenRouen, le 19 décembre 1848M. Hypolite Worms, à ParisNous venons vous donner la note de deux sommes que nous avons payées pour votre compte à l'administration des Chemins de fer de Dieppe, à valoir sur les charbons que vous nous avez expédiés par cette voie.189,45 le 17 novembre409,35 le 19 novembre598,80 ensembleCe paiement bien entendu viendra en déduction du montant de la facture que vous nous avez remise.Nous vous présentons nos biens sincères salutations.Malétra & Fils
1848.12.20.De Arthur Pring.Newcastle.Extrait
Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854Newcastle on Tyne, 20 décembre 1848Monsieur Hte WormsParisD'après ce que je viens d'apprendre aujourd'hui, que ce n'était pas M. Jackson qui a fait votre dernier envoi, mais M. John Carr, frère de MM. Carr Lamb & Cie, de Londres, MM. Goudchaux & Cie m'ont donné une lettre d'introduction à lui par sa maison de leur ville. J'ai eu une longue conférence avec ce Monsieur et je dois vous dire que c'est lui qui est propriétaire de plusieurs mines et voici les noms :- Carr's Hartley- New Hartley- Cowpen Hartley ou BlythOn se sert principalement de ces charbons pour les chaudières et les machines ; on les vend un peu plus cher que les Blyth - environ 20 % le chaldron.- Felling Mainpour le gaz ; on en envoie beaucoup en France.- Walker Wallsendcharbons principalement pour servir dans les maisons.- Walker Primeroseégalement pour faire le gaz.Pour les charbons de forge, on peut en avoir à bon marché dans les environs de 9 à 10 shillings. On en a de plusieurs mines - c'est généralement très menus. Ce Monsieur envoie beaucoup en France, à des endroits différents. Je crois que, avec eux, il y a moyen de faire des affaires importantes. Il faudrait pour cela contracter avec eux, et alors on pourrait avoir les plus bas prix. Car vous ignorez sans doute que M. Jackson n'est qu'un commissionnaire, et alors naturellement il faut qu'il ait quelque chose pour lui. Quoiqu'il m'a dit que le prix que j'ai acheté était très bas, mais pour cela il désire savoir, (du moins à peu près) la quantité que vous aurez besoin, car M. Jackson lui a acheté à peu près 50 milles tonnes par an, et je crois même, que ce que je vais charger demain vient de ces mines. Ainsi comme vous ne voulez pas d'intermédiaire, c'est comme cela alors qu'il faut agir.On expédie, je vois au prix des charbons d'ici à plusieurs villes de France telles que Marseille, Bordeaux et Nantes. Le fret pour Bordeaux est environ £ 14, pour Marseille £ 15 et pour Nantes, comme c'est presque toujours par des vapeurs français à F 1,30 à 40 par hectolitre. Voilà à peu près les prix en ce moment, mais vous savez que les prix changent selon le temps.J'irai le plutôt possible à Sunderland. J'ai une lettre d'introduction. Je vous dirai alors quelle espèce de charbons on trouve là, les prix ou ...En attendant vos nouvelles, j'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre dévoué serviteur.Arthur Pring
1848.12.23.A Arthur Pring.Newcastle
Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) -Paris, le 23 décembre 1848Monsieur Arthur Pring à Bla... PointNewcastle-on-Tyne[NB : L'adresse de Arthur Pring à Newcastle est précisée dans sa lettre du 20 décembre 1848 : il est établi au n°13 de Blackett Street.]Je vous confirme ma lettre d'hier qui vous remettait 90 Livres, et je réponds aux deux vôtres des 19 & 20 courant.Première. Elle n'a pas besoin de réplique.Deuxième. Il est bien que vous ayez fait l'achat du navire de charbon Blyth à 18 ? Schilling 6d le chalderon, bien que ce prix soit un peu élevé malgré qu'on vous ait fait l'escompte de 2 1/2 % en payant comptant.II sera bien que vous puissiez obtenir le fret de ce navire à 9 £ par keel en payant à 60 jours, et pour l'escompte de 1 % comptant sans chapeau, et en obtenant un jour par keel de déchargement. Il me semble qu'en ce moment où le temps est beau et certain, vous devez faire à ces conditions.Sans doute qu'en vous envoyant me représenter à Newcastle, je l'ai fait précisément pour éviter les confusions qui existent en France sur les courtiers, les propriétaires de mines ou les revendeurs de charbon afin de pouvoir frapper directement à la porte des producteurs et traiter avec eux en passant par-dessus tous les intermédiaires. Votre mission a donc pour premier but de bien vous édifier sur cette distinction. Une fois ce premier point éclairé, il vous faudra aviser à des relations sur le programme qui suit.Mon intention est de donner un grand développement au commerce de charbons pour la France. Mais comme il faut un commencement à tout, je porte mon attention, d'abord, sur les vallées de la Seine inférieure où se fait une forte consommation de charbons, et ces vallées, je veux les desservir au moyen du chemin de fer de Dieppe à Rouen concurremment avec la rivière la Seine et même par l'un et l'autre moyens, suivant que les frets seront plus favorables. Je ne vous entretiens donc, quant à présent, que des affaires à contracter pour le département de la Seine inférieure.C'est à Rouen, point culminant dudit département que viennent se vendre, concurremment, et les charbons anglais et les charbons belges. Les premiers, plus appréciés comme qualité se vendent plus cher, les deuxièmes, quoique de bonne qualité, sont réputés inférieurs comme calorique aux charbons anglais, mais aussi se vendent bien moins cher, et d'ailleurs, les propriétaires des mines belges perdent sciemment quant il s'agit d'une fourniture importante pour l'enlever aux marchands de charbons anglais.Si donc, effaçant tout intermédiaire, opérant au comptant, un ou plusieurs propriétaires de mines de Newcastle ou Sunderland voulaient comprendre, qu'avec mon aide et en limitant leurs prix de vente aux dernières extrémités du possible, je pourrais battre les charbons belges au moyen des charbons anglais, ils pourraient être assurés d'une consommation énorme dans ce seul département. Voilà comme principe, voila ce sur quoi vous aurez à travailler, et pour cela, je le répète encore, il faut vous adresser directement aux propriétaires des exploitations de charbon. Voyez donc M. John Carr & Johnson ou tout autre s'il y a lieu.Maintenant, à quoi servirait devant l'idée assez large que je viens de vous exposer, d'aller proposer de prendre un tonnage de quelques milliers de tonnes, qui ne serait rien pour ces Messieurs, qui ne les engagerait pas à faire un fort rabais sur leurs prix de vente ordinaire, quand, si je n'étais mis à même d'opérer avec ampleur, le tonnage serait lourd pour moi ? Non, il me faut une affaire d'exception, voulant moi-même la traiter en France exceptionnellement. Voyez donc de me faire seconder.Les Charbons : Carr Hartley, N... Hartley, Felling Main, Walkes Walls End, Walkes Primrose, sont tous connus dans la Seine inférieure. Seulement, le Carr Hartley est préféré pour les machines fixes ; le Blyth est préféré pour les chaudières à ébullition, le Sunderland marche de pair avec le Blyth pour le même objet. Le Walkes Walls End se consomme concurremment avec le Lambton, pour le foyer domestique et même pour les chaudières à ébullition. Inutile de parler des charbons à gaz ou à coke qui sont du tout venant, mais seraient bons pour la forge. Toutefois qu'ils seraient expédiés, non en grattons ou petits morceaux comme on l'expédie, mais bien plus menu. Il faudrait qu'ils fussent tamisés fin comme le sont les charbons de St Etienne, c'est-à-dire en poudre.Sous la forme que je viens de vous indiquer, c'est-à-dire pour des opérations importantes, pour battre surtout les charbons belges et pour satisfaire aux caprices de chacun en fournissant les diverses qualités qui seraient demandées, informez-vous des derniers derniers prix auxquels je pourrais obtenir et faites les moi connaître au plus tôt, car je suis sur la voie d'importantes commandes.D'un autre coté, informez-vous, très particulièrement, du cours du fret pour Dieppe ainsi que pour Rouen pendant les diverses saisons, afin de faire ressortir, dans toutes les saisons la différence du fret entre ces deux points. Ainsi, [pour que l'opération soit meilleure par Dieppe que par Rouen], il faut une différence de 5 à... par keel. Conséquemment, quand le fret par exemple est de 15 ... Rouen, il ne doit être que de 9 à 10 £ p. Dieppe. S'il descend à Rouen, il doit descendre dans cette proportion pour Dieppe. En sorte que ce qui arrive souvent quand le fret est à 11 ou 12 £ p. Rouen, il faut que Dieppe soit entre 5 à 7. Vous aurez donc à établir un relevé annuel des frets pour voir si cette différence s'équilibre bien et à me faire connaître les espérances de fret pour l'avenir. Si j'expédiais souvent, aurais-je meilleur marché que quelqu'un qui expédierait moins souvent ? Si je frétais pour une saison, pourrais-je espérer d'avoir meilleur marché que si je frétais au moment même de mes besoins ? etc. etc.J'arrive au point le plus délicat, à la mesure. Tout ou presque tout, est là dedans, car, obtiendriez-vous d'excellentes conditions d'achat, d'excellentes conditions de fret, que ces avantages seraient mangés et au-delà du moment où vous seriez mal mesuré. Il est certain que maints marchands de charbon français ne spéculent et ne tirent leurs bénéfices que sur le bien mesuré au départ des mines. Et en effet : la bonne mesure n'est rien comme valeur à la mine, elle n'est rien comme valeur pour le capitaine, elle passe inaperçue à la douane et cependant, alors que le charbon est introduit en France, cet excédent a une valeur réelle contre laquelle il me serait impossible de lutter si je ne l'obtenais comme eux. Il faudra donc aviser et très sérieusement obtenir le bon mesurage ; je vous le recommande encore pour le navire que vous venez d'acheter.[Sur une note volante attachée à cette lettre, il est mentionné : « D'autres instructions plus détaillées ont été envoyées à M. Pring peu de jours après les présentes, mais elles sont illisibles sur le copie de lettres. »]