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1980.00.00.Recueil d'informations.Janvier à décembre
Ce fichier a été établi par la saisie ou la numérisation de documents conservés chez Worms 1848 et consultables à partir de ce recueil en cliquant sur leurs intitulés (en bleu + soulignement).
Les témoignages relatifs à la Banque Worms proviennent le plus souvent du secrétariat général et de la direction de Worms & Cie, d’une part, et d’extraits de livres ou d’études, d’autre part. Rares sont en effet les archives émanant directement de cette société ; la raison en est que la Banque Worms, lors de sa nationalisation en 1982, a repris la totalité de ses dossiers (y compris les plus anciens) et les conserve, depuis, indépendamment de la Maison Worms.
1980.09.18.De André Gaudaire.A Jean-Luc Peltier - Worms Services maritimes.Paris
NB : L’image de ce document n’est pas reproduite en raison de sa mauvaise qualité.
Paris, le 18 septembre 1980
M. J. L. Peltier - Worms Services maritimes
50, boulevard Haussmann, 75441 Paris
Cher Monsieur,
J'ai bien reçu votre lettre du 28 août concernant celles émanant de M. Martino, fils d'un ancien collaborateur des services maritimes de Worms Égypte dont j'étais en 1956 le directeur général.
Je n'y ai pas répondu plus tôt car, comme vous l'aura dit M. Pierre [Mercenier], ayant été frappé d'un infarctus fin juillet, mon état de santé jusqu'à ce jour, sortie de la clinique, ne me permettait pas de le faire.
Maintenant, je vais beaucoup mieux et suis en état de vous répondre.
Les lettres et documents que vous a transmis en photocopies sont authentiques.
Malheureusement, le 31 octobre 1956, dès la réception et le refus de l'ultimatum franco-britannique aux Égyptiens et Israéliens, tous les avoirs français et anglais, quels qu'ils soient, était bloqués à quelque endroit aussi où ils pouvaient se trouver. J'en ai été profondément touché moralement et pécuniairement car, entre autres raisons faciles à comprendre, je ne pouvais plus payer le personnel et dans l'obligation de laisser en Égypte tout ce que je possédais (argent immobilier).
Avec mon adjoint, le colonel E. C. Easter, nous avons pu cependant obtenir de l'état-major de l'armée britannique une somme de 5.000 Livres égyptiennes, et, une quinzaine de jours après le cessez-le-feu, grâce aux bonnes relations que j'entretenais avec le gouverneur égyptien du canal de Suez, je réussissais à obtenir également le paiement des appointements du personnel pour le mois d'octobre.
Le personnel de Worms SM Égypte (Port-Saïd, Suez, le Caire, Alexandrie) se composait d'environ 1.300 personnes dont à peu près 350 répartis en 17 nationalités.
Avec les 5.000 Livres des Britanniques, dont ils n'ont jamais demandé le remboursement, j'ai, pour la plus grande part, aidé les Israélites à regagner leur pays et pour le reste je l'ai ramené clandestinement à Paris après avoir reçu de la Marine française l'autorisation de m'embarquer, la veille de Noël, sur le dernier de leurs navires, un navire hôpital, à quitter Port-Saïd.
En accord avec M. Malingre, j'ai, après mon arrivée à Paris, prélevé sur le restant mes appointements jusqu'à ce que ma situation soit régularisée.
Pendant le mois de novembre 1956 et le 24 décembre, j'ai pu correspondre avec notre siège, par l'intermédiaire des autorités militaires françaises lorsque, dans l'entre-temps, vers le 15 décembre, le commandant Hallé est venu nous apporter son réconfort et reparler avec moi, le colonel Easter partant lui vers la même date, sur un avion britannique.
Les instructions que j'ai ainsi reçues de Paris me confirmaient que, comme convenu, je devais, Worms SM étant mis sous séquestre, passer toutes ses activités à sa filiale, la Semco, Société égyptienne maritime et commerciale, fondée en 1955 en prévision d'événements semblables à ceux qui venaient de se produire.
Je possédais avec M. Robert Labbé, dont j'avais la procuration générale, la majorité des actions de cette société. Cependant, n'ayant en ces tragiques circonstances personne de valable pour me remplacer, je fis remettre à notre avocat égyptien, Me Bacos, avec mission d'en assurer la transmission immédiate, dès que possible après le retrait des forces franco-britanniques, à la personne qui lui serait désignée par M. Norbert de [Grost], de nationalité hollandaise, pour lequel je venais d'obtenir de La Haye et de Bruxelles que mes fonctions de consul honoraire des Pays-Bas et de Belgique lui soient confiées à titre officiel et non plus honoraire.
M. Robert Labbé, après avoir rencontré à Genève M. [Marvos], de nationalité grecque, directeur de Worms SM Égypte, troisième à ce moment-là dans l'ordre hiérarchique, mais absent, en congé durant les événements, se laissait convaincre, à mon grand regret, que c'était à lui que les pouvoirs devaient être transmis.
Quelque temps après, ce dernier pouvait venir à Paris librement, et au cours d'un de ses voyages dans la capitale déclarait que les montants des versements employés/employeurs, dont M. de Martino vous a adressé la photocopie de l'exemplaire que possédait son père, avaient été versés aux intéressés, sauf, bien entendu, à ceux qui avaient quitté le pays, tout envoi de devises à l'étranger étant strictement interdit.
Ceux-ci étaient assez nombreux et parmi les meilleurs. J'en estime le chiffre à près d'une centaine. Naturellement plusieurs d'entre eux nous ont écrit pour réclamer des indemnités mais nos services financiers, malgré mes interventions en leur faveur, m'ont prié de répondre à ceux qui s'étaient adressés à moi dans le sens de la lettre dont le fils de M. Martino vous a également remis une photocopie.
Heureusement, étant donnée leur qualité, nombreux sont ceux qui m'ont fait savoir qu'ils s'étaient très avantageusement reclassés, notamment en Israël, en Australie, au Canada, aux États-Unis, ce qui m'a procuré un grand soulagement.
Je vous prie de m'excuser de vous avoir écrit aussi longuement à ce sujet mais je pensais qu'il était utile que la génération qui a succédé à la mienne chez Worms SM en connaisse un peu plus sur ce qui s'est passé pour notre Maison dans le Moyen-Orient (Égypte, Liban, Syrie). Cette organisation pour ce qui concerne l'Égypte ayant été créée en 1869 et dont M. Hypolite Worms aimait dire être un des plus beaux fleurons de sa couronne. Son livre sur le cinquantenaire de sa maison y est d'ailleurs principalement consacré et peut-être que ce que je viens de vous écrire vous incitera à en prendre connaissance.
Veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.
André Gaudaire
1980.10.00.De la Banque de la mutuelle industrielle.Rapport Une nouvelle course au charbon
Banque de la mutuelle industrielle
Octobre 1980
Une nouvelle course au charbon
Le président Ezra vient de nous rappeler les conclusions de l'étude WOCOL dont il est l’un des principaux promoteurs.
Ainsi, dans l'hypothèse d'une augmentation de 2,5 % par an de la consommation d’énergie, les pays de l’OCDE devront tripler leur consommation de charbon d’ici l’an 2000 s’ils ne veulent pas accroître leur dépendance à l’égard du pétrole de l’OPEP.
Ce triplement représentera 2 milliards de tonnes de charbon supplémentaires par an avant la fin du siècle et se traduira notamment par un très fort développement du commerce charbonnier international, les principaux courants d'échanges allant des États Unis, du Canada, de l'Australie et de l'Afrique du Sud vers le Japon et l’Europe occidentale.
Enfin, la transformation du charbon en énergie sera aux deux tiers l'oeuvre des centrales électriques, la fabrication de combustibles synthétiques ne jouant qu'un rôle secondaire, bien que très important en valeur absolue.
Au sujet des centrales électriques classiques, il faut noter qu’Électricité de France a déjà réalisé un effort important pour substituer le charbon au fuel, puisque, de 1973 à 1979, sa consommation de fuel est tombée de 14 millions de tonnes à 11 millions de tonnes, pendant que celle de charbon passait de 5 millions de tonnes à près de 18 millions de tonnes.
Les principaux bénéficiaires de ce nouvel essor seront donc les producteurs de charbon, les fabricants d’équipements miniers, la construction navale et le transport maritime, le matériel électro-mécanique, les travaux publics et l’ingénierie.
Il s’agit d’un sujet très vaste qui nécessiterait un long développement.
Nous nous limiterons ici à un tour d’horizon des valeurs mobilières qui sont le plus directement intéressées, en France et à l’étranger.
France
En France, tout d’abord :
- L’obligation indemnitaire Charbonnage de France 3 % est indexée sur le chiffre d’affaires réalisé avec la production des houillères nationales.
Du fait de nos réserves limitées et d’exploitation difficile, la production décline régulièrement : 20 millions de tonnes en 1979 contre 40 en 1970.
Cependant, la nécessité d’assurer la plus grande sécurité possible à nos approvisionnements en énergie commande maintenant de limiter ce déclin et de tirer le meilleur parti de nos réserves, dont une réévaluation est en cours.
D’autre part, de nouvelles techniques sont à l’étude, parmi lesquelles la combustion sur couche fluidisée, qui devrait permettre d’utiliser des charbons pauvres tout en augmentant considérablement le rendement de la combustion, ou encore la gazéification souterraine, pour laquelle les Charbonnages de France sont associés à Gaz de France, à l’Institut français du pétrole et au Bureau de recherches géologiques et minières.
- Dans le domaine du transport maritime, les principaux armateurs français et notamment la Compagnie générale maritime, la Compagnie maritime des chargeurs réunis et la Compagnie navale Worms, sont associés dans la GIE CETRAPGA qui a transporté 8.300.000 tonnes de charbon en 1979, 55 % de plus qu’en 1978, pour la plus grande partie entre l’Afrique du Sud et la France.
- Dans les secteurs de la construction navale, du matériel électro-mécanique et de la réalisation de centrales électriques, notre pays est présent grâce aux groupes Alsthom-Atlantique – CGE et Empain-Schneider. Ce sont des secteurs riches de possibilités, mais la concurrence internationale est extrêmement dure.
- Il faut mentionner l’Air liquide pour la fabrication de combustibles liquides à partir du charbon, fabrication qui nécessite de grandes quantités d’oxygène. L’Air liquide a déjà fourni un important équipement de production d’oxygène à SASOL en Afrique du Sud et le marché américain, où le groupe est bien implanté, offre de très bonnes perspectives dans ce domaine, avec la signature récente de l’Energy Security Act, qui fixe comme objectif la production de 100 millions de tonnes/an de combustibles synthétiques vers 1992.
- Pour compléter ce tour d’horizon de la course au charbon vue du côté français, il faut également noter l’action entreprise pour nous assurer des réserves charbonnières en Australie, au Canada et aux États-Unis.
C’est ainsi que la COGEMA, filiale du Commissariat à l’énergie atomique, étudie un accord avec Bridge Oil pour mettre en exploitation une mine de charbon dans la province australienne du Queensland.
De leur côté, les Charbonnages de France étudient un accord avec Denison Mines pour développer la mine de Quintette en Colombie britannique, en association avec COGEMA et de sidérurgistes japonais.
Cette action est également le fait de la Française des pétroles et d’Elf-Aquitaine, qui ont commencé à investir en Pennsylvanie et dans le Wyomming.
Nous rejoignons là une tendance observée à l’étranger, aux États-Unis en particulier, où les compagnies pétrolières se sont assuré d’importantes réserves de charbon de sorte que le principal producteur de charbon de ce pays est aujourd’hui une compagnie pétrolière.
Si nous nous tournons maintenant vers l’étranger, il apparaît qu’un très grand nombre de valeurs mobilières sont susceptibles de bénéficier à des degrés divers de la course au charbon.
Nous nous limiterons donc à une revue des valeurs les plus représentatives, en observant que seuls l’Afrique du Sud, l’Australie, le Canada et les États-Unis présentent les conditions nécessaires à l’existence d’exploitations charbonnières privées.
Afrique du Sud
Le marché sud-africain offre aux investisseurs deux valeurs particulièrement représentatives :
- AMCOAL, qui est le « bras » charbonnier du groupe anglo-american De Beers, avec 7,7 milliards de tonnes de réserves et 33 millions de tonnes produites en 1979, le tiers de la production sud-africaine. Sur ces 33 millions de tonnes, 22 ont été utilisées pour la production d'électricité et 7 ont été exportées. AMCOAL a connu une croissance rapide ces dernières années et son bénéfice par action a été multiplié par 5 de 1975 à 1979.
- SASOL, qui est la seule entreprise au monde à fabriquer à l'échelle industrielle des produits pétroliers à partir du charbon. C'est une entreprise complètement intégrée qui possède ses propres mines de charbon et utilise les procédés allemands LURGI[1] pour la gazéification et Fischer-Tropsch pour la liquéfaction à partir du gaz de synthèse. Ces procédés ont été améliorés par SASOL qui s’est associé avec Fluor pour les commercialiser sur le marché américain dont les perspectives, comme nous l’avons vu à propos de l’Air liquide, sont excellentes. SASOL prévoit une augmentation rapide de ses bénéfices dans les prochaines années, avec la mise en route progressive des installations de SASOL II, puis de SASOL III.
Australie
En Australie, une partie de l’industrie charbonnière est intégrée dans des groupes importants aux activités multiples, comme Broken Hill Proprietary, CRA, CSR ou Peko-Wallsend.
Une autre caractéristique est que les exportations étaient constituées jusqu’à présent aux neuf dixièmes par du charbon à coke destiné au Japon. Les capitaux japonais jouent d’ailleurs un rôle important dans l’industrie minière australienne.
En définitive, les valeurs les plus typiquement charbonnières sont Coal and Allied, Oakbridge et Utah Mining. Cette dernière société détient une participation de 12,25 % dans Central Queensland Coal Associates, qui possède 4 milliards de tonnes de réserves et a produit 14 millions de tonnes en 1979, principalement du charbon à coke destiné à l’exportation.
Il ne fait pas de doute que la production et les exportations australiennes de charbon à vapeur se développeront rapidement dans les années à venir, non seulement à destination du Japon, mais également de la Corée du Sud, de Taïwan et de l’Europe.
Canada
Au Canada, comme en Australie, la production de charbon est souvent une activité annexe, comme pour COMINCO et Canadien Pacifique, qui sont associés dans Fording Coal, ou encore pour des sociétés pétrolières comme Aquitaine Canada, BP Canada, Imperial Oil (que l’on retrouve dans le projet Quintette) et Union Oil of Canada.
D'autre part, deux des plus importantes sociétés à dominante charbonnière viennent de disparaître du marché canadien :
Kaiser Resources, du fait de l’offre publique d’achat de British Columbia Resources Investment Corp., et Mc Intyre, qui est en voie d’absorption par le groupe Superior Oil.
Il reste en définitive Denison Mines, qui ne produit pas encore de charbon, mais contrôle plusieurs milliards de tonnes de réserves en Colombie britannique et dans l’Alberta et deviendra de ce fait un important producteur dans les années à venir. Ses projets les plus importants concernent la mine Quintette, 2,8 milliards de tonnes de charbon métallurgique, en association avec Imperial Oil, Mitsui, les Charbonnages de France et COGEMA pour produire 4 millions de tonnes par an à partir de 1984, la mine Saxon, 500 millions de tonnes de charbon métallurgique, en association avec Ruhrkohle, Mitsui et Usinor, et la mine de Coalspur, qui contiendrait plus de 2,5 milliards de tonnes de charbon à vapeur de bonne qualité.
États-Unis
Les États-Unis sont le premier producteur de charbon dans le monde, avec plus de 700 millions de tonnes en 1979, et des réserves économiquement récupérables de 170 milliards de tonnes. Aussi n’est-il pas surprenant que le marché américain soit celui qui offre le plus grand choix de valeurs charbonnières.
Parmi les purs producteurs, il faut mentionner North American Coal, contrôlé par les familles Taplin et Rankin, 5,7 milliards de tonnes de réserves récupérables de lignite et de charbon bitumeux, 12 millions de tonnes vendues en 1979 ; et Westmoreland Coal, contrôlé par la famille Leisenring, 1,3 milliard de tonnes de réserves, 11,4 millions de tonnes vendues en 1979.
La concurrence et la réglementation rendent le marché américain du charbon très difficile et ces sociétés n'ont pas eu des résultats très convaincants au cours des dernières années. Occidental Petroleum situe entre 100 et 150 millions de tonnes la surcapacité actuelle de l’industrie charbonnière américaine.
La concurrence vient de grands groupes industriels qui produisent du charbon soit pour leurs, propres besoins, comme les aciéries et les centrales électriques, soit pour le vendre sur le marché, comme les chemins de fer et les sociétés pétrolières ou minières.
Ce phénomène est illustré par le fait que le deuxième producteur américain est Continental Oil, avec 15 milliards de tonnes de réserves récupérables et 47 millions de tonnes produites en 1979. Malgré cela, le charbon n’a représenté que 11 % des ventes et 15 % des bénéfices de 1979.
Le premier producteur est Peabody Coal, avec 60 millions de tonnes en 1979. Son capital est réparti entre plusieurs groupes Newmont Mining (27,5 %), Williams Companies (27,5 %) et Fluor (10 %) notamment. Les résultats sont décevants pour l’instant.
Exxon, le n° 1 mondial du pétrole, possède 9,5 milliards de tonnes de réserves de charbon économiquement récupérables et a produit une dizaine de millions de tonnes en 1979 au prix d’une perte de 13 millions de dollars, insignifiante face à ses 4,3 milliards de dollars de bénéfice. Exxon travaille dans la voie de l’extraction par solvants et son procédé Eds est expérimenté depuis quelques mois dans une installation pilote. Mais il coulera beaucoup d’eau sous les ponts avant que le charbon contribue de façon sensible aux résultats de ce géant.
Parmi les autres producteurs d’une certaine taille, il faut mentionner Occidental Petroleum, avec 3,9 milliards de tonnes de réserves et 20 millions de tonnes produites en 1979, et AMAX, avec 3,4 milliards de tonnes de réserves récupérables et 35 millions de tonnes produites en 1979. Burlington Northern, avec 15 milliards de tonnes de réserves économiquement récupérables, sera certainement l’un des grands producteurs des années à venir.
Il est intéressant d’observer qu’en dépit des difficultés de cette industrie, les divisions « charbon » de Continental Oil, Occidental Petroleum, et AMAX ont été largement bénéficiaires en 1979, avec des marges nettes de 8 à 10 %.
Parmi les périphériques de l’industrie charbonnière, certaines sociétés méritent une mention particulière : Bucyrus-Erie, qui s’est fait une spécialité de la fabrication de dragues géantes pour les exploitations à ciel ouvert, la société d’ingénierie Fluor, constructeur de SASOL II et de SASOL III et associée à la commercialisation des procédés SASOL aux États-Unis et Air Products, le frère jumeau américain de l’Air liquide.
Dans le même ordre d’idées, il faut retenir également Combustion Engineering, Foster Wheeler et Bechtel, mais cette dernière société n’est pas encore sur le marché.
Conclusion
Pour conclure :
- Il apparaît tout d’abord qu’il existe un grand nombre de valeurs intéressées à des degrés divers à la course au charbon. Il y a beaucoup d’appelés, mais il y aura probablement peu d’élus.
- Que les affaires de pure production sont, à l’exception d’AMCOAL, de taille relativement modeste et donnent parfois des résultats décevants, en tous cas sans comparaison avec ceux de l’industrie pétrolière.
- Enfin que c’est du côté des affaires périphériques du type Fluor que la croissance des bénéfices sera probablement la plus forte.
Marcel Dubois
Françoise Leroy
[1] Filiale de Metallgesellsachft.