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1847

1847.02.04.A M. Monier.La Villette

Origine : Copie de lettres à la presse n°1 – du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 – page 80 Paris, le 4 février 1847 Monsieur Vouzelle Poijet Angerville (Seine-et-Oise) Monsieur, Je m'empresse de vous donner connaissance d'une lettre que vient de m'écrire M. Siroux, d'Orléans à la date du 3 courant. Je copie :« Puisque, malgré mes réclamations, vous m'expédiez ce jour du plâtre d'engrais composé de cendres et déchets de four au lieu de bon plâtre cuit et en nature ; je laisse donc pour votre compte les 2 wagons qui viennent de me parvenir contenant 260 sacs. » En conséquence je vous préviens que je vais provoquer de suite une expertise, qui nous fera connaître la justice de la réclamation de M. Siroux, et dont j'assume sur vous les conséquences. Agréez mes salutations empressées. P. Hte Worms Cruzel

1847.04.08.De Hte Dauriac.A M. Monier.La Villette

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) – page 455 Paris, le 8 avril 1847 Monsieur Monier Carrière du Centre - La Villette Monsieur, Depuis les conventions verbales intervenues entre nous, vous ne vous êtes jamais mis à même de remplir vos engagements envers moi, quoique, cependant, je vous aie constamment adressé toutes les observations possibles, quoique, cependant, je vous aie fait entrevoir les conséquences funestes qui découleraient sans nul doute de votre défaut de livraisons, si vous ne vous mettiez immédiatement en mesure d'organiser et votre service de voitures et vos moyens de fabrication suivant l'importance impérieuse de mes besoins. Mais vous n'avez jamais donné la plus légère satisfaction à mes instances, et au mois de novembre expiré, il s'est écoulé une assez longue période de jours pendant laquelle vous m'avez laissé totalement manquer de matières. Tantôt, c'était un dérangement dans votre machine, tantôt le manque de matériel roulant, tantôt l'intempérie de la saison qui vous rendait impraticable l'exploitation de votre Carrière… Que sais-je encore ? Vous aviez toujours quelques empêchements à me signaler. Cette première et grave faute de votre part a été cause que j'ai reçu diverses sommations assignations de mes acheteurs ; que divers procès s'en sont suivis, que je n'ai pu remplir mes engagements de vendeur vis-à-vis des chemins de fer, etc., etc. Cette fois encore, et comme d'habitude, je vous ai dépeint tout ce qu'il y avait de terrible dans cette position, de laquelle je vous rendrai garant, mais vous m'avez toujours fait des promesses que vous n'avez pu ou pas voulu réaliser. Les opérations ont ainsi suivi leur cours, et je comptais sans cesse sur quelques efforts de votre part pour satisfaire à vos obligations envers moi, quand, au contraire, vous arrêtez subitement votre fabrication, désorganisez sans réflexion votre Carrière au moment où la vente est arrivée à son plus fort degré, au moment où vous aviez tout espoir de réparer, en partie, par l'augmentation d'un débouché de courte durée et par l'activité croissante de vos livraisons, le temps perdu. Ainsi, depuis le 30 mars expiré, vous avez totalement suspendu votre fabrication, et par suite, les expéditions que vous aviez à me faire ; et aujourd'hui, 8 avril, je suis toujours dans la même position, c'est-à-dire, sans matières, par votre fait, par l'impuissance et la désorganisation de votre Carrière. Je vous annonçais, ce que je vous confirme encore, la nécessité que vous m'aviez imposée de me mettre en mesure contre vous, et de vous appeler à Orléans, Blois où j'étais moi-même appelé, comme à toutes les destinations, par lesquelles je ne manquerai point d'être attaqué, puisque vous m'empêchez de remplir les engagements que j'ai contractés avec elles. Depuis ce jour, qu'avez vous fait ? Quelles mesures avez-vous prises pour donner satisfaction à ma lettre ? Aucune. Ou je dirai même mieux, car vous le méritez vraiment, vous avez fait tout ce qu'il fallait, non seulement pour ne pas me livrer dans ce moment le plus décisif, malgré mes besoins impérieux, mais bien encore, pour me laisser la conviction que vous ne pourrez à l'avenir suffire ni aux quantités que vous devez me livrer journellement, ni aux qualités essentielles pour que votre marchandise soit acceptée. En effet, d'une part, voila cinq grands jours que votre moulin marche, pour produire, à grand peine, après des embarras inouïs, au milieu d'une foule d'éventualités prêtes à l'arrêter à chaque instant, neuf cent quatre-vingt quinze sacs de plâtre, c'est-à-dire, 200 par jour ou 6 mètres, alors que vous me devez 33 mètres par jour. Appelez-vous cela du progrès dans votre fabrication ? Pensez-vous, maintenant, qu'avec cette organisation vous pouvez suffire à mes livraisons journalières et pensez-vous enfin qu'avec de tels résultats, je puisse ajouter foi à toutes vos promesses ? Non, assurément, et tout ne fait que me confirmer l'opinion déjà acquise, que vous avez voulu pour telle ou telle cause, dans tel ou tel autre but, vous livrer à des expériences, dans votre fabrication, et tout cela sans respecter vos engagements majeurs envers moi, sans prendre en considération le préjudice énorme, pour ne pas dire incalculable que vous alliez me causer. D'autre part, et sans nul doute pour réaliser la promesse que vous m'aviez faite de porter de l'amélioration dans la qualité du plâtre, que vous me livrez, et dont mes acheteurs se plaignent chaque jour, vous avez fait toujours avec votre système d'expérience, de la matière tellement inférieure [que] ces 995 sacs restent en litige dans les diverses stations, où ils seront peut-être encore vendus, pour leur prix de transport seulement. (A cet effet je fais de nouvelles réserves). Me voilà donc depuis dix jours, sans matières, sans espoir d'en avoir de longtemps encore. Me voilà, encore, en admettant pour un instant que vous puissiez me livrer suffisamment, dans la certitude de ne pas avoir des qualités recevables. Me voilà pour tout dire dans l'impossibilité matérielle de faire honneur à mes nombreux engagements, et en présence des plus graves dommages intérêts etc. Le tout par votre faute. Que me reste-t-il à faire ? A vous mettre en demeure, pour que je puisse vous répéter tous les désagréments et indemnités auxquels je serai condamné, pour que je puisse, enfin, vous imputer tout ce qui ne manquera pas de m'arriver dans la fâcheuse position où vous m'avez placé. J'ai bien l'honneur de vous saluer. P. Hte Worms Hte Dauriac

1847.05.02.De Hte Dauriac.Paris.A M. Monier.La Petite Villette

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) – page 409 Paris, le 2 mai 1847 Monsieur Monier Carrière du Centre - Petite Villette Monsieur, M. Ribou, maître plâtrier de St. Agnan, s'est rendu le 30 expiré à votre Carrière pour voir les plâtres que vous fabriquez et que j'expédie sur les deux lignes que j'exploite. Ce Monsieur, après avoir jugé qu'une qualité semblable pouvait lui convenir, sauf à examiner de plus près, se disposait à prendre livraison des plâtres en dépôt à la gare d'Orléans par suite du refus qu'en a fait Siroux pour défaut de qualité, et pour cela M. Dauriac s'était rendu avec lui à Orléans de crainte que Siroux ne fît des difficultés pour livrer. Arrivés à Orléans MM. Ribou et Dauriac ont procédé à la vérification d'environ cinquante mille kilogrammes de plâtre refusés. Siroux s'est prêté de la meilleure grâce possible, non seulement à la vérification mais encore à la vente, en offrant de livrer lesdits plâtres à son prix de revient uniquement pour déblayer la gare. Je fais donc mes réserves à cet égard, vous rendant, comme je l'ai déjà fait, entièrement responsable des suites de ce laissé pour compte, du défaut de transport qu'il a motivé, etc. Je suis forcé en outre de vous faire la déclaration que, si vous ne fabriquez mieux, au lieu de venir défendre moi-même votre fabrication dans les localités où se consomme le plâtre, je vous appellerai en garantie dans toutes ces localités. Recevez, Monsieur, mes salutations empressées. P. Hte Worms Hte Dauriac

1847.05.24.De la Société générale des remorqueurs parisiens.Connaissements originaux

Société générale des remorqueurs parisiens Transports par bateaux à vapeur et chalands remorqués entre Paris, Rouen et Le Havre À MM. Baudon & Cie, Paris À la garde de Dieu, par le navire "Le-Castor", capitaine Crével, vous recevrez les marchandises marquées et numérotées comme ci-après, d'envoi de M. Bernharth, 487 barils farine [...] 46.265 kilos. Lesquelles marchandises seront rendues au quai Saint-Nicolas. Le prix du fret étant de 17 F par tonneau, vous aurez à payer la somme de [...] en outre celle de 1,80 F pour acquits-à-caution, timbres et frais et pour débours. Havre, le 7 mai 1847 Pour copie conforme [...] [Au verso du connaissement n°1 :] Passé à l'ordre de M. Rosseeuw qui en paiera le fret. Paris, le 24 mai 1847 Boudon & Cie Etant à délivrer : 100 - barils MM. [Lecomte], 100 - barils MM. [Paillaud] 287 - MM. [...] 487 barils Paris 24 mai 1847 Ed. Rosseeuw [Connaissement n°2 - Texte identique à celui du connaissement n°1.] [Au verso du connaissement n°2 :] M. Rosseeuw, 17, rue du [Helder]

1847.08.21.De Hte Dauriac.A M. Moreau Père.Auxerre

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 - du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) - page 267Paris, le 21 août 1847Monsieur Moreau PèreAuxerreMonsieur,La fabrication de plâtre au Sas à laquelle je me livre d'une manière toute particulière, les résultats satisfaisants que j'ai déjà obtenus depuis son début peuvent me permettre de vous écrire pour vous offrir toutes les quantités de cette matière dont vous pourrez avoir besoin.Ayant appris que vous consommiez cette qualité de matière qui vous était expédiée par la Carrière du Centre et sachant aussi le manque dans lequel vous devez vous trouver par suite du défaut d'expédition de la part de cette Carrière, je m'empresse de vous aviser pour que vous puissiez m'adresser vos demandes. Et je suis persuadé, Monsieur, que vous apprécierez la qualité de mes plâtres fabriqués, dont je puis à votre désir vous envoyer échantillon.Par la même occasion je pourrai vous expédier les plâtres au panier que je fabrique également.Les conditions de ventes sont :1° à raison de 17 F les mille litres pour le plâtre au sac rendu aux magasins des coches.2° à raison de 13 F les mille litres pour le plâtre au panier rendu également au coche.Le tout payable comptant sans remise.Dans le cas où vous voudriez m'adresser vos demandes vous trouverez ci bas mon adresse.Recevez mes salutations empressées. P. Hte Worms / Hte DauriacHte Worms, 46, rue Laffitteou bien Bonnet Cruzel & Cie, 7, rue Soeurs de la Fidélité

1847.09.03.A M. Martin.Romorantin

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) – page 245 Paris, le 3 septembre 1847 Monsieur Martin, marchand de plâtre Romorantin Monsieur, Monsieur Dauriac, mon agent sur la ligne, m'a fait part de l'entretien qu'il a eu avec vous à son dernier passage dans votre ville... il m'a dit que vous trouveriez beaucoup plus d'avantage à faire prendre par des charretiers de vos pays et à la Carrière, les plâtres que vous me demanderiez si toutefois je pouvais vous céder cette matière à 15 F les o/oo kg. Désirant établir entre nous des relations très suivies et afin de vous mettre à même de consommer tout ce que les besoins de votre pays peuvent faire espérer en cette matière, je vous céderai le plâtre au prix que vous avez offert à M. Dauriac, à savoir 15 F les mille kilogrammes pris par vos charretiers, dans vos sacs, à la Carrière dont vous trouverez ici-bas l'adresse. De jour en jour, la fabrication de cette qualité de plâtre à laquelle je me livre d'une manière toute spéciale, acquiert de l'amélioration. En ce moment, les plâtres fins que j'expédie sur toute la ligne d'Orléans à Tours sont, et en apparence et en qualité, de beaucoup supérieurs à l'échantillon que vous avez vu. Butte Saint Chaumont au bout de la rue St. Maur Carrière Sachet, Petite mécanique - Petite Villette Hte Worms - 46, rue Laffitte, Paris

1847.11.11.De J. Cruzel.Paris.A MM. Avril et Goudchaux.Le Havre

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 - du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) - page 115 Paris, le 11 novembre 1847 Par duplicata de celle adressée au Havre chez M. Goudchaux, chef de gare Mon cher Avril, Guérineau, avec son amabilité ordinaire pour nous, est venu nous prévenir que l'Administration de Rouen, d'accord avec celle du Havre, allait faire le transport des plâtres moyennant 5 F pour Rouen et 4,50 pour le Havre. Or, à ces prix, il y a, je crois, beaucoup à faire sur les deux lignes. Dans l'intention où nous serions de monter des dépôts, nous avons tout naturellement pensé à vous pour diriger ceux de Rouen et du Havre, ce profit pouvant améliorer votre position dans les deux susdites localités. En conséquence, et avant que je me mette en route pour voir de prés les choses, voulez-vous être assez aimable pour vous renseigner et me marquer au plus tôt : 1° Votre opinion sur le commerce de plâtre en général à Rouen et au Havre ? 2° Son emploi ? 3° A qui ? Et comment il se vend ? 4° Ce que vaut le plâtre cuit en poudre ? 5° Ce que vaut le plâtre cru en poudre ? 6° Ce que vaut le plâtre en pierre ? 7° Vend-on au poids ou à la mesure et à quel poids ou quelle mesure ? N'oubliez rien et faites vite votre réponse, car cette affaire peut prendre un très grand développement. Préparez les voies pour savoir aussi : 1° Ce que vaut le plâtre à Londres tout fabriqué et tachez d'avoir un échantillon de la fabrication anglaise avec le détail de cette fabrication. 2° Ce que vaut le plâtre en Amérique tout fabriqué et avoir aussi des échantillons et un détail de la fabrication. A bientôt pour vous voir et tout à vous. J. Cruzel

1847.11.20.A Edouard Monsnergue.Tours

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 - du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847(volume manquant dans les archives) - page 83Paris, le 20 novembre 1847Monsieur Edouard MonsnergueToursMonsieur,Je viens vous confirmer des conventions qui ont été faites verbalement entre nous au sujet de la direction de mon usine à plâtre dont vous vous occuperiez d'une manière continue et exclusive.Je vous accorderai cinquante centimes par mille kilogrammes, poids net du chemin de fer, sur le plâtre fin, dit au sas, qui sortira de ladite usine ; vingt-cinq centimes par mille kilogrammes, poids net du chemin de fer, sur les plâtres façon Paris, dit au panier, ainsi que sur les plâtres crus pulvérisés, qui sortiront aussi de ladite usine.Si les primes, dont il vient d'être parlé, ne s'élevaient pas à des sommes de quatre milles francs par année, je devrais vous parfaire cette somme.Je stipule ici sans garantie de durée, attendu qu'il vous sera facultatif de quitter mon service en me prévenant un mois à l'avance, de même que je pourrai vous remercier de vos soins en vous accordant également un mois.Agréez, Monsieur, mes salutations empressées.P.S. II faudrait que vous preniez votre service d'une manière non interrompue à partir du 1er décembre prochain.

1847.11.24.A Edouard Monsnergue.Tours

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) – pages 76-75 Paris, le 24 novembre 1847 Monsieur Édouard Monsnergue Tours Monsieur, […] Passant à vos réflexions au sujet des conditions de votre séjour à Paris comme de celles à établir avec Monsieur Gaillard, j'ai à vous dire, pour ce qui vous concerne, que les primes de fabrication portées à 50 c pour le plâtre fin et 25 c pour les plâtres au panier et crus pulvérisés, sont fort belles et sont aussi l'expression de nos conventions. Demander 50 c sur le plâtre cru pulvérisé, c'est vouloir se mettre hors la raison comme hors de toute proportion avec les prix que coûtent à établir ces matières, comparés aux prix auxquels elles se vendent. Et quant au plâtre en moellon, il est certain que cette matière ne touche pas à la fabrication et que par conséquent, elle n'est point susceptible de prime. II y a de bonnes raisons pour cela : d'abord, c'est que ce n'est qu'à mon corps défendant que je me livre aux expéditions de cette matière, sans aucun bénéfice pour moi, en second lieu c'est qu'en admettant que je puisse réaliser quelques bénéfices sur ces mêmes matières (et je le répète, je n'en vois point la possibilité) les bénéfices seraient trop restreints pour supporter une prime aussi élevée que celle à laquelle vous prétendez. En 3e lieu, enfin, c'est que l'affaire commerciale à laquelle vos soins seront tout à fait étrangers peut se pourvoir de pierres à toute autre carrière qu'à celle où vous travaillerez et qu'alors vous ne pourriez prétendre à des primes sur un travail que vous ne pratiqueriez pas. Ce qu'il vous faut en somme, ce sont des primes pouvant s'élever à un chiffre de... que vous trouverez suffisant. Or, nous avons dit, que de la marchandise fabriquée il devra ressortir pour vous ces mêmes avantages et dans tous les cas, que je devrais vous garantir une somme de 4 000 F par année. Or, encore, je vous garantis cette somme, je vous fais lesdites primes, que voulez-vous de plus ? Hte Worms

1847.12.08.A M. Caillard.Tours

Origine : Copie de lettres à la presse n°2 – du 17 mars 1847 au 17 décembre 1847 (volume manquant dans les archives) – page 41 Paris, le 8 décembre 1847 Monsieur Caillard Hôtel de la Marine à Tours Monsieur, L'espoir où j'étais que l'un de nous pourrait se rendre à Tours m'a fait retarder de répondre à votre lettre du 28 novembre expiré ; je viens y satisfaire. De nouveau, j'ai l'avantage de vous dire que vous gérerez mon dépôt de Tours, aux conditions suivantes : II vous sera alloué une prime de cinq pour cent pour toutes les ventes que vous opérerez en moellons de plâtre. II vous sera aussi alloué une prime de cinq pour cent sur la vente de quatre cents tonnes de plâtre dont j'ai traité la fourniture au profit de Messieurs Prou Guibert & Morel de votre ville à des prix déterminés. II vous sera, enfin, alloué une prime de dix pour cent sur toutes les autres ventes que vous pourrez faire en plâtre cuit fabriqué ou cru pulvérisé. Moyennant ces prix, tous frais généralement quelconques seront à votre charge, excepté les frais exceptionnels dans le cas où, pendant la construction du dépôt, je serais forcé de faire entreposer mes plâtres autre part que dans le dépôt provisoire actuellement établi, ou dans le dépôt définitif. Dans ces primes se trouve aussi compris le ducroire attendu que vous resterez personnellement responsable vis-à-vis de moi du montant des ventes que vous effectuerez pour mon compte. Quant au mode d'opérer, je dois en rester seul juge et vous devrez en ceci comme dans les prix de vente vous conformer à mes prescriptions. Vous comprendrez, Monsieur, qu'il ne pourrait en être différemment. Nous stipulons ici sans garantie de durée et en conséquence il vous sera loisible de quitter la gestion de mon dépôt quand vous voudrez, mais en me prévenant un mois à l'avance de même qu'il me sera facultatif de vous remercier de vos soins quand je voudrai, mais en vous prévenant aussi un mois à l'avance. La présente approuvée par vous, ce que je vous prie de faire, servira de traité entre nous ; je ne vois pas pour vous ou pour moi que ces conventions transcrites en forme de traité pussent avoir une plus grande force qu'alors qu'elles sont consenties par lettre. M. Cruzel ira sous 2 ou 5 jours à Tours pour vous faire officiellement la remise du dépôt. Agréez, Monsieur, mes salutations bien affectueuses. Hte Worms [A la même date une lettre de ce genre a été adressée à M. Renaudet pour Vierzon.]

1848

1848.01.05.A Agasse et Picard.Graville.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 476Paris, le 5 janvier 1848Messieurs Agasse et PicardGraville (près le Havre)Monsieur,Je regrette que mon absence de Paris m'ait empêché de vous envoyer plus tôt des échantillons de plâtres que je vous avais promis. Mais [c'est] seulement une fois les fêtes passées [que] j'ai pu remettre au chemin de fer 100 sacs de plâtre en poudre et quelques wagons de moellon dont d'autre part [je vous transmets] facture du tout, montant à F 172,68 que je porte à votre débit.Veuillez bien prendre réception de ce plâtre à la gare du chemin de fer en ayant soin de débarrasser le matériel de la Compagnie, immédiatement, car c'est une des conditions essentielles du transport.[...]Hte Worms

1848.01.19.Au chemin de fer d'Orléans et du Centre

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 417Paris, le 19 janvier 1848Monsieur le chef de l'exploitation des Chemins de fer d'Orléans et du CentreMonsieur,En réponse à la lettre que votre Administration m'a fait l'honneur de m'écrire le 14 courant relative :1° à l'autorisation de construire, à mes frais, des dépôts de plâtre aux stations d'Étampes et de Tours, sur le chemin de fer d'Orléans, et de Vierzon, sur le chemin de fer du Centre à condition que cette concession de la part de votre Administration à mon égard, sera essentiellement révocable.2° Au sujet du compte courant qui m'est ouvert pour mes transports sur toute la ligne d'Orléans et celle du Centre à condition que le cautionnement de F 12.500, que je vous ai déposé, servira pour les deux lignes.3° Et au sujet de l'abaissement du tarif sur la ligne du Centre pour le transport des plâtres, que vous êtes disposé à faire incessamment :J'ai l'honneur de vous dire que, d'accord avec votre Compagnie sur le premier et deuxième paragraphe, il ne reste plus qu'à m'assigner les emplacements où devront être construits les dépôts aux gares d'Étampes, Tours et Vierzon, ce que je vous serai très reconnaissant de faire le plus tôt possible car je suis très en retard pour les expéditions du plâtre pour engrais. La campagne en est, pour ainsi dire, manquée.Quant à l'abaissement du tarif, il serait non moins essentiel que je puisse en jouir de suite pour mes ventes pressées aux cultivateurs des environs de Vierzon. Et comme certaines ventes se trouvent effectuées et qu'on peut m'en réclamer d'un instant à l'autre l'exécution, j'aurai l'honneur de vous demander si, en attendant l'avis officiel de l'abaissement du tarif, je pourrais toujours expédier à vos prix actuels en opérant ici par détaxe au retour des bulletins.Un mot, s'il vous plait, à cet égard.Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.Hte Worms

1848.01.28.A Bordier Janse.Orléans

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 411Paris, le 28 janvier 1848M. Bordier JanseOrléansMonsieur,J'ai obtenu un jugement du tribunal de commerce d'Orléans qui me remet en possession d'un dépôt de plâtre situé à la gare de chemin de fer, que j'avais cédé dans le temps à M. Siroux (?). Le tribunal m'oblige de donner caution d'une somme qui s'élèvera suivant rapport suivant rapport d'expert de 7 à 10.000 F environ.Je viens vous prier, Monsieur, de vouloir bien être ma caution pour l'exécution de ce jugement, je charge M. Mélin, mon agent, de vous expliquer cette affaire et je le prie de s'entendre avec vous pour faire le nécessaire.Pour garantie de votre caution, je viens de déposer dans votre maison de Paris une somme de quinze milles francs qui restera en vos mains jusqu'à ce que cette affaire soit terminée et que vous ayez décharge complète de votre engagement pour moi.J'ai intérêt à ce que cette affaire soit régularisée promptement, je me recommande à vous pour que vous vous entendiez avec M. Mélin pour que cette régularisation en souffre comme retard.Recevez, Monsieur, mes salutations cordiales,Hpte WormsP.S. : Je ne sais, Monsieur, si vous vous rappelez mon nom, j'ai eu autrefois des rapports avec votre maison. J'étais l'associé de Messieurs les (Fils de) G.-J. Goudchaux de Paris et de Nancy et c'est en souvenir de ces rapports que je me suis adressé à vous.Hte Worms

1848.02.18.De J. Cruzel.A Lezerat - chemin de fer du Centre.Châteauroux.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 330Paris, le 18 février 1848Mon cher Monsieur LezeratChef de service du Chemin de fer du Centre à ChâteaurouxMonsieur,Dès la réception de votre lettre je suis allé au bureau de M. Lechatelier pour avoir l'ordre de construire la baraque provisoire dans votre gare, cet ordre ne pourra vous être délivré que dans 2 ou 3 jours, c'est fâcheux mais nous n'y pouvons personnellement rien.Du reste nous sommes prêts, et vous pouvez annoncer, trompeter, [...] que nous enverrons à Châteauroux toutes les matières de plâtre nécessaires à la bâtisse et aux engrais.Nous ne demandons pas mieux que d'aller vite et bien. Vous n'aurez pas à vous plaindre [sous] ce rapport. Seulement votre Administration marche lentement, lentement.Dans 5 à 6 jours nous serons chez vous, plus tôt si la Compagnie nous délivre l'ordre de construire.J. Cruzel

1848.06.14.A Auguste Fournij Dulys - Société civile des Buttes Chaumont.La Villette.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°3 - du 17 décembre 1847 au 28 juin 1848 - page 35Paris, le 14 juin 1848A Monsieur Auguste Fournij dit DulysGérant de la Société civile des Buttes Saint-Chaumont à la VilletteMonsieur,Par les conventions verbales passées entre nous le six juillet mil huit cent quarante-sept, il est dit :Article 1 : que vous vous engagez à me fournir le plâtre nécessaire à mes besoins sans, toutefois, que vous deviez me livrer plus de cinquante mètres par jour ; que ce plâtre devra être de bonne qualité et propre à la fabrication.L'Art. 3 porte que je m'engage à faire un minimum de cinq milles mètres par année, et à défaut de vous payer un franc par chaque mètre dont je serais en retard.De plus, j'ai eu le plaisir de vous entretenir verbalement de cette affaire et, moyennant les modifications qui suivent, nous sommes restés d'accord d'exécuter les conventions verbales du six juillet mil huit cent quarante sept.1° Vous n'êtes plus obligé de me fournir de la pierre dure ; seulement vous promettez de faire tous vos efforts pour continuer à m'en livrer, sachant très bien que les besoins de ma fabrication comportent impérieusement cette qualité de matière. Toutefois, vous vous engagez à me livrer, dans cette (...) et régulièrement, au moins cinq milles mètres par année, sans quoi, je serai dégagé du minimum stipulé à l'Art. 3 des conventions de Mil huit cent quarante sept.A part ces modifications, les conventions du six juillet mil huit cent quarante sept auront force et vigueur.Recevez mes salutations bien affectueuses.Hte Worms

1848.07.19-21.Des Fils de G.-J. Goudchaux.Actes de dissolution

Photocopie Suivant acte sous signatures privées, fait quadruple à Paris, le dix juillet 1848, et à Nancy, le treize juillet 1848, Entre 1° Mme Marie Cerf, veuve de M. Isaac Goudchaux, demeurant à Paris, rue Bourdalou, n°1 ; 2° M. Jules Goudchaux, banquier, demeurant à Nancy, rue de la Hache, n°35, 3° M. Michel Goudchaux, ministre des Finances, demeurant à Paris, en l'hôtel du ministère des Finances, sis rue Castiglione, n°1 4° M. Hypolite Worms, propriétaire, demeurant à Paris, rue Laffitte, n°46, Il a été dit Que la société formée entre les susnommés, en nom collectif pour Mme Goudchaux et MM. Goudchaux, et en commandite pour M. Worms, sous la raison sociale les Fils de G.-J. Goudchaux, par acte sous signatures privées, fait quadruple à Nancy, le 26 février 1842, et, à Paris, le 28 février 1842, enregistré, et ayant pour but tant à Nancy qu'à Paris, les opérations de banque et de recouvrement ; ladite société prorogée d'abord jusqu'au 31 décembre 1847, par un acte sous signatures privées, en date à Nancy, du 29 décembre 1845, et, à Paris, du 31 du même mois de décembre, et, ensuite, jusqu'au 31 décembre 1849, suivant autre acte sous signatures privées en date à Paris du 9 décembre 1847 et à Nancy du 18 décembre 1847, enregistré. Était dissoute à compter du 12 juin 1848. M. Jules Goudchaux a été nommé liquidateur de la société pour toutes les affaires à Nancy et M. Michel Goudchaux en a été nommé liquidateur pour toutes les affaires à Paris. Extrait par Me Jean Louis Saint Jean, notaire à Paris, soussigné, sur l'un des originaux dudit acte de dissolution. [...] Acte conservé aux Archives de Paris - Répertoire des sociétés : 20 juin 1848-18 juillet 1849 - réf. N°29 - D32U3. Vendredi 21 juillet 1848 (n°924) : Dissolution de Société. Les Fils de G.-J. Goudchaux Aujourd'hui est comparu au greffe [...] Sieur Édouard Lemaître, demeurant à Paris, rue [...] n°3, lequel au nom [...] ayant pouvoir énoncé en extrait ci-après déposé, a, conformément aux articles 42-43-44 et 46 du code de commerce, requis le dépôt et l'affiche de l'extrait d'un acte de dissolution de société, fait à Paris sous seing privé le 10 juillet courant et à Nancy le 13 dudit mois, enregistré à Paris le 19 du même mois, folio 31 du C. par [BuiIlot] qui a reçu 5 francs 50 et déposé pour minute à Maître St Jean, notaire à Paris, suivant acte reçu par lui et son collègue le 19 juillet courant, enregistré entre la Dame Marie Cerf, veuve du Sieur Marc Goudchaux, demeurant à Paris bd [...] n°1 d'une part, le Sieur Jules Goudchaux, banquier, demeurant à Nancy, rue de la [Mâche] n°37 d'autre part, le Sieur Michel Goudchaux, ministre des Finances, demeurant à Paris, en l'Hôtel des Finances, rue Castiglione n°2 d'autre part, et le Sieur Hyppolite Worms, propriétaire, demeurant à Paris, rue Laffitte, n°46, aussi d'autre part, desquels dépôt et affiche à la salle d'audience à l'instant fait. Il a été auxdits comparants donné acte pour service. Restera ledit acte pour minute au greffe de ce tribunal et a ledit comparant signé avec nos greffiers après lecture. [NB : Marc et Isaac Goudchaux sont semble-t-il la même personne.]

1848.07.19.De Ed. Lazard.Londres.Original

Courrier original Paris, le 19 juillet 1848 Monsieur Hypolite Worms Paris Monsieur, Je me suis occupé depuis deux jours de l'affaire dont vous m'avez chargé à mon départ et jusqu'à présent je n'ai pu encore compléter les renseignements que vous m'avez demandés. Voici tout ce que je puis vous dire provisoirement. On importe beaucoup de plâtre de France, quoique l'on en tire auprès de Hull, mais il paraît que la qualité de ce dernier est inférieure au nôtre et il y a des maisons qui font des contrats pour des milliers de tonnes livrables dans la Rivière. Ce commerce est très important à ce qu'il paraît. Je n'ai pu savoir encore le prix auquel on achète, l'on doit me donner ce renseignement vendredi et je vous le dirai de suite. L'entrée est libre, il n'y a pas de droit et c'est en morceaux que l'on le vend. On le manufacture ensuite ici. Ce qu'il y aurait de plus simple à faire, je crois, serait que vous m'envoyez un échantillon. S'il y a plusieurs qualités, et le prix auquel il faudrait vendre ici. Vous devez savoir que 1.000 kilos équivalent à une tonne en anglais, fait 2.240 livres. Faites vos calculs en conséquence et il sera facile alors d'aller trouver ceux qui achètent cette matière tandis que maintenant ils ne veulent rien dire. Si même vous voulez faire un essai de quelques centaines de tonneaux, cela vaudrait mieux. Par contre je pourrai vous envoyer du charbon et en combinant ainsi l'opération, elle devrait être avantageuse et vous donner un débouché très considérable, que nous pourrions étendre à plusieurs ports d'ici. J'attends votre réponse et vous salue bien sincèrement. Ed. Lazard PS : Vous pouvez adresser votre lettre : George & Vulture (Cornhill) où je suis provisoirement. Achille vous dira du reste où il faut me les adresser ailleurs dans quelques jours. On m'a parlé mais en l'air (je vous le dis pour vous donner une idée) du prix de 4 shillings pour 112 livres pour le plâtre que l'on vend ici manufacturé aux consommateurs.

1848.07.24.De Edouard Rosseeuw.Châteaulandon.Original

Courrier original [En-tête :] Four à chaux de M. Ed. Rosseeuw à Château Landon Seine et Marne S'adresser à M. Rosseeuw à Château Landon ou à Paris, rue du Helder, 17 Château-Landon, 24 juillet 1848 Mon cher Worms, Je commence par vous remercier sincèrement de l'offre que vous me faites de gérer votre maison projetée à Dieppe. La proposition me convient sous tous les rapports. Seulement, et si vos intérêts ne doivent pas en souffrir, je vous demande une quinzaine de jours pour vous dire si je puis profiter ou non de votre offre. Un malheur ne vient pas sans l'autre, et comme je suis en déveine, tout m'arrive à la fois. Mon contremaître est alité depuis 1 mois et je crains bien que dans 15 jours, comme le dit le médecin, il ne puisse pas encore aller aux fours, ce qui complique diablement ma position déjà si difficile. Cependant ce n'est pas sa maladie qui me retiendra absolument ces 15 jours, mais il me faut pousser à bout les expériences que [Moyse] m'a indiquées, et ce n'est pas avant 15 jours que je serai fixé sur le résultat. Je suis donc cloué ici malgré moi et contre mon intérêt puisque votre proposition est la seconde depuis 8 jours que ma présence forcée à Château Landon me force à ne pas accepter de suite et je sais que les occasions manquées se retrouvent difficilement. Enfin, mon ami, tenez compte des difficultés qui m'environnent et faites de votre mieux pour moi selon que vos intérêts le permettront. A vous E. Rosseeuw Dites-moi si vous pouvez m'accorder le délai que je vous demande.

1848.07.26.De Hte Dauriac.A Rapp.Rouen.Extrait

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 463Paris, le 26 juillet 1848Monsieur Rapp - Courtier de marineRouenMonsieur,Voulez-vous avoir l'obligeance de me dire si l'on trouve facilement dans votre port, des navires pour Londres auxquels on pourrait confier des chargements de moellons de plâtre. Dans ce cas, veuillez me renseigner sur les prix suivants :1° Que coûterait le camionnage de la gare de St. Sever au navire par tonne de 0/00 kilogrammes ?2° Le chargement en navire se trouverait-il [être] non compris sur le fret à accorder au capitaine ? Dans le cas où il ne se trouverait pas compris, que coûterait un chargement ?3° Que coûterait le fret, généralement tout compris, afin qu'à des destinations l'on ne put rien ajouter au connaissement, de manière que j'aie là une grande certitude sur le prix donné, de Rouen rendu en rivière au pont de Londres, le déchargement au compte du réceptionnaire ?P. Hte WormsHte Dauriac

1848.09.29.A M. Chabrol

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 31129 septembre 1848Monsieur Chabrol - architecteMonsieur,Monsieur Monier, propriétaire de l'exploitation des Carrières du Centre, me communique la lettre que vous avez écrite par erreur le 26 courant à M. Boulanger, un gérant desdites carrières.Dans cette lettre vous demandez quel serait le prix du plâtre pris à Paris ou rendu à Blois, pour une fourniture assez importante.Cessionnaire des produits qui se distribuent sur la ligne de Paris à Bordeaux, je viens répondre à votre demande que, pour être fixé sur le prix du plâtre cédé à Blois, il faut que vous vous adressiez à la société E. Monsnergue Joulin & Hue à Blois à laquelle j'ai cédé à mon tour les opérations de cette ville.J'écris aujourd'hui à cette société de vous faire ses offres de service. Quant à vous livrer du plâtre à Paris, pour être consommé à Blois, ni Monsieur Monier ni moi, ne pourrions vous faire une telle vente.Agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.P. Hte Worms [illisible]P. S. Veuillez mander à Messieurs Monsnergue Ioulin & Hue la qualité du plâtre qui vous convient. Est-ce un dû ? Est-ce façon Paris ? C'est ce qu'il convient de leur demander.P. Hte WormsHte Dauriac

1848.10.30.De M. Chabert.Rouen.Original

Courrier original Rouen, 30 [octobre] 1848 Monsieur Worms Paris Mon cher Worms, Il faisait si mauvais temps hier qu'en revenant de ma petite excursion je me suis décidé de rester chez l'ami Bro[...]. Ce n'est donc qu'aujourd'hui que je reçois v[otre] l[ettre] du 27. Ma tournée ne m'a pas satisfait. Le malheureux chemin de fer a laissé de côté tous les grands centres de population et, de plus, il suit une vallée de prairie ou de bois, qui consomme peu de plâtre. La consommation est beaucoup plus importante dans les plaines. Ainsi [Magneville ou Maqueville] et [Coters ou Cotes]. Il y a quatre stations : Montville, Saint Victor, Auf[ay] et Longueville. Montville est le point le plus important. La consommation est de 6 à 8.000 [pouchers] du poids d'environ 35 [...]. Il y a trois fours : Zéphir Levée, Antoine Levée. Ce sont deux maîtres maçons qui font leur plâtre au fur et à mesure des constructions qu'ils ont à faire. Firmin Louvet vend son plâtre à l'agriculture. La station de Saint-Victor. Village de 300 habitants. Je ne m'y suis pas arrêté. Aufay - 520 habitants. Un seul marchand de plâtre. Petit aubergiste. Il est entrepositaire de Roger de Rouen. Il vend de 2.000 à 3.500 [pouchers]. Longueville - 490 habitants. Il n'y a pas de marchands ; il y a seulement un messager, qui vient chaque semaine de Rouen et qui rapporte du plâtre, quand on lui en demande. C'est la maison Roger qui fournit presque tout le monde. La vente en bloc se fait au stère, qui pèse dans les environs de 1.500 livres (750 kilos). Ils l'achetaient 750 [ou £ 50] il y a un mois et le payent 9 [£ ou ct] à présent. Transport 5 [£ ou ct] le stère pour Montville et 7 [£ ou ct] pour Longueville. Chaque stère produit de 30 à 33 [pouchers] de 35 [...] environ. Ce qui rendrait, je crois, le commerce difficile pour ces contrées, c'est que ceux qui s'en occupent ont besoin qu'on leur accorde du crédit. J'en étais bien convaincu. Comme aussi l'on m'a assuré que la consommation pour l'agriculture était infiniment plus active dans la plaine du val Martin, Saint [Saens], [Cotes] et [Magneville ou Maqueville]. De ce côté et jusqu'à Longueville il n'est pas encore question de Dieppe. C'est Rouen qui fournit. Il y a à [Aufay] une filature et trois [commerces mus par eau]. A Longueville : une filature de laine et une de coton également mues par l'eau. Montville. Il y a une grande filature et un tissage qui marchent à la vapeur. Par [...] [Dumouchel] qui a fait de mauvaises affaires et qui remarche. Toutes les autres filatures marchent par l'eau et trois seulement ont une pompe pour auxiliaire pendant les basses eaux, 4 mois chaque année à peu près. Le plus important vendeur de plâtre est [Mme Vve] Mercier à Malaunay. Tout ce qui ne vient pas jusqu'à Rouen s'arrête et se charge là. Elle tire également son [...] de Rouen. Il y a dans cette commune considérablement de filatures et d'autres établissements qui, presque tous, ont des pompes. Les forts consommateurs sont les [Mazard] Frères. Nous avons donné sérieusement l'éveil et outre M. Murton, dont vous entretenait ma dernière, il y a aussi M. [Craban ou Czaban], représentant anglais, qui offre par cette nouvelle voie. Celui qui fait le plus de bruit et qui, dans ce moment, fait causer tout le monde, c'est M. [Bloum], de la maison Laffitte [Bloum]. C'est ainsi du moins qu'on le désigne. Il fait offrir du charbon à 32 [£ ou F] la tonne, pris aux stations, et pour toute l'année, parce que, dit-il, il aura des dépôts dans chaque station. C'est, je crois bien, de la [pipée] parce qu'il sait bien que, quand à présent, il ne réussirait pas à vendre un seul bateau si bien les provisions sont faites et si peu on les tente de faire de grands achats dans un moment pareil. Toujours est-il qu'il n'a pas négligé de faire visiter toutes les maisons de quelque importance et c'est par les chefs de gare qu'il fait faire ses offres de services. Ceux qui raisonnent un peu se doutent fort que c'est un leurre. Ils savent bien qu'il est impossible d'établir à 32 [£ ou F] la tonne et l'on se méfie beaucoup des maisons qui [...] par offrir leurs marchandises à perte. Il donne au moins le temps de réfléchir, parce que, encore une fois, à quel prix qu'il offre aujourd'hui je le défie de vendre un bateau. Il pourra réussir quelques petits placements depuis 5 jusqu'à 20 voitures à de petits consommateurs ou ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter un bateau à la fois. Je verrai la maison que vous m'indiquez pour le charbon menu. Je m'informerai mieux. On ne m'en a pas dit grand bien de cette maison. Je continue à causer avec tout le monde et me tiens ainsi le plus possible au courant. Je ne néglige rien afin que vous puissiez vous décider avec la plus parfaite connaissance de cause possible. Je vous fais mes salutations affectueuses et toutes [sincères]. Chabert

1848.11.03.De MM. Marc Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Collection de lettres reçues - liasse 1848-1854 Londres, 3 novembre 1848 Monsieur H. Worms, 46, rue Laffitte, Paris Nous avons l'avantage de vous confirmer notre lettre du 27 octobre dernier et venons vous remettre sous ce pli le connaissement du navire "Henry & Elizabeth" qui porte le chargement de charbon de Blyth ; il porte 11 1/2 keels et le certificat constatant que le charbon est tout gros. Le prix du fret est de L 10-14-4 par keel1. Ce navire est parti le 1er courant et nous vous engageons à donner de suite vos instructions à Dieppe. N'ayant pas eu d'instructions relativement à l'assurance, nous ne l'avons pas faite. Nous pensons que vous l'aurez faite à Paris. Nous lui remettrons sous ce peu de jours connaissement du navire qui prend en ce moment le chargement de Carrs' Hartley ; il est nolisé à L. 9,15 la quille. Notre prochaine vous remettra facture de cet envoi. Nous vous saluons bien affectueusement. Goudchaux & Cie Achat le chaldron : 18 Sch. le keel ou 22 tonnes 180 Fret à 10 livres 255 Au Capitaine 2,50 Frais de débarquement à 50 11 Menus frais, nettoyage, etc. 2,50 Assurance 1 1/2 % police & Courtage sur 200 3 Douane à 5,50 sur 22 tonnes 121 Transport sur chemin de fer à 5 F sur 22 tonnes 110 Intérêt 3 % sur 600 18 Frais Généraux (mémoire) 22 725 22 tonnes à F 23 704 La voiture ou 600 ks 19,80 Le fret à 10 L comparé à celui de 15 1/2 L sur Rouen donne une différence de 6.37 par tonne. II faut ajouter à cette différence les frais de remorquage et 1/2 % d'assurance de plus. Le fret 7 L diminuerait le prix de la tonne à 3.47, soit : 28,53 La voiture de 600 ks 17,10 Sur ce compte il y a un bénéfice sur le fret, le keel étant de 21 1/5e et il est calculé ci-dessus à 22 tonnes que l'on croit trouver. 1 Le keel équivaut à 228 hectolitres ; un chalder ou chaudron représente 1/8 de keel.

1848.11.06.De Ed. Lazard - M. Goudchaux et Cie.Londres.Facture.Original

Document original

1848.11.07.A MM. Marc Goudchaux et Cie.Londres

Origine : Copie de lettres à la presse n°4 - du 28 juin 1848 au 26 janvier 1849(volume manquant dans les archives) - page 268Paris, le 7 novembre 1848Messieurs Marc Goudchaux & Cie - LondresVos honorées lettres des 23 - 27 octobre et 3 courant me sont bien successivement parvenues.1ère et 2ème. Je vous remercie de vos démarches au sujet des charbons et je verrai avec grand plaisir que vous puissiez me renseigner sur la plâtrerie de la Maison de M. Freack. J'y tiens beaucoup, vous le savez. Surtout je tiens à connaître bien juste et bien consciencieusement les prix de revient anglais.Il en est de même des charbons. L'on m'assure que M. Muston a acheté à M. Carr de Newcastle le charbon pour forge Felingmain à moins de 4 sh. la tonne anglaise. Est-ce vrai ? Vous comprendrez que si je me donne à ce commerce concurremment avec M. Muston et autres, il faut que je jouisse du dernier prix, avec d'autant plus de raison que je paye comptant tandis que beaucoup achètent à terme. Je vous serai donc obligé de bien vous renseigner à cet égard, et si les prix convenaient à la vente de Paris, je pourrais en demander d'assez fortes quantités.Quand vous serez fixés sur le Lambton, vous voudrez bien m'en donner connaissance.3ème. Vous me remettez le connaissement du navire « Henry et Elizabeth » portant le charbon Blyth. Je vous remercie et je ferai le nécessaire pour l'assurance de la livraison ; j'en attends la facture.Voici inclus : £ 150 sur Londres 7 novembre. Veuillez en soigner le règlement à mon crédit.Recevez Monsieur, mes salutations cordiales.Hte Worms