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1801
1801.11.07.De l'état civil de Metz.Acte de naissance de Hypolite Worms.Original
Extrait des registres de l'état civil de la ville de Metz (Moselle) déposés au greffe du Tribunal de première instance de Metz.
Acte de naissance
Du dix-sept Brumaire, l'an dix de la République française, acte de naissance de Hyppolite Worms, né le jourd'hyer à midy, fils de Lion Worms, marchand, rue de l'Arsenal, et de Gela Levy, son épouse en légitime mariage. Le sexe de l'enfant a été reconnu être du masculin. Premier témoin, Jacob Cohen, âgé de trente-quatre ans, boucher, même rue ; second témoin, David Cahen, âgé de quarante-neuf ans, cabar[e]tier, rue susdite. Sur la réquisition à nous faite par ledit Lion Worms, père de l'enfant, et ont signé, constaté suivant la loi par moi Jean Aubertin, adjoint de la Mairie de Metz faisant les fonctions d'officier public de l'état civil.
Suivent les signatures.
1818
1818.02.16.De la maison commune de Saverne.Acte de naissance de Séphora Goudchaux.Photocopie
Photocopie d'un extrait du registre d'état civil de la ville de Saverne, en date du 1er août 1990.
Déclaration faite à la maison commune de Saverne, département du Bas-Rhin, par-devant l'officier de l'état civil, à onze heures du matin, le seize février mil huit cent dix-huit, de la naissance d'un enfant de sexe féminin, né en légitime mariage, aujourd'hui, seize du mois de février, à deux heures du matin, et nommé Séphora.
Prénom et nom du déclarant : Isaac Goudchaux.
Âgé de vingt-cinq ans, domicilié en cette ville.
Qualité ou profession : négociant.
Père de l'enfant : prénoms, nom, profession et domicile : le déclarant.
Mère de l'enfant : prénoms, nom et domicile : Marie Cerf, épouse du déclarant.
L'accouchement a eu lieu en la maison n°25, quartier Vert, domicile du déclarant.
Premier témoin : prénoms, nom, âge et profession : Simon Cerf, âgé de cinquante et un ans, négociant
Deuxième témoin : prénoms, etc. : Abraham Cahen, âgé de soixante et douze ans, négociant.
Lecture faite, l'officier de l'état civil a signé avec les comparants.
[Signatures]
1831
1831.06.11.Des Fils de Garçon Jacob Goudchaux.Caution
Transcription d'un document conservé aux Archives de Paris - répertoire des sociétés : réf. D32U3, n°13.
N° 401, 11 juin 1831
Allegri cautionne les Fils Goudchaux envers Denain (nul car Allegri n'a pas signé).
Aujourd'hui est comparu idem, le Sieur Allegri, banquier, demeurant à Paris, rue de Vendôme, n°2 (ter), lequel pour satisfaire à un jugement rendu à ce tribunal le 6 mai dernier, enregistré, a dit et déclaré qu'il se rend et constitue, par ces présentes, cautions des Sieurs les Fils de Garçon Jacob Goudchaux, banquiers patentés, demeurant à Paris, rue de Vendôme, n°9, qui ont élu domicile en la demeure du Sieur Bonvallet, huissier à Paris, y sise rue Neuve St Eustache, n°32, envers le Sieur Denain, libraire, demeurant à Paris, rue Vivienne, n°16, afin de suivre l'exécution provisoire nonobstant appel, d'un jugement rendu en ce tribunal le 16 février dernier, enregistré à Paris le 20 avril suivant par [Jouin] qui a reçu 272 francs 91 centimes, portant condamnation contre ledit Sieur Denain au profit desdits Fils G. J. Goudchaux de la somme 6 075 francs 10 centimes de principal pour les causes énoncées audit jugement. Desquelles soumissions (?), le comparant a requis acte à lui à l'instant octroyé pour servir et valoir ce que de raison et signé avec nous greffiers après lecture faite.
1836
1836-1841.De l'Almanach Bottin de Paris, Nancy, Rouen
Relevé des renseignements provenant de l'Almanach Bottin de Paris, Nancy, Rouen
- éditions de 1836 à 1841 -
1836
Adresses de Paris
Goudchaux (les Fils de Garçon-Jacob), banquiers, Vendôme, 9
Goudchaux (Michel), banquier, Vendôme, 9
Goudchaux (Lipmann), banquier, Vendôme, 9
Banquiers
Goudchaux (les Fils de Garçon-Jacob), banquiers, Vendôme, 9 et maison à Nancy
Nancy (banquiers)
Goudchaux (les Fils de Garçon-Jacob), maison à Paris, rue Vendôme, 9
Rouen (articles de la manufacture de Rouen)
Worms, Heuzé et Cie, rue de la Chaîne
1837
Idem
1838
Paris (banquiers)
Goudchaux (les Fils de Garçon-Jacob), banquiers, Vendôme, 9 et maison à Nancy
Le nom de Worms ne figure pas dans le Bottin de Paris.
Rouen (articles de la manufacture de Rouen)
Heuzé Manneville, rue Saint-Gervais, 81
Le nom de Worms ne figure pas dans le Bottin de Rouen.
1839
Goudchaux (idem)
Adresses de Paris
Worms (Hyppolite), Vendôme, 11, Marais
1840
Idem
1841
Adresses de Paris
Worms (Hyppolite), Vendôme, 11, Marais
Banquiers
Goudchaux (les Fils de Garçon-Jacob), 46, rue Laffitte et maison à Nancy
1837
1837.08.15.Entre Hypolite Worms et Séphora Goudchaux.Contrat de mariage
Du 15 août 1837
Timbre royal
Mariage n°238
Délivré une graphie aux futurs époux
Devant Me Benjamin Franklin [Thiriod] et son collègue, notaire, à Nancy.
Ont comparu :
1° - M. Hippolyte [1] Worms, ancien négociant, domicilié à Rouen, département de la Seine Inférieure, fils majeur de M. Lion Worms, rentier, demeurant à Metz, et de feue Dame Géla Lévy, son épouse, stipulant en son nom personnel, avec le consentement et l'assistance de M. son père, d'une part,
2° - Et Melle Séphora Goudchaux, fille mineure de feu M. Isaac Goudchaux, banquier et juge au tribunal de commerce de Nancy, y demeurant, et de Mme Marie Cerf, son épouse ; ladite demoiselle demeurant avec Mme sa mère à Nancy, et stipulant en son nom personnel avec le consentement et l'assistance de cette dernière, d'autre part,
Les comparants étaient encore assistés, savoir :
M. Worms,
1° - de Mme Caroline Worms, épouse de M. Bréal, avocat à Landau, sa soeur,
2° - de Mme Julie Worms, veuve de M. Bing, avoué à la Cour royale de Metz, sa soeur,
3° - de M. Adolphe Worms, son frère, banquier à Metz,
4° - de M. Justin Worms, demeurant aussi à Metz, son cousin,
5° - de Mme Ida Worms, épouse de M. Fleury Worms, demeurant en la même ville, sa cousine,
6° - de M. Edmond Heuzé, négociant à Rouen, son ami,
Et Melle Goudchaux,
1° - de M. Simon Cerf, négociant à Saverne, son aïeul maternel,
2° - de M. Simon Goudchaux, majeur, demeurant à Paris, son frère,
3° - de M. Michel Goudchaux, banquier à Paris, son oncle,
4° - de M. Jules Goudchaux, banquier à Nancy, son oncle,
5° - de M. Lippmann Goudchaux, banquier à Strasbourg, son oncle,
6° - de M. Marc Goudchaux, banquier à Paris, son oncle,
7° - de M. Léon Goudchaux, licencié en droit, demeurant à Paris, son oncle,
8° - de Mme Eugénie-Judith Goudchaux, épouse de M. Samson Loeb Cahn, marchand de fer, demeurant à Strasbourg, sa tante,
9° - de Mme Mélanie Goudchaux, épouse de Isaïe Berr Lippmann, maitre de poste à Verdun, sa tante,
10° - de Mme Flore Goudchaux, veuve de M. Prosper Dalsace, demeurant à Nancy, sa tante,
11° - de M. Lazare Cerf, demeurant à Saverne, son oncle,
12° - de Mme Caroline Berr, sa grand-tante,
13° - de Mme veuve Cerf Berr, sa grand-tante,
14° - de M. Jules Cerf, son cousin,
15° - de M. Hippolyte Abraham, son cousin,
16° - de M. Contal, avoué au Tribunal civil de Nancy, ami,
Ces derniers demeurant à Nancy,
Lesquels ont arrêté, ainsi qu'il suit, les conditions civiles du mariage projeté entre eux.
Article premier
Les futurs époux déclarent adopter le régime de la communauté légale, tel qu'il est établi par le code civil, pour les réserves et les modifications ci-après exprimées.
Article deux
La fortune du futur époux consiste 1° - en ses droits indivis et non encore liquidés dans la succession de Mme sa mère ; 2° - [rajout en marge : moitié qui lui revient dans la société de commerce établie à Rouen sous la raison Worms Heuzé & Compagnie, [dont] le montant [ne] peut être fixé en [ce] moment, attendu [que] cette société est [dissoute] et en liquidation, mais qui s'élève au moins à une valeur de quatre cent cinquante mille francs en créances actives et argents comptants, ce dont il a justifié à la future épouse et à Mme sa mère qui le reconnaissent, et sur laquelle vingt mille francs proviennent d'un don manuel à lui fait par M. son père en l'année 1826.
Article trois
La fortune de la future épouse consiste 1° - en une somme de vingt sept mille cent cinquante cinq francs quarante cinq centimes, provenant d'un don manuel de vingt mille francs qui lui a été fait par feue Mme Minette Bern de Turique, veuve de M. Garçon Jacob Goudchaux, banquier à Nancy, son aïeule paternelle, et des intérêts que cette somme a produits jusqu'à ce jour ; 2° - en une somme de quinze mille francs, provenant aussi d'un don manuel à elle fait par M. Jules Goudchaux, banquier à Nancy, son oncle paternel, lesquelles sommes le futur époux reconnaît être en possession, et il en restera chargé par le seul fait de la célébration du mariage, et 3° - en la moitié d'une maison, sise à Nancy, rue de la Hache, numéro trente-cinq, indivise avec Mme sa mère pour l'autre moitié, et provenant de la succession de M. son père ; 4° - en ses droits mobiliers sur la même succession, lesquels sont constatés sur l'inventaire dressé après le décès de M. Goudchaux, par Me Thiriod, l'un des notaires soussignés, le premier décembre mil huit cent trente-six, et s'élevant à quatre-vingt-dix-neuf mille six cent soixante un francs quatre-vingt-dix centimes, ainsi que cela est établi au compte de tutelle rendu par Mme veuve Goudchaux à M. son fils, seul cohéritier de la future épouse, par acte reçu du même notaire, les vingt-trois juillet dernier et trois août, présent mois.
Mme veuve Goudchaux qui est restée chargée de l'administration des biens de sa fille après le décès de son mari, en qualité de tutrice, a payé et a délivré avant la rédaction des présentes au futur époux qui le reconnaît et lui en donne décharge, une somme de cinquante [rajout en marge : quarante] -sept mille huit cent quarante-quatre francs cinquante-cinq centimes[2], à valoir sur les mêmes droits, en attendant la reddition d'un compte de tutelle qui aura lieu aussitôt qu'elle pourra être régulièrement faite.
Il est observé que, pour son testament olographe, daté à Nancy, le vingt-six janvier, dix-huit cent trente-six, ouvert et déposé le vingt-sept septembre suivant dans les minutes de Me Thiriod, notaire soussigné, M. Goudchaux, père de la future épouse, a légué à sa femme l'usufruit viager des deux tiers de la succession, et lui a en outre conféré les droits d'acquérir pour vingt mille francs la maison, sise à Nancy, rue de la Hache, numéro trente-cinq. En conséquence le futur époux sera tenu de respecter et d'exécuter ces dispositions.
Article quatre
Des biens meubles appartenant en ce moment aux futurs époux, chacun d'eux déclare mettre en communauté une somme de dix mille francs ; le surplus du même bien, ainsi que tous ceux qui pourront leur échoir, pendant le mariage [mot illisible], legs, donations, ou à tout autre titre n'entreront point en communauté et [sont] expressément [mot illisible] à celui des époux qui les possède ou auquel ils écheront.
Article cinq
Le survivant des époux emportera pour préciput et suivant partage de la communauté, la totalité du mobilier qui en fera partie, à la réserve des créances et de l'argent comptant. La future épouse pourra exercer ce droit même en renonçant à la communauté.
Article six
Pour donner à la future épouse un gage de son affection, le futur époux déclare lui faire donation, pour le cas où elle lui survivrait, ce qu'elle accepte, une somme de cent mille francs, une fois payée.
Article sept
La future épouse et ses héritiers en ligne directe ou collatérale, pourront dans les cas du droit, renoncer à la communauté et reprendre tout ce qui y sera entré de son chef, même la mise en communauté. Si c'est la future épouse qui exerce ce droit, elle reprendra en outre le préciput stipulé en l'article cinq.
Pour les cas non prévus ni stipulés aux présentes, les parties déclarent s'en référer aux dispositions du code civil.
Fait et passé à Nancy, au domicile de Mme veuve Goudchaux le quinze août dix huit cent trente sept, et après lecture faite aux parties, elles ont signé avec les notaires et une partie des assistants, tant à cette clôture qu'en marge de la feuille précédente qui compose avec celle-ci le présent acte resté pour minute à Me Thiriod.
[Signatures]
Enregistré à Nancy le dix-huit août 1837, [F11...], reçu cinq francs de droit, à [62...], sur 20.000 francs, montant du don manuel fait au futur par M. son père, présent à l'acte, trois cents francs de droit, à [2%], sur 15.000 francs, montant du don manuel fait à la future par son on oncle, deux francs pour décharge à Mme Goudchaux, cinq francs pour donation éventuelle et quarante-trois francs cinquante centimes pour [mot illisible].
Vu deux renvois et un mot rayé.
[1] L'acte est signé Hypolite Worms.
[2] 47.844,55 francs.
1837.08.16.De l'état civil de Nancy.Acte de mariage de Hypolite Worms et Séphora Goudchaux
Copie de l'acte de mariage entre Hypolite Worms et Séphora Goudchaux, établie par la mairie de Nancy, le 1er octobre 19381.
République française - département de Meurthe-et-Moselle - ville de Nancy
Extrait des registres des actes de l'état civil
Acte de mariage
L'an mil huit cent trente-sept, le seize août à onze heures, devant nous, a comparu publiquement en l'Hôtel de ville Hyppolite Worms, ancien négociant, domicilié à Rouen (Seine inférieure), trente-cinq ans, comme il conste de son acte de naissance, inscrit le huit novembre mil huit cent un, sur les registres de la ville de Metz (Moselle), fils de Léon Worms, rentier, demeurant à Metz, présent et consentant et de défunte Gela Lévy, son épouse,
d'une part, et Séphora Goudchaux, domiciliée avec sa mère en cette ville de Nancy, dix-neuf ans, comme il conste de son acte de naissance inscrit le seize février mil huit cent dix-huit, sur les registres de la ville de Saverne (Bas-Rhin), fille de défunt Isaac Goudchaux, et de Marie Cerf, sa veuve, rentière, demeurant en cette ville, présente et consentante, d'autre part,
[...]
Hyppolite Worms et Séphora Goudchaux ont déclaré l'un après l'autre vouloir se prendre pour époux et nous avons prononcé au nom de la loi qu'ils sont unis par le mariage.
Lecture faite les époux, le père de l'époux, la mère de l'épouse, et les témoins ont signé avec nous, Pierre Nicolas Viriot, adjoint au maire, délégué pour remplir les fonctions d'officier de l'état civil de la ville de Nancy.
Certifié conforme au registre.
Nancy, le premier octobre mil neuf cent trente-huit.
1 Note annexée à l'acte de mariage : Dans un courrier en date du 15 septembre 1938, la Chambre des notaires de Nancy répondit à la Maison Worms & Cie, qui cherchait à obtenir des renseignements sur le contrat de mariage passé entre Hypolite Worms et Séphora Goudchaux, le 15 août 1837, devant Me Thiriot, que les minutes de ce dernier se trouvaient en la possession de Me Munier.
1841
1841.06.23.Des Fils de Garçon Jacob Goudchaux.Acte de société
Document conservé aux Archives de Paris - Répertoire des sociétés : 28 avril 1841 - 4 août 1842 - Réf. D32U3, n°22.
23 juin 1841 (n° 881) :
Dissolution de la société les Fils de G.J. Goudchaux. Enregistré à Paris, le 3 juillet 1841.
Aujourd'hui est comparu au greffe ledit Michel Goudchaux, demeurant à Paris, rue de Provence, n° 41, en conformité des articles 42-43-44 et 46, livre 1, titre 3, du code de commerce. A requis le dépôt et l'affiche de dissolution de société, fait à Nancy sous seing privé le 9 juin et à Paris le 12 juin courant, enregistré à Paris le 21 du même mois par Méllié qui a reçu 7 francs [or] entre le comparant d'une part, la dame Marie Cerf, veuve Marc Goudchaux, le Sieur Jules Goudchaux demeurant à Nancy d'autre part, et ledit Hippolyte Worms demeurant à Paris aussi d'autre part, lesquels dépôt et affiche à la salle d'audience à l'instant fait. Il a été, auxdits comparants, donné acte pour servir et valoir ce que de raison. Restera ledit acte pour minute au greffe de ce tribunal et a ledit comparant signé avec nous, greffiers après lecture.
[NB : Marc et Isaac Goudchaux sont semble-t-il la même personne.]
1842
1842.11.12.A Ch. Ballet.Paris
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".12 novembre 1842Monsieur ["Ch" rajouté au crayon] BalletPrés (rature) à ParisJe viens, Monsieur, vous rappeler les conventions verbales qui ont été consenties entre vous et moi.Vous prenez l'engagement de donner tous vos soins à un établissement de commerce de charbon de terre que j'ai l'intention de fonder à la Villette, vous serez chargé principalement des achats et des placements ; je devrai vous procurer tous les moyens nécessaires pour faire des achats en Belgique aux conditions les plus avantageuses ; à cet effet j'aurai soin de tenir prêts les capitaux qui devront servir à acquitter immédiatement les factures que vous m'adresserez accompagnées des lettres de voitures du chargement ; j'aurai aussi à mettre à votre disposition les avances que l'on est dans l'habitude de faire aux bateliers sur le prix de leur fret. Tous les frais nécessaires à ce genre d'affaire soit loyer de chantier, contribution, traitement d'employés, frais de voyage et autres frais ayant trait à cette exploitation figureront au compte de frais généraux ; au 31 décembre de chaque année il sera fait un inventaire exact des marchandises en magasin et des créances et après déduction des frais généraux et intérêts des fonds que j'aurai versé dans l'exploitation vous aurez droit à un tiers dans les bénéfices comme aussi vous participerez pour un tiers dans le montant des pertes, vous voudrez bien pour la bonne règle me dire si nous sommes d'accord.
1842.11.14.A Ch. Ballet.Douai
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".14 novembre 1842Monsieur Ch. BalletPoste restante - DouaiVous trouverez ci-joint une lettre pour M. V. [Cailliau] à Valenciennes ; je vous accrédite près de cette Maison pour une somme de 30.000 francs ; si vous faites immédiatement des achats en Belgique, vous pouvez disposer [sur] cette maison en mandats à 4 jours de date mais vous m'en donnerez avis et en me remettant directement la lettre de voiture ; sitôt que ce crédit aura été épuisé j'aurai soin de vous le renouveler.
1842.11.14.A V. Cailliau.Valenciennes.01
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".14 novembre 1842Monsieur Calliau [également orthographié : V. Cailliau]ValenciennesJ'ai chargé M. Ch. Ballet de faire des achats en charbon de terre pour mon compte à Charleroy et à Mons. II se présentera chez vous, Monsieur, muni d'une lettre d'introduction et qui l'accrédite près de vous pour une somme de trente mille francs ; M. Ballet ne disposera de ce crédit au fur et à mesure de ses achats qu'en décembre et janvier ; il en disposera en mandats sur votre Caisse à quatre jours de date et j'aurai soin avant qu'ils ne vous soient présentés de vous en donner avis en vous autorisant à les acquitter au débit du compte de MM. les Fils de G.-J. Goudchaux, mes anciens associés ; vous trouverez inclus une lettre de cette maison qui vous autorise à ces payements, ci bas la signature de M. Ballet.
1842.11.14.A V. Cailliau.Valenciennes.02
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846 NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".14 novembre 1842Monsieur Calliau [également orthographié : V. Cailliau]ValenciennesLa présente vous sera remise par M. Ch. Ballet, ancien Capitaine d'Artillerie ; j'ai autorisé M. Ballet à faire des achats en charbon de terre pour mon compte en Belgique. Je viens vous le recommander d'une manière toute particulière et je vous prie de lui rendre tous les services qu'il pourra réclamer de votre obligeance ; je l'accrédite près de vous pour une somme de trente mille francs dont il disposera au fur et à mesure de ses besoins et mandats sur votre caisse que je vous serai obligé [d'acquitter] conformément au contenu de la lettre que je vous ai écrite ce jour et qui vous parviendra directement. Je vous remercie par avance de ce que vous ferez pour mon recommandé.
1842.12.20.De Rose, Siméon, Julie, Caroline et Adolphe Worms.A Hypolite Worms.Procuration.Original
Original (archives privées) - procuration.[Extrait]20 décembre 1842Par devant Me Goujeon et son collègue notaire à la résidence de Mets, soussignés,Furent présents :Madame Rose Worms, rentière, veuve de M. Goudchaux,Monsieur Siméon Worms, ancien négociant,Madame Julie Worms, rentière, veuve de Monsieur Charles Bing,Agissant tant en son nom personnel qu'au nom et comme mandataire de Madame Caroline Worms, veuve de Monsieur Auguste Bréal, en son vivant avocat-avoué à Landau, où ladite Dame veuve Bréal demeure, aux termes de la procuration de cette dernière passée devant Me [...] et son collègue notaire à Wissembourg (Bas-Rhin) le trente et un janvier 1840, et dont le brevet original dûment enregistré et légalisé, est demeuré annexé à la minute d'une procuration passée devant ledit Me Goujeon, l'un des notaires soussignés le dix huit février 1840,Et Monsieur Adolphe Worms, banquier,Tous les comparants demeurant à MetzLesquels constituent pour leur mandataire général et spécial, Monsieur Hypolite Worms, banquier, demeurant à Paris, rue Laffitte, n°46Auquel ils donnent en leurs noms pouvoir de toucher et recevoir de la succession bénéficiaire de Monsieur Gallard Béarn de Brassac (rajout en marge : Les parties et portions revenant aux comparants et à la mandante de Madame Bing dans la somme de douze milles francs due par ladite succession bénéficiant à la succession) de feu Monsieur Hayem Worms dont Mesdames Bing et Bréal, Messieurs Adolphe et Hypolite Worms susdits, à la représentation de M. Lion Worms, leur père, décédé, ancien négociant à Metz, et Madame Goudchaux et M. Siméon Worms sont héritiers pour partie et aux bénéfices d'inventaire.[...]
1842.12.23.A Ch. Ballet.Valenciennes
Origine : Cahier de correspondance, daté du 28 septembre 1842 au 14 juin 1846NB. Deux pages de ce document, malheureusement égaré, sont reproduites en page 13 du livre Un Centenaire - 1848-1948 - Worms & Cie. Elles sont accompagnées de la légende suivante : "Le plus ancien document d'archives de la Maison : correspondance commerciale d'Hypolite Worms en 1842. Le troisième texte, page de droite, se rapporte à sa première affaire de charbons de terre".23 décembre 1842Monsieur Ch. BalletValenciennesA mon arrivée ici j'ai trouvé la lettre que vous m'avez adressée le 17 courant ; comme je vous l'ai dit verbalement vous pouvez traiter des charbons de la Caillette dont vous me parlez, tout en vous recommandant de nouveau d'être réservé dans vos achats jusqu'à ce que nous ayons écoulé une partie de ceux à recevoir à Sauwarten ; je ne vous dissimulerai que je suis un peu effrayé de l'importance de ce marché puisque d'ici au 1er juillet prochain il nous mettra en avance en y comprenant le prix des frets d'une somme qui dépassera F. 600.000 et mon intention en débutant dans une affaire où jusqu'alors nous n'avons aucun débouché assuré, n'était pas de donner une importance aussi forte à nos achats ; et je ne me suis décidé que par l'assurance bien formelle que vous m'avez donnée que cette affaire était tellement avantageuse que vous n'étiez nullement embarrassé des placements ; aussi, tenons-nous en là jusqu'à ce que nous ayons opéré quelques placements importants, puis ensuite vous pourrez continuer. En attendant, ajournez tout achat et si pour mélanger vos charbons de la Caillette il vous fallait faire de nouveaux achats, attendez votre arrivée ici. J'espère que vous aurez eu la visite de M. [mot rayé] et que vous aurez réussi à lui faire une affaire importante ; ne soyez pas trop exigeant pour les prix et si ses conditions de payement vous conviennent vous pouvez lui céder une partie de vos achats à des prix modérés qui vous laisseront un bénéfice honnête.Je vous fais ouvrir par le courrier de ce jour un nouveau crédit de F. 30.000 chez M. V. Calliau à Valenciennes ; cette somme avec le complément de ce que vous avez à prendre chez lui pour épuiser l'ancien crédit devra vous suffire à payer les avances de fret pour l'opération de M. de Chalons ; je vous fais aussi ouvrir un crédit de F. 30.000 chez M. Cassel & Cie Banquiers à Bruxelles. Vous en userez pour les premiers besoins qui vous surviendront, il suffira de vous présenter chez eux, j'ai fait adresser votre signature et vous pourrez vous entendre avec eux pour que vous n'ayez pas besoin chaque fois de venir toucher en personne ; sur votre demande ils vous feront passer des espèces. Quant au payement des charbons il suffira que vous remettiez à M. de Chertemps un mandat à deux jours de vue, sur moi payable à Paris que j'acquitterai immédiatement. Il sera bien qu'il vous remette facture au fur et a mesure de l'expédition des bateaux. Vous vous ferez acquitter en facture contre un mandat sur moi soldant par net appoint chaque facture ; de cette manière la comptabilité sera plus facile et nous resterons dans nos conventions avec M. de Chertemps. J'attends par prochain courrier le duplicata des lettres voiture ; vous aurez soin de me dire si vous avez adressé les factures à M. de Chalons afin que je puisse me présenter chez lui pour m'entendre sur le mode de règlement et lui délivrer le duplicata des lettres de voiture [mot rayé] au fur et a mesure de l'expédition d'un ou plusieurs bateaux ; adressez les factures afin que je puisse régler avec lui chaque expédition si les propositions que MM. de Sauwarten doivent vous faire pour surveiller leur opération, devaient vous prendre votre temps et vous empêcher de vous livrer complètement à nos affaires, je vous engagerai à renoncer à un pareil arrangement qui ne pourrait compenser en aucune manière ce que vous perdriez d'un autre côté par suite de la surveillance que vous seriez forcé d'apporter aux affaires de la Compagnie. Je vous retourne ci-inclus la quittance de MM. Brichart Frères. Au fur et à mesure de l'expédition des factures de M. de Chalons, remettez-m'en le chiffre sans déduction des 3% d'escompte aussitôt que je me serai entendu avec lui, je vous écrirai pour vous désigner la Maison de banque qu'il m'aura indiqué, et sur laquelle vous devrez faire traite pour le montant de vos expéditions et pour le prix des avances de douane et frets.
1843
1843.12.12.De Me Merk.Karlsruhe.Procuration de Alphonse Worms à Hypolite Worms.Original
Original (archives privées) - procuration
Par-devant, moi, Édouard Merk, notaire à Karlsruhe
Fut présent, M. Alphonse Worms, héritier bénéficiaire demeurant à Karlsruhe, grand-duché de Baden, lequel a constitué pour son mandataire M. Hypolite Worms, banquier à Paris, auquel il donne pouvoir de pour lui et en son nom, approuver toutes les opérations qui ont été faites par les syndics de créanciers unis de feu M. Alexandre Guillaume Gallard Béarn de Brassac, en son vivant maréchal de camp pour arriver au recouvrement de toutes les sommes dues aux créanciers dudit Sieur comte de Brassac dénommés dans le contrat d'union passé devant Me Chaudot, notaire à Paris, le 10 janvier 1793 ; concourir à la répartition qui doit être faite incessamment par lesdits syndics de toutes les sommes qu'elles ont touchées tant de M. le comte de Brassac que de ses héritiers et représentants, présenter dans cette répartition tous dires et observations, toucher et recevoir des syndics de ladite union ou de tous autres qu'il appartiendra le dividende qui sera attribué à la comparante à raison d'une créance de 12.000 F, montant en principal d'une obligation souscrite par M. le feu Sieur Alexandre Guillaume Gallard Béarn de Brassac au profit dudit sieur Worms suivant acte reçu par Me Maupas, notaire à Paris, le 16 février 1785 ; toucher et recevoir également les intérêts de ladite obligation échue et à échoir depuis l'époque qu'ils sont dus ; consentir au besoin toutes remises, donner toutes quittances définitives et pour solde, traiter et transiger, compromettre relativement au remboursement de ladite obligation ; de toutes sommes reçues donner quittance, remettre tous titres et pièces, consentir mentions et subrogations sans garantie, faire mainlevée et consentir la radiation de toutes inscriptions, saisies, oppositions et autres empêchements quelconques, se désister de tous privilèges et actions résolutoires, le tout avant ou après paiement, se désister également de l'effet de toutes poursuites dirigées tant contre ledit sieur comte de Brassac que contre les héritiers et représentants ainsi que de l'effet de tous jugements obtenus, donner au besoin tous acquiescements aux effets ci-dessus, passer et signer tous actes, élire domicile, substituer et généralement faire ce qui sera nécessaire promettant l'avouer.
La présente a été faite et lue en mon étude, en présence du mandataire et des témoins qui ont signé avec nous.
Karlsruhe, le 12 décembre 1843.
[Signé] Alphonse Worms
1846
1846.05.19.A M. Delahaute - chemin de fer d'Orléans
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 478
[Rajout à la main :] 1ère lettre reportée aux copies de lettres.
Paris, le 19 mai 1846
Monsieur Delahaute
Chef de la division d'exploitation du chemin de fer d'Orléans
Monsieur,
Je viens répondre à la lettre que vous avez écrite à la Société plâtrière au sujet des transports effectués pour mon compte dans le mois d'avril dernier.
Et d'abord, Monsieur, je ne puis accepter un compte fait au nom de la Société plâtrière, quand c'est moi qui opère et qui ai à vous solder le montant dudit compte. Vous savez du reste que la cession qui m'a été faite par la Société plâtrière, est acceptée par vous et que, si jusque ici, je n'ai pu obtenir la régularisation de cette cession de votre part, cela n'a pas tenu à votre volonté, mais simplement à votre bureau du contentieux. Je suis tout prêt à vous payer mais vous trouverez juste qu'avant d'effectuer ce paiement, il soit bien arrêté que c'est avec moi que vous traitez et non plus avec la Société plâtrière.
Ceci posé, j'ai l'honneur de vous remettre, en réponse à votre compte, mon redressement constatant que vous n'avez transporté pour moi dans le mois d'avril que 17.418 sacs de 30 litres l'un ou de 30 kilos, soit 522.550 kilos à 12 F les 0/00 k. F. 6.270,60 au lieu de 6.604,40 que vous me réclamez.
Pour vous édifier sur le poids de 522.550 k. que je déclare, vous pourrez vous adresser soit à Monsieur de Perseval soit à M. Quevillon d'Orléans qui vous diront que, non seulement ils ont pesé séparément bon nombre de sacs, sans trouver plus de 30 k. l'un, toile comprise, mais encore, qu'ayant récapitulé sur mon registre l'entrée générale du mois d'avril pour la comparer avec la sortie générale dudit mois, ils n'ont trouvé que le poids déjà énoncé de 30 k. par sac. Or s'il était vrai que les sacs pesassent plus que ma déclaration, ma sortie de vente devrait être plus forte que mon entrée et c'est ce qui n'existe pas.
Je tiens donc à votre disposition les F 6.270,60 que je vous prie d'accepter en attendant que vous ayez prie vos informations.
Veuillez agréer, Monsieur, l'assurance de ma considération distinguée.
Hte Worms
1846.05.23.Au chemin de fer de Paris à Bordeaux
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 476Paris, le 23 mai 1846Messieurs les membres du conseil d'administrationdu chemin de fer de Paris à BordeauxMessieurs,Nous venons vous faire la proposition de traiter, au nom de M. Hte Worms de Paris, du transport de 10.000 tonnes, par année, de plâtre fabriqué ou en pierre, devant s'échelonner par votre ligne de fer d'Orléans à Tours.Le maximum du prix que comporte cette matière, comme transport, est de 4c par tonne et par kilomètre et c'est à ces conditions que M. Worms désirerait traiter avec vous pour 3 années. Comme réflexion, nous avons l'honneur de vous dire que le plâtre est un des éléments les plus actifs de la Marine de la Loire à la descente. Priver la Marine de ces transports c'est tout naturellement l'amener à renoncer à celui de remonte qu'elle effectue ou tout au moins le lui rendre difficile, puisque sans plâtre, c'est à dire sans recettes à la descente elle devra prendre tous ses frais dans les seules marchandises de remonte. Ainsi et bien que les plâtres puissent se transporter par eau à 2 F 1/2 dans la distance d'Orléans à Tours, en acceptant la proposition de M. Worms vous auriez ce double avantage de percevoir immédiatement de bonnes recettes et de prendre les moyens les plus efficaces pour détruire la Marine.Du reste ce transport s'effectuerait par les wagons qui nécessairement retourneraient à vide d'Orléans aux diverses stations jusqu'à Tours et c'est encore un point essentiel sur lequel nous appelons votre attention pour l'abaissement de votre tarif.Enfin un semblable traité est proposé par M. Worms à la Compagnie d'Orléans et bien que sa position, s'il nous est permis de le dire, soit meilleure que la votre au point de vue de la concurrence que la marine peut lui faire, tout porte à croire que ce traité sera conclu à des conditions proportionnellement inférieures à celles qui vous sont offertes.Nous attendons donc, Messieurs, une réponse à la présente dans le plus bref délai afin d'en informer à M. Worms pour qu'il prenne ses mesures en conséquence.Agréer, Messieurs, nos salutations distinguées.[Signature]
1846.06.09.A M. Baner - Chemin de fer de Paris à Orléans
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 – du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 – page 469
Paris, le 9 juin 1846
Monsieur Baner
Directeur du chemin de fer de Paris à Orléans
Monsieur,
Par la lettre que vous avez bien voulu écrire à Messieurs L[...] Cruzel & Cie le 6 courant, en réponse à la proposition que je les avais chargés de vous faire [pour le] transport de 15.000 tonnes de plâtre pour Orléans ou pour au-delà, vous établissez que ces conditions proposées ont été acceptées par votre Conseil et que vous êtes prêts, sauf les mesures de détail à prendre avec M. Delahaute, à commencer le transport de mes plâtres à 7 F par 1.[-]00 k.
Je viens vous dire, Monsieur, que nous sommes d'accord et que d'ici à très peu de jours, c'est à dire quand je serai définitivement d'accord avec le chemin de Bordeaux, je commencerai l'exécution du marché des 15.000 tonnes proposées.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées.
[Signature]
1846.07.09.De Hte Dauriac.A Siroux.Orléans.Original
Origine : Double original extrait du copie de lettres à la presse n°1 du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 Ce 9 juillet 1846Monsieur SiriouxA OrléansJ'ai sous les yeux votre lettre du [8] courant à laquelle je m'empresse de répondre.Vous accusez réception à 300 sacs plâtre fin contenus dans les wagons n°96, 111, 326. D'après le bulletin d'expédition que vous devez avoir en votre possession, vous avez remarqué sans aucun doute que je vous ai expédié le même jour et même convoi 400 sacs. Il existerait donc une différence de 100 sacs que vous auriez à réclamer à la Compagnie et qui étaient contenus dans le wagon n°386. Vous voudrez bien me dire en réponse comme il a pu se faire que l'on ne vous ait livré que 300 sacs au lieu de 400 et comment l'on ne vous a point remis à leur arrivée les bulletins d'expédition, qui ont été confiés ici au chef de départ bien avant que le convoi ne fût prêt à partir.Je vous enverrai demain matin par le convoi de 10 heures et demi du matin la plus grande quantité de plâtre que j'aurai à ma disposition.[Vérifiez] la rentrée des sacs vides afin de m'en envoyer ; c'est le seul moyen de ne pas vous trouver au dépourvu de plâtre, car comme je vous l'ai observé par ma lettre du 8 courant, le manque de sacs vides me prive de vous fournir des plâtres.Veuillez me renvoyer, conformément aux instructions que je vous ai données par ma lettre du 8, les 100 sacs vides que vous me devez. Il faut que ces sacs soient sans marques et que vous mettiez sur la lettre, qui m'annoncera la remise à la Compagnie (ces 100 sacs vous appartiennent). Vous voudrez bien mettre la même observation sur un morceau de papier que vous attacherez aux paquets afin que je vous crédite de leur montant.J'ai l'honneur de vous saluer.P. H. WormsDauriac
1846.09.10.A M. Sébastien.Orléans
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 343Paris, le 10 septembre 1846Monsieur SébastienOrléansMonsieur,Monsieur [Monier] aura l'avantage de vous voir demain. Si vous pouviez le faire rencontrer avec Messieurs Faucheux Siroux Père et Fils, vous pourriez attaquer tout ensemble la question des plâtriers d'Orléans.Vous vous plaignez que vous n'avez rien à faire. Cette plainte est au moins étrange. II n'est pas de jour où vous ne puissiez bien employer votre temps si vous le vouliez bien. D'abord en aidant Siroux, en second lieu en aidant Thauvin et surtout Poisson, qui ne bougent pas, en troisième lieu, en vous occupant de la localité de Blois, en quatrième lieu, en vous occupant d'Amboise et des environs, en cinquième lieu enfin, en aidant Messieurs Monsnergue à Tours, dans tous les endroits il y a beaucoup à faire, et il ne suffit pas d'y aller et de s'en revenir pour ne plus y retourner, mais il faut s'y tenir d'une manière permanente, journalière, je ne puis entrer ici dans tous les détails. Ce que vous avez à faire est tout un système qu'il faut créer, suivre et maintenir, et si vous ne le voyez pas ce n'est pas ma faute. II me serait agréable, croyez le bien, d'avoir quelqu'un sur route qui me tiendrait bien au courant des efforts qu'il ferait pour agrandir mon affaire, qui m'indiquerait les moyens de cet agrandissement, me donnerait ses idées, qui fût enfin journellement ce que quelque fois j'ai fait de temps à autres.Voilà, Monsieur, ce que je désirerais trouver en vous. Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées.P. Hte Worms, signé [illisible]
1846.10.10.A Edouard Monsnergue.Blois
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 292Paris, le 10 octobre 1846Monsieur Édouard MonsnergueBloisMonsieur,Comme la Compagnie de Bordeaux ne peut pas encore m'assigner à Tours un emplacement définitif elle a consenti à m'autoriser à construire un dépôt provisoire attenant à la gare des marchandises. Seulement au lieu de placer la prolongation à l'extrémité de la gare des marchandises, c'est au bout de cette gare, près des grues des diligences ou des voitures de roulage, qu'il faut que le dépôt soit placé. En un mot la prolongation doit avoir lieu du coté des grands bâtiments de l'Administration et non par au bout opposé de la gare des marchandises.Ne tardez donc pas à m'envoyer ce devis, et qu'il soit le plus économique possible.L'emplacement du dépôt de Blois sera fixé définitivement d'ici à 8 jours, j'en fais part à la Société Monsnergue Joulin Hue.P. Hte Worms, signé [illisible]
1846.10.10.A M. Monier.La Villette
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 292Paris, le 10 octobre 1846Monsieur MonierLa VilletteMonsieur,Je reçois par acte extrajudiciaire, demande du préjudice que le défaut de plâtre occasionne à Messieurs Monsnergue Iselin et Hue de Blois. Comme leur demande est parfaitement fondée, puis que depuis plus de quinze jours que vous ne me fournissez pas de plâtre, je les en laisse manquer, je n'ai rien à leur répondre si ce n'est que j'acquiesce en principe à leur demande de dommages intérêts sauf à les leur régler plus tard, après nous en être entendu.Je crois inutile par les rapports d'affaires et d'amitié qui nous unissent de vous signifier judiciairement l'acte extrajudiciaire dont il est question, mais prenez note Monsieur que j'entends être relevé par vous des dommages auxquels je serai condamné vis à vis de Messieurs Monsnergue Iselin et Hue, parce qu'en définitive si je les ai laissés manquer de plâtres c'est que vous ne m'en avez pas fourni malgré mes demandes réitérées.Veuillez recevoir, Monsieur, mes salutations empressées.Hte Worms
1846.10.21.De Hte Dauriac.Ivry.A M. Poisson.Beaugency
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 -
Gare d'Ivry, ce 21 octobre 1846
Monsieur Poisson
à Beaugency
Monsieur,
J'ai remis aujourd'hui à la Compagnie du chemin de Fer de Bordeaux 200 sacs de plâtre fin qui sont contenus dans les wagons n° F 20 et K 2. Je vous remets ci-inclus la facture veuillez me donner crédit de conformité.
Le plâtre que je vous envoie ne laisse rien à désirer, la qualité en est excellente ; s'il n'est pas aussi blanc que vous le désireriez, c'est que je vous l'expédie dès qu'il est fabriqué, et vous n'ignorez pas que le plâtre perd de sa blancheur quant au coup d'oeil, si on ne l'emploie froid, ce qui ne peut-être qu'après huit à dix jours de sa fabrication.
Dès que vous m'enverrez des toiles je vous enverrai du plâtre cru.
Je vous salue.
Voilà, Monsieur, ce que je désirerais trouver en vous. Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations empressées.
P. Hte Worms
Dauriac
1846.12.14.A M. d'Artenne.Paris
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 -
14 décembre 1846
Monsieur d'Artenne
Paris
Monsieur,
II est bien entendu entre nous, que la demande en concession que j'ai formée auprès de Monsieur le ministre de la Guerre pour la mine de plomb de Maden-El Haman [Des...], province de Constantine, cercle de Ghelma nous est commune. Dès que cette concession m'aura été accordée je la ferai reconnaître par des hommes compétents et s'il y a lieu je ferai à MM. Risques & Pivels les avances nécessaires pour son exploitation. En considération de ce qu'elle m'a été signalée par vous, Monsieur, le bénéfice net sera partagé également entre vous et moi. II demeure entendu aussi que l'organisation de l'affaire m'appartiendra et que si je crois devoir pour lui donner du développement y intéresser des personnes pour une part dans les résultats, cette part sera prélevée par moitié sur la votre et sur la mienne.
1847
1847.01.07.A M. Vouzelle Poijet.Angerville
Origine : Copie de lettres à la presse n°1 - du 19 mai 1846 au 17 mars 1847 - page 130
Paris, le 7 janvier 1847
Monsieur Vouzelle Poijet
Angerville (Seine-et-Oise)
Monsieur,
Vous avez écrit à M. Monier, propriétaire de l'exploitation des Carrières du Centre, s'il pouvait vous fournir du plâtre ordinaire au prix de 14 F rendu à la gare d'Ivry.Concessionnaire des plâtres de ladite Carrière, en ce qui touche les livraisons sur la ligne d'Orléans, M. Monier m'a remis votre lettre pour que j'aie à y répondre.En conséquence, je viens vous dire, Monsieur, que je suis prêt à vous fournir le plâtre dont vous pourrez avoir besoin, mais comme il y a quelques dispositions à prendre, je vous serai reconnaissant de venir vous en entendre à Paris avec moi. Ce voyage est peu important et il pourra être plus utile pour les relations à venir.Je vous attendrai donc, soit à mon domicile, rue Laffitte, n°46, ou chez Messieurs Lemort Cruzel & Cie, rue neuve de la Fidélité, n°7, quand vous voudrez, seulement ayez le soin de m'écrire à l'avance pour me faire connaître le jour où vous vous rendrez à Paris.
Agréez Monsieur, mes salutations empressées.
P. Hte Worms
Cruzel